11/08/2014

Sur vos écrans en 1969

EDITORIAL :

Souvenirs en vrac de 1969

Par Fred MJG

manuitchezmaud00.jpgGainsbarre et son Gainsborough eurent beau, entre deux nanards, susurrer à nos tympans 69 année érotique, ce que l'on entendit sur l'écran cette année là fut surtout le bruit des balles qui sifflèrent de l'aube italienne au crépuscule américano-mexicain ; de la naissance d'une nation — où Sergio Leone règle ironiquement un compte avec Ford en offrant un contre-emploi à Henry Fonda (quoique le vieux John avait déjà égratigné la rigueur schizophrène du héros de My darling Clementine) et à Woody Strode, impeccable Sergent noir, qui est bien le seul à pouvoir tirer son coup avant d'expirer — au No country for old men made in Peckinpah, où des outlaws fatigués s’envoient en l'air en un suicide collectif plein de bruit et de fureur qui, on le sait depuis Willy et Robert Ryan approuve ce message, ne signifient jamais rien. Il était donc naturel pour moi que Il était une fois dans l'Ouest et La horde sauvage se retrouvent au sommet, comme les deux faces d'une même médaille passablement égratignée par le temps. Il y eut effectivement l'idée d'un grand pays et ça s'est finit dans le boudin. Comme d'habitude, diront les cyniques. Assurément, répond Zoom Arrière qui flanque derechef une pâtée aux cow-boys !
Au vu du résultat final, et malgré donc les tentatives de séduction de Sergio et Sam, je suis bien obligée de reconnaître que les garçons m'épateront toujours. Franchement ! Comment peut-on préférer Françoise Fabian à Claudia Cardinale ?! Est-ce que je préfère Trintignant à Bronson moi ?... OK ce n'est pas le meilleur exemple. Mais avec tous ces gars me suis-je dit in petto, la poudre va parler ! Et ben non. Par contre, ça cause, mais ça cause. Et puis ça s'observe, se jauge et se mesure. Bande de romantiques va !

J 'ai bien le plaisir de "signer" cet édito de ce mois-ci et comme le taulier, avouons-le, est d'une élasticité à toute épreuve, j'y écris donc des conneries ce que je veux. N'ayant guère la fibre historienne, je ne vais pas pérorer sur l'aventure du cinéma en 1969 mais bien plutôt m'inspirer de la litanie du souvenir de ce cher Georges Pérec (Que ses mânes veuillent bien me pardonner) et agrémenter le machin de quelques images, parce que lire c'est bien, mais mater c'est mieux.

Je me souviens qu'en regardant la liste des films sortis en 1969, je me suis dit qu'il allait nous falloir désormais deux bons mois pour dépiauter les fantastiques années 70 à venir mais qu'Edouard ne semble pas être d'accord. (Note à moi-même : songer à revenir à la charge l'année prochaine).
Je me souviens qu’après avoir découvert Michel Polnareff, je n'ai jamais pu depuis regarder le combat de Jack Elam avec une mouche à l'ouverture d'Il était une fois dans l'Ouest sans fredonner sa ritournelle (Même pas honte). Par contre, je n'ai jamais été tenté par l'harmonica.
Je me souviens qu'en m'amusant à évoquer quelques plaisantes affaires avec Jean-Louis, Tomás et Maurice, je me suis surprise à vouloir buller Ma nuit chez Maud, puisque connaissant depuis 1945 le sacré gang qui opère ici, seul Eric Rohmer me paraissait être l'homme à abattre...

© Les films de la Pléïade

© Les films de la Pléïade

Et pourtant, je me souviens que la 1ère fois que j'ai vu les jeux pervers mais courtois de l'amour et du hasard du "grand Momo", j'ai songé avec mes copines d'alors — et entre deux westerns italiens — que "la purée de notre mère, c'est chiant comme la muerte ce truc". L'ayant revu quelques années après, à l'âge de raison, j'ai trouvé ma foi que Jean-Louis Trintignant aurait pu magnifiquement interpréter le chat du Cheshire, avec son sourire flottant toujours sur les contre-champs offerts à Françoise Fabian et que la Maud, finalement, en avait dans la culotte. Un must donc, même si on n'y rit pas autant que devant Pauline à la plage.
Je me souviens que bientôt Claude Chabrol (2 films dans le top 20) et son air goguenard coifferaient au poteau de mes préférences ces deux frères ennemis de Godard/Truffaut parce que bon sang ! il avait toujours l'air d'être sur une dernière bonne blague tandis que Rohmer paraissait si profond et que les deux autres se prenaient tant au sérieux.
Je me souviens du Oh la la de Maurice Ronet en découvrant le mari de La femme infidèle (belle performance sur Zoom arrière) sur le pas de sa porte. Dans ce Oh la la, toute la détresse du séducteur velléitaire qui ne choisit des femmes mariées qu'en vue de ne pas trop encombrer sa sphère privée. Raté ! D'ailleurs, ce brave Maurice semblait condamné aux destins tragiques et cette manie d'expirer bien avant que les films ne s'achèvent tenait de l'injustice. Car de Plein soleil à La piscine, il faut bien reconnaître que Delon est beau certes, mais que Ronet est trop cool.

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Je me souviens que bientôt les gialli allaient envahir les programmes de L'Olympia, cinéma de quartier de Casablanca avec un double programme le samedi soir, mais que je ne verrais L'adorable corps de Deborah que bien après ceux de Barbara Bouchet et de Marina Malfatti.
Je me souviens n'avoir strictement compris à La nuit du lendemain mais que ça n'avait aucune importance parce que Marlon en blonde y est beau comme un camion.
Je me souviens de Bernadette Lafont en roue libre et si drolatique dans La fiancée du pirate mais avoir bien regretté néanmoins qu'il n'y ait eu aucun corsaire à l'horizon.
Je me souviens, même si je n'ai pas d'oreille, que l'Italie c'était Vivaldi et Nino Rota, mais qu'en 1969, le maestro stakhanoviste qui règnerait bientôt en maître incontesté s'appelait Ennio Morricone (plus d'une vingtaine de bandes originales à son actif en 1969, dont une pour notre Henri Verneuil national qui fit de Gabin et Porel des siciliens... Oui, bon, si on ne peut plus rigoler maintenant).
Je me souviens que Colorado est sorti sous le titre Le grand duel et que quelques années après, quand est sorti Le grand duel, à nouveau avec l'infernal Lee Van Cleef qui cachetonnait comme un foufou, on n'y comprit que pouic. Par contre, on ne peut confondre les bandes originales, Morricone pour Sergio Sollima, et Luis Bacalov pour Giancarlo Santi (et QT, mais ceci est une autre histoire).
Je me souviens avoir découvert Le grand inquisiteur sur le tard et avoir versé des larmes de frustration en apprenant que le génial Michael Reeves était mort en 1969, à 25 ans, après n'avoir réalisé que 3 films.
Je me souviens que je n'avais pas trop compris à quel jeu étrange pouvaient bien jouer Robert et Mia dans Cérémonie secrète, mais que vu la tête des parents, l'affaire méritait d'être creusée.
Je me souviens avoir découvert Gunga Din de George Stevens après The party de Blake Edwards et avoir décidé qu'en matière de cinglé, face à Peter Sellers, Sam Jaffe pouvait aller se rhabiller.
Je me souviens que ces années là, si Jean Louis Trintignant et Tomás Milián se partageaient souvent les écrans, quelques beaux visages leur faisaient parfois de l'ombre. Terence, Michael, Lou, Steve, Jim, Gérard, merci de nous avoir fait tant rêver !
Je me souviens de l'insolente beauté de Mimsy Farmer que je trouvais bien plus séduisante (et vénéneuse) que Brigitte Bardot.
Je me souviens que les copains rêvaient plutôt de Raquel, de Claudia, de Catherine et surtout de l'affolante Romy sans laquelle on aurait depuis bien longtemps oublié qu’on avait piscine (Le film de Jacques Deray aurait, rien que pour elle, mérité 3 étoiles si Claude Sautet ne s'apprêtait pas à magnifier sa beauté dans les années qui viennent).

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Je me souviens n'avoir vu Easy rider qu'une fois adolescente, mais que le sourire de Jack Nicholson ne m'a jamais abandonné. Je me souviens du Grand silence et de ce malfaisant de Klaus Kinski et j'ignorais alors qu'une fin alternative avait été tournée. Après l'avoir vue, malgré le sourire de Trintignant, j'ai songé que le tragique parfum qui baigne le film — cette musique ! rhâââââââ — ne m'aurait pas autant marqué sans le massacre final et que parfois, il faut savoir flinguer ses héros, quoiqu'il en coûte au box-office.
Je me souviens du dentier de Christopher Lee et du masque de Vincent Price.
Je me souviens que Peter Cushing me flanquait les jetons et que la notion de "bon" et de "méchant" disparaissait aisément dès qu'il apparaissait.
Je me souviens toujours avec tendresse du Festival International de Paris du Film Fantastique et de Science-Fiction où j'ai (re)découvert tant de films de la Hammer.
Je me souviens avoir vu tous les films de Boetticher avec Randolph Scott et qu'au bout d'un moment, je ne savais plus quelle scène appartenait à quel film mais que finalement, ça n'avait aucune importance.
Je me souviens que devant Porcherie, je me suis longtemps demandé si c'était du lard ou du cochon.
Je me souviens avoir rigolé comme une fofolle devant Les chasseurs de scalps mais que les bras m'en sont tombés lorsque quelques années plus tard j'appris que Shelley Winters avait connu bibliquement Burt Lancaster dans les coulisses. Sacrée Shelley !
Je me souviens que Jacques Brel était un bon acteur et que je n'aurais pas dit non s'il avait été mon oncle.
Je me souviens n'avoir découvert Glauber Rocha qu'une fois arrivée à Paris. Et que je ne découvrirais les films de Bo Widerberg que bien après ceux d'Ingmar Bergman.
Je me souviens que la seule phrase de dialogue d'Enfants de salauds qui soit restée à jamais gravée dans ma mémoire est : Quel petit malin, à lui seul il a réussi à nous encercler (L'imperturbable Michael Caine à propos d'un camarade qui vient de sauter sur une mine). Je venais de découvrir "le cynisme". (Et je persiste, ce film est génial).
Je me souviens d'ailleurs qu'ayant adopté un matou après avoir vu le film, il fut prénommé Michael en hommage au flegme britannique.
Je me souviens avoir découvert une grande partie de l'œuvre de Miklós Jancsó d'un coup d'un seul et que ma foi, ça m'a bien déprimée sur le coup.
Je me souviens du charme fou de Rex Harrison et de l'art de la rigolade chez Mankiewicz.
Je me souviens enfin qu'après avoir vu L'armée des ombres deux ans après sa sortie, nous avions débattu en cours d'histoire sur l'héroïsme et l'esprit de sacrifice. Et que personne n'avait osé avoué qu'il déciderait de ne pas courir.

J'imagine que je pourrais continuer ainsi à me souvenir des visages, des plans, des copains, des cinés et de tout ce qui a entouré les films de 1969 mais je me souviens que j'ai promis bien d'autres travaux et que je suis à la bourre, grave. Je vais noter de me souvenir qu'il faut que je visionne, toutes affaires cessantes, L'enfance nue de Pialat et La voie lactée de Bunuel. Et, pour en finir une bonne fois pour toutes avec les années 60, les réactions à chaud des perdants magnifiques [ex-æquo sur mon podium ; pour info, 13 films se retrouvent dans mon top 20 qui n'en a que 3 en commun avec le box-office de l'époque] et du grand gagnant de l'année.

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© DR - PEA

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Par contre, Claudia a décidé de ne pas sortir de sa baignoire et de rester chez Inisfree qui a si bon goût en matière de westerns et de dames (et avec qui je continuerai d'aller au ciné les yeux fermés). Tant pis pour vous !

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 170 longs métrages (sur les 443 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent
Ma nuit chez Maud (Rohmer) **** **** **** **** **** **** *** **** **** ***
Il était une fois dans l'Ouest (Leone) *** **** **** *** **** **** **** **** **** ****
La Party (Edwards) **** **** * **** **** **** ** *** *** ****
L'Enfance nue (Pialat) **** **** *** *** ****   ** *** ****  
Andreï Roublev (Tarkovski) *** *** **   **** **** ** ****   ****
La Horde sauvage (Peckinpah) *** *** ** ** *** **** *** * **** ****
L'Armée des ombres (Melville) *** *** **** ** *** **** ** **** *** ****
Que la bête meure (Chabrol) *** *** *** **** *** **** *** ** ** ****
Colorado (Sollima)     ***     ****     ** ****
Eros plus massacre (Yoshida)       ****   **** *** **    
La Sirène du Mississippi (Truffaut) ** ** *** *** ** *** *** * *** ****
Silence et cri (Jancso) **       **** ****        
La Femme infidèle (Chabrol) *** *** * *** *** *** ** *** ** ****
La Voie lactée (Buñuel) ** ****   *** **   *** *** ** ***
Cérémonie secrète (Losey) ***   *** * *** ****   ***    
La Chevauchée de la vengeance (Boetticher) ***   ****   ** ***     *** **
Adalen trente et un (Widerberg)   ****       ***        
Le Retour de Frankenstein (Fisher)           ***       ****
Satyricon (Fellini) ***   ° ° *** *** *** ****   ***
Antonio das mortes (Rocha) **     *** ** **** **     ***
Le Masque de la mort rouge (Corman) **     **   ****   * **** ***
Joe Caligula (Bénazéraf)       ***   ***   ***    
L'Amour fou (Rivette) *** **   ****            
Le Démon des femmes (Aldrich)     *** **   ****        
Le Dernier Face-à-Face (Sollima)     *     ****       ****
Guêpier pour trois abeilles (Mankiewicz) ** ***     *** *** ** **   ***
La Fiancée du pirate (Kaplan) ** ** *** *** ** *** **   ** ***
Théorème (Pasolini) ** ** ° ** ** **** *** *** **** **
Le Grand Amour (Etaix) ** ***   ** ** *** **     ***
Macadam Cowboy (Schlesinger) ** ** ** *** ** **** ** ** *** *
Easy Rider (Hopper) ** *** ** * ** *** ** * **** **
Mon oncle Benjamin (Molinaro) ** * ** **   ***   **   ****
Duel dans le Pacifique (Boorman) * **     *** ***   ** ***  
More (Schroeder) **   *   *** *** ** ***    
Une femme douce (Bresson) **** *** ° ***     ** **    
Enfants de salauds (De Toth) **   *   ** ***       ****
Rachel, Rachel (Newman) **   **     *** **   ***  
Dracula et les femmes (Francis)           ***   * *** ***
La Charge de la brigade légère (Richardson) *         *** **     ****
Break up (Ferreri) **     ***           ***
La Rosière de Pessac (Eustache) ***         *** **      
Saludos hombre (Sollima)     *     ****       ***
La Mort a pondu un œuf (Questi)           ***       ***
Le Grand Inquisiteur (Reeves)     **     ****        
Les Deux Visages du docteur Jekyll (Fisher)                   ****
Le Grand Silence (Corbucci) ***   * ** * *** ** **   ****
Bullitt (Yates) ** *     ** ***   * *** ***
Model Shop (Demy) * *** * *** **   ***     **
Porcherie (Pasolini) **     **   *** ** **    
Z (Costa-Gavras) ** *** ° **   **** ° *   ****
Les Chasseurs de scalps (Pollack) *         ***       ***
Pas de larmes pour Joy (Loach) **     ** ***          
Vietnam, année du cochon (De Antonio)   **     **   ***      
Le Diable par la queue (De Broca) ** * **** **   **   *    
If (Anderson) * ** **   ** ***        
Willie Boy (Polonsky) ***   °   *** ***       *
L'Adorable Corps de Deborah (Girolami)           ***   **    
La Chute des feuilles (Iosseliani) ***       **          
Les Cent Fusils (Gries)           ***       **
Les Quatre de l'Ave Maria (Colizzi)           **       ***
La Piscine (Deray) ** ** ** ** ** ** * ** *  
Les Vierges de Satan (Fisher)       **   ***   °   ***
Le Sous-Marin jaune / Yellow Submarine (Dunning) **   **   ***       *  
Au service secret de Sa Majesté (Hunt)   * *     ** * *   ****
La Honte (Bergman) ***   °   * *** ** *   **
One plus One (Godard) **   ° **   *** **      
Chitty Chitty Bang Bang (Hughes)                   ***
Goto, l'île d'amour (Borowczyk)               ***    
La Nuit du lendemain (Cornfield)           ***        
Le Crime c'est notre business (Flemyng)           ***        
Le Massacre de Culloden (Watkins)               ***    
Les Gladiateurs (Watkins)               ***    
Merci ma tante (Samperi)           ***        
Sartana (Parolini)           ***        
Charly (Nelson) ***         *        
La Bataille d'Angleterre (Hamilton)           *       ***
La Femme en ciment (Douglas) ***         *        
La Vallée de Gwangi (O'Connolly)               *   ***
Paul (Medveczky) ****   °              
Quand les aigles attaquent (Hutton)     **     **        
Un château en enfer (Pollack) *         ***        
Le Pont de Remagen (Guillermin)           *     ** **
Un shérif à New York (Siegel) *     *   ***        
Le Clan des Siciliens (Verneuil) * * **   * **   *   °
Le Cerveau (Oury) *   * °   **   *   **
Funny Girl (Wyler) °         **   * **  
L'Homme sauvage (Mulligan)     **     *       *
L'Orgie des vampires (Polselli)       *   *       **
Isadora (Reisz)         * **        
Le Retour de Kriminal (Cerchio)       *   **        
Les Amours de Lady Hamilton (Christian-Jaque)             ** *    
Les Géants de l'Ouest (McLaglen)           **       *
Pendulum (Schaefer)           *       **
Un train pour Durango (Caiano)           *       **
Au paradis à coups de revolver (Katzin)                   **
Avec Django ça va saigner (Bianchini)                   **
Ciel de plomb (Petroni)                   **
Cinq Gâchettes d'or (Cervi)                   **
En cinquième vitesse (Brass)           **        
Jeux pervers (Green)           **        
Joe l'implacable (Margheriti)           **        
L'Ange rouge (Masumura)       **            
L'Escalier (Donen)           **        
L'Homme perdu (Aurthur)           **        
La Maffia fait la loi (Damiani)           **        
La Mouette (Lumet)                 **  
Le Lion en hiver (Harvey)           **        
Les Confessions d'un mangeur d'opium (Zugsmith)           **        
Les Monstres attaquent (Tanaka)                   **
Lorna (Meyer)       **            
Monterey Pop (Pennebaker) **                  
Pas de pitié pour les salopards (Stegani)                   **
Pierre et Paul (Allio) **                  
Sauve qui peut (Boorman) **                  
Star ! (Wise)                   **
Traquenards (Davy)               **    
Un coin tranquille à la campagne (Petri)           **        
Une poignée de plombs (Totten & Siegel)           **        
Hibernatus (Molinaro) ° °   *   *   *   ***
Détruire, dit-elle (Duras) **     °     ** °    
La Bataille de San Sebastian (Verneuil) °         *       **
Les Bérets verts (Wayne & Kellog) *         °       **
Les Patates (Autant-Lara) *   *** ° °     °    
Clérambard (Robert) °         **        
Destination Zebra, station polaire (Sturges)           *       *
Jeff (Vautrin)           *       *
Tintin et le temple du soleil (Leblanc)   °               **
Une corde, un colt (Hossein)           °       **
Une veuve en or (Audiard)           *       *
Un homme qui me plaît (Lelouch) *     °   *        
(Owen)La Déesse des sables           *        
Arthur Rubinstein, l'Amour de la vie (Reichenbach & Patris)     *              
Artistes sous le chapiteau : perplexes (Kluge) *                  
Avec Django la mort est là (Margheriti)                   *
Catherine, il suffit d'un amour (Borderie)               *    
Chantage à la drogue (Greene)           *        
Cramponne-toi Jerry (Marshall)                   *
Etranger signe-toi (Fidani)           *        
Itoka, le monstre des galaxies (Nihonmatsu)           *        
Krakatoa, à l'est de Java (Kowalski)           *        
L'Homme de Kiev (Frankenheimer) *                  
La Fille et le général (Festa-Campanile) *                  
La Mutinerie (Kulik)           *        
La Poursuite des tuniques bleues (Karlson)     *              
Le Vampire et le sang des vierges (Reinl)               *    
Les Etrangers (Desagnat)           *        
Les Femmes (Aurel)           *        
Les Filles (Zetterling)       *            
Les Griffes de la peur (Rich)           *        
Mister Freedom (Klein)       *            
Samoa, fille sauvage (Malatesta)           *        
Sébastien parmi les hommes (Aubry & Guillaume)           *        
Sept Hommes pour Tobrouk (Loy)           *        
Serafino ou l'Amour aux champs (Germi) *                  
Un été capricieux (Menzel)         *          
L'Or de MacKenna (Lee-Thompson)           *       °
La Honte de la famille (Balducci)           °       *
Le Temps des amants (De Sica)       *   °        
Un amour de Coccinelle (Stevenson)               ° *  
Erotissimo (Pirès) °         °   *    
L'Arbre de Noël (Young)     *   ° °        
Fleur de cactus (Saks)           °        
La Bataille d'El Alamein (Ferroni)           °        
Le Bourgeois gentil mec (André)           °        
Les Chemins de Katmandou (Cayatte)           °        
Les Colts des sept mercenaires (Wendkos)           °        
Maldonne (Gobbi)           °        
Nathalie, l'amour s'éveille (Chevalier)       °            
Sous le signe du taureau (Grangier)           °        
Sweet Charity (Fosse)           °        
  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent

Et ceux que l'on attendra encore longtemps sur nos écrans :

  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent
La Bête aveugle (Masumura)       ** ** ****     *** ***
Beatrice Cenci (Fulci)           ****       ***
La Fée sanguinaire (Lethem)       ***           ****
La Plaisanterie (Jires)         *** ***        
La vierge violente (Wakamatsu)       **   ****        
Naked bullet (Wakamatsu)       **   ****        
Violence sans raison (Wakamatsu)       **   ****        
Double suicide à Amijima (Shinoda)         * ****        
My girlfriend's wedding (McBride)         ***          
Walden (Mekas)       ***            
British sounds (Godard / Dziga Vertov)       **            
Cherry, Harry and Raque (Meyer)       **            

Timothée :
**** : Ma nuit chez Maud / L'Enfance nue / Andreï Roublev / La Horde sauvage / La Sirène du Mississippi
*** : Il était une fois dans l'Ouest / Easy Rider
** : Guêpier pour trois abeilles / Macadam Cowboy / Model Shop
* : Le Grand Silence / Au service secret de Sa Majesté / Le Clan des Siciliens / Hibernatus

Nolan :
**** : Il était une fois dans l'Ouest / La Party / La Horde sauvage / L'Armée des ombres
*** : Que la bête meure / Au service secret de Sa Majesté
** : Bullitt / La Piscine
* : Easy Rider / Yellow Submarine / Le Cerveau / Hibernatus

Antoine :
**** : Ma nuit chez Maud / La Horde sauvage / Satyricon
*** : La Party / Que la bête meure
** : L'Armée des ombres / Macadam Cowboy / Easy Rider / Yellow Submarine
* : Au service secret de Sa Majesté
° : Hibernatus

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- L'Amour fou, Ma Nuit chez Maud, 3- Model Shop, La Party, 5- L'Enfance nue, Il était une fois dans l'Ouest, Théorème, 8- Eros plus Massacre, One + One, Que la bête meure
+ un inédit : Walden (Jonas Mekas)

Oriane :
**** : Silence et Cri / Adalen 31 / L'Armée des ombres
*** : Il était une fois dans l'Ouest / Andreï Roublev / La Horde Sauvage / Z / Goto Ile d'amour
** : La Party / Le Grand Amour / Macadam Cowboy / Ma Nuit chez Maud
* : Les Deux visages du Docteur Jekyll / Le Clan des Siciliens / Destination Zebra, station polaire
° : Le Cerveau

Mister Arkadin :
*** Ma nuit chez Maud (8)
** Le Démon des femmes (6) ; La Femme infidèle (6) ; Il était une fois dans l’Ouest (6) ; Andreï Roublev (6) ; Que la bête meurt ([8 + 4] : 2 = 6) ; Mon oncle Benjamin (6) ; Guêpier pour trois abeilles (5) ; La Horde sauvage (5) ; Easy Rider (5) ; Le Cerveau ([7 + 3] : 2 = 5)
* Duel dans le Pacifique (4) ; Macadam Cowboy (4) ; La Sirène du Mississippi (4) ; Le Diable par la queue (4) ; Au service de sa Majesté (4) ; Le Clan des Siciliens
o : Tintin et le temps du soleil (3) ; La Party (2) ; La Voie lactée (1)
- (vus, mais plus assez de souvenirs pour noter, ou vus trop jeune pour avoir vraiment une opinion ; sont par définition absents ceux que j’ai vus, mais qui m’ont laissé tellement peu de souvenirs que je ne m’en rappelle même plus !) : L’Enfance nue ; L’Armée des ombres ; Colorado ; Satyricon ; La Fiancée du pirate ; Une femme douce ; Le Grand silence ; Z ; La Piscine ; Les Géants de l’Ouest ; Les Bérets verts

 

LE BOX-OFFICE :

1. Il était une fois dans l'Ouest, Sergio Leone, 14 862 831 entrées
2. Le Cerveau, Gérard Oury, 5 547 305 entrées
3. Le Clan des Siciliens, Henri Verneuil, 4 821 585 entrées
4. Z, Costa-Gavras, 3 952 913 entrées
5. Hibernatus, Edouard Molinaro, 3 366 973 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : Les Choses de la vie (Claude Sautet), sortie prévue en 1970
- Prix Méliès : Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer)
- Grand prix du cinéma français : Le Grand amour (Pierre Etaix)
- Oscar du meilleur film : Oliver ! (Carol Reed)
- Festival de Cannes, Palme d'or : If... (Lindsay Anderson)
- Festival de Berlin, Ours d'or : Travaux précoces (Zelimir Zilnik), sortie prévue en 1973
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Charles mort ou vif (Alain Tanner, sortie prévue en 1970), Dis-moi bonjour (Sandor Simo), Trois tristes tigres (Raoul Ruiz) & Pas de gué dans le feu (Gleb Panfilov, sortie prévue en 1977)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : Les Gens de la pluie (Francis Ford Coppola), sortie prévue en 1970

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1969 sur le site Encyclo-Ciné

10/07/2014

Sur vos écrans en 1968

EDITORIAL :

Par le Dr Orlof

200100.jpgDifficile de dresser un bilan cinématographique de cette année 68 alors que le plus beau des films semble s’être déroulé dans la rue. Tout se passe comme si ce souffle de liberté, ce goût de l’insoumission que l’on ressentait depuis quelques années dans de nombreux films s’étaient soudainement propagés dans la population estudiantine et ouvrière pour faire face à un pouvoir gaulliste en pleine décrépitude. Que restera-t-il de l’embrasement de Mai 68 ? Seul l’avenir pourra nous le dire mais il est d’ores et déjà certain que rien ne sera plus comme avant.

Et le cinéma dans tout ça ? Il est amusant de constater que de nombreux réalisateurs furent, d’une certaine manière, des précurseurs de ces évènements. Lorsqu’en février 1968, le pouvoir gaulliste décide de mettre son nez dans la gestion de la Cinémathèque française et de limoger Langlois, c’est le tollé immédiat. Les cinéastes de l’ancienne "nouvelle vague" prirent alors la tête d’un vaste mouvement de protestation qui regroupa les cinéastes les plus célèbres du monde entier.
En plein cœur des évènements de mai, on retrouve Godard et Truffaut (mais également Lelouch, Malle, Berri…) venus à Cannes pour interrompre le festival. Certains cinéastes protestent (Polanski qui n’arrive pas à saisir la véritable teneur de cette révolution et qui croit voir ressurgir les spectres du stalinisme à la polonaise) tandis que d’autres retirent leurs films. Un des films préférés de notre rédaction, le splendide Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais souffrira de cette annulation du festival et sera très peu vu. Mais qu’importe : l’art se fait désormais dans la rue.
Si Truffaut et Godard sont ensemble sur scène pour empêcher la projection de Peppermint frappé de Carlos Saura en s’agrippant aux rideaux devant l’écran, c’est peu dire que leurs trajectoires respectives diffèrent. A mille lieues des évènements politico-sociaux, l’auteur des 400 coups poursuit les aventures d’Antoine Doinel dans Baisers volés. Sentimental, drôle, élégant et nostalgique, le film a enchanté notre équipe. A l’inverse, Godard a abandonné cette année les circuits traditionnels de distribution. Pour l’ORTF, il tourne un film didactique intitulé Le gai savoir mais la chaîne de télévision refuse de le diffuser. Et comme l’époque n’est plus au "je" de l’auteur mais au "nous" collectif, il tourne collectivement un film militant intéressant mais aride : Un film comme les autres.

Dans la foulée de Mai 68, les états généraux du cinéma sont créés. Une nébuleuse de films militants vont être tournés pendant les évènements et après. Les collectifs éphémères se forment et disparaissent. D’anciens élèves de l’IDHEC et les membres d’un groupe évoluant dans le cadre libertaire de la clinique psychiatrique de La Borde dirigée par Jean Oury et Félix Guattari s’étaient déjà unis pour créer le collectif ARC (atelier de recherche cinématographique) dont le but était de réaliser collectivement des films politiques et sociaux.
On pourra se faire une petite idée de toute cette effervescence militante dans la "compilation" proposée dans Mai 68 par lui-même. Certains titres sont de véritables coups de poing (La reprise du travail aux usines Wonder) tandis que d’autres sont plus directement politisés comme Oser lutter, oser vaincre du groupe "Cinéma Ligne Rouge". Pour une vision plus globale et/ou désenchantée de ces évènements, on regardera le grand documentaire de William Klein Grands soirs, petits matins ou l’intéressant film de Labarthe et Comolli Les deux marseillaises.

L’équipe de Zoom Arrière ne semble guère avoir goûté au bouillonnement révolutionnaire de Mai. Elle a distingué des films qui s’inscrivent à la fois dans le cinéma de genre (la science-fiction, le western…) mais capables néanmoins d’innover. Kubrick l’emporte avec son fabuleux 2001, l’odyssée de l’espace, grand spectacle capable de réjouir les familles du monde entier et fable métaphysique ouvrant à de multiples interprétations. Quant à Leone, il poursuit avec Le bon, la brute et le truand son travail de déconstruction des mythes du western classique. De la flopée de westerns italiens que nous avons pu voir cette année, celui-là est assurément le meilleur. Dans le même esprit, attribuons des mentions à ceux qui surent renouveler les conventions de genres stéréotypés : Polanski avec son effrayant Rosemary’s baby dans le domaine de l’épouvante, Fleischer et son étonnant Etrangleur de Boston dans le domaine du film criminel ou encore Schaffner avec son film d’anticipation La planète des singes.

Pour conclure, un petit mot des "nouveaux cinéma" qui naquirent un peu partout dans le monde à la suite de la "nouvelle vague" française et qui portaient en eux, d’une certaine manière, cet esprit de subversion qui a gagné les campus en 68. Ces courants ont été assez bien représentés cette année puisque nous avons pu découvrir un Bertolucci déjà ancien (Prima Della Rivoluzione) et un excellent Pasolini (Œdipe roi) pour l’Italie, le splendide Chronique d’Anna Magdanela Bach de Jean-Marie Straub pour l’Allemagne, le controversé Rouges et blancs de Jancso pour la Hongrie, un nouveau Forman (Au feu les pompiers) pour la Tchécoslovaquie sans parler des jeunes cinéastes français prometteurs (Luc Moullet, Philippe Garrel, Philipe Bordier…)

Que restera-t-il de 68 ? Une riche année cinématographique et l’utopie d’un monde où l’Art et la vie ne feraient plus qu’un…

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 145 longs métrages (sur les 450 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent
2001, l'odyssée de l'espace (Kubrick) *** ****   *** **** **** **** **** **** ****
Le Point de non-retour (Boorman) ***   ****   **** **** ** **** **** ****
Le Bon, la brute et le truand (Leone) ** **** *** ** **** **** *** *** **** ****
Je t'aime je t'aime (Resnais) *** ****   **** *** **** *** *** *** ***
Le Plongeon / The Swimmer (Perry) ****         ****     ****  
Baisers volés (Truffaut) **** *** *** *** *** ** *** *** **** ***
Œdipe roi (Pasolini) ****     ***   **** *** ***    
L'Heure du loup (Bergman) *** *** ° **** *** **** ***   *** **
L'Incompris (Comencini) ****   **** ** ** **** *** **    
De sang-froid (Brooks) ***     *** **** **** * ***   ***
Chronique d'Anna Magdalena Bach (Straub) ****   *** ***   *** *** **   ***
Rosemary's Baby (Polanski) ** *** ** *** **** *** ** ** ****  
Bonnie et Clyde (Penn) ** *** ** *** *** *** ** ** **** ***
L'Etrangleur de Boston (Fleischer) ***     *** ** *** ** ** **** ***
Comanche Station (Boetticher) **   ****     ***       ***
La Planète des singes (Schaffner) * *** * *** *** *** ** ** **** ***
The Shooting (Hellman) ***   ° ** *** *** **   ****  
Le Dernier Train du Katanga (Cardiff)           ***       ****
Mon chemin (Jancso)         *** ****        
Le Lauréat (Nichols) *** *** *** **   ** ** * ****  
El Chuncho (Damiani)     ** *   ****       ****
La Mariée était en noir (Truffaut) *** *** ** ** ** *** ** ** *** ***
Le Bal des vampires (Polanski) ** **   ** ** *** ** ** *** ***
Danger Diabolik (Bava)     **** *   ****   °   ****
Au feu les pompiers ! (Forman) **     **   *** ** ***   ***
L'Ouragan de la vengeance (Hellman) ***   ° ** *** **     ****  
Les Biches (Chabrol) **   *** ** * **** * **   ***
Astérix et Cléopâtre (Leblanc)     **     *     ** ***
Le Livre de la jungle (Reitherman) ** ** **     ***     **  
Police sur la ville (Siegel) **   **     ***       ***
Le Détective (Douglas) ***   ***     **        
Le Temps des vautours (Girolami)       **   ***       ***
Sept Secondes en enfer (Sturges) **   ***             ***
Dix-Septième Parallèle (Ivens)   ***     ***          
Le Prêteur sur gages (Lumet)           ***     ***  
Will Penny le solitaire (Gries)           ***       ***
Reflets dans un œil d'or (Huston) ***   * * *** **** ** *   **
Un soir, un train (Delvaux) * *** ° ** *** ***   ***    
Benjamin ou les Mémoires d'un puceau (Deville) ** ***   **   ** * ***    
Prima della rivoluzione (Bertolucci) **   ° *** ** ****   *    
Le Corbeau d'Edgar Poe (Corman)       ** * ***       ***
Navajo Joe (Corbucci)       *   ***   **   ***
Rouges et blancs (Jancso) **   °   **** ***        
Cimetière pour morts-vivants (Pupillo)       *   ***       ***
L'Enterré vivant (Corman)       ** *** **        
La Mort était au rendez-vous (Petroni)     *     ***       ***
Le Dernier Jour de la colère (Valerii)     *     ***       ***
Dans la chaleur de la nuit (Jewison) * *** °     ****   *   ***
Histoires extraordinaires (Vadim, Malle & Fellini) **     ** ** *   ***   **
Alexandre le bienheureux (Robert) ° ** * **   *** * ** ** ****
L'Affaire Thomas Crown (Jewison) ** ** *     *** * *   ***
Charlie Bubbles (Finney) **       ***          
Escalier interdit (Mulligan) ***   **              
L'Incident (Peerce) **         ***        
Le Jour de la haine (Fago)       **           ***
Le Renard (Rydell) **         ***        
Les Contrebandières (Moullet) ***     **            
Les Monstres de l'espace (Baker)         ** ***        
Terre en transe (Rocha) **           ***      
La Grande Lessive ! (Mocky) *     ** * **   **   ***
Roméo et Juliette (Zeffirelli)   *       *   * **** **
L'Homme qui ment (Robbe-Grillet)       **   ***   *    
La Bande à Bonnot (Fourastié)           **   *   ***
La Tombe de Ligeia (Corman) *     **   ***        
Bandidos (Dallamano)           ***        
Bandits à Milan (Lizzani)           ***        
Le Jour des Apaches (Thorpe)     ***              
Mai 68 par lui-même (collectif)       ***            
Oliver ! (Reed)               ***    
Trois Milliards d'un coup (Yates)                   ***
Une minute pour prier, une seconde pour mourir (Giraldi)                   ***
La Chamade (Cavalier) *   ° *       *** *** **
La Barrière (Skolimowski) **       **          
La Chine est proche (Bellocchio) **       **          
La Guerre des cerveaux (Haskin)           **       **
Loin de la foule déchaînée (Schlesinger) *         ***        
Petulia (Lester) **     **            
Tony Rome est dangereux (Douglas) ***         *        
La Prisonnière (Clouzot) °   * ° * ***   ****    
Pendez-les haut et court (Post) *   ** *   **   *   **
A chacun son dû (Petri) *         *** *      
Cinq Cartes à abattre (Hathaway) *         **       **
Fantasmes (Donen)     * **       **    
La Motocyclette (Cardiff)       **   ***   °    
Le Viol du vampire (Rollin)       *   **   **    
Boom ! (Losey) *   °   ** ***   *    
Barbarella (Vadim) °   ° *   ***   *   **
Bandolero (McLaglen)           **   *   *
Devine qui vient dîner ? (Kramer) *         **       *
Les Sorcières (Visconti, Bolognini, Pasolini, Rossi & De Sica) *   *     **        
Pancho Villa (Kulik)           *   *   **
Ho (Enrico)           *   **    
Kriminal (Lenzi)       *   **        
Le Fantôme de Barbe Noire (Stevenson)               *   **
Les Cracks (Joffé)           *       **
Tante Zita (Enrico) *             **    
Au pan coupé (Gilles)             **      
Caroline chérie (De La Patellière)               **    
Ce salaud d'inspecteur Sturlingh (Miraglia)           **        
Custer, l'homme de l'Ouest (Siodmak & Lerner)                   **
Django prépare ton cercueil (Baldi)                   **
Drôle de couple (Saks)           **        
Dynamite Jim (Balcazar)                   **
Je suis curieuse (Sjöman)       **            
Je vais, je tire et je reviens (Girolami)                   **
La Brigade du diable (McLaglen)                   **
La Louve solitaire (Logereau)           **        
La Vallée des poupées (Robson)           **        
Le Retour de Django (Civirani)                   **
Les Anges aux poings serrés (Clavell)           **        
Les Deux Marseillaises (Comolli & Labarthe)       **            
Maldonne pour un espion (Mann)           **        
Un cerveau d'un milliard de dollars (Russell)           **        
Le Petit Baigneur (Dhéry)   ° * * * **   *   **
Seule dans la nuit (Young) °         **   *    
Le Pacha (Lautner) ° *   °   **   *   *
Les Chiens verts du désert (Lenzi)           **       °
Manon soixante-dix (Aurel)           °   **    
Le Tatoué (De La Patellière) °     °   **   * * *
Mazel Tov ou le Mariage (Berri) *     °       *    
Adieu l'ami (Vautrin)           *        
Camelot ou le Chevalier de la reine (Logan)           *        
Johnny Banco (Allégret)               *    
L'Astragale (Casaril)           *        
Le Justicier de l'Arizona (Neilson)                   *
Le Rapace (Giovanni)           *        
Les Idoles (Marc'O)       *            
Ne jouez pas avec les martiens (Lanoë)                   *
Sous le signe de Monte-Cristo (Hunebelle)               *    
Te casse pas la tête Jerry (Paris)                   *
Le Gendarme se marie (Girault)   ° ** ° ° *   ° ° *
Angélique et le sultan (Borderie)   °       *   *   °
Mayerling (Young) ° *       °   *    
Le Franciscain de Bourges (Autant-Lara) *   °              
Ces messieurs de la famille (André)       °   *       °
La Petite Vertu (Korber)     ° °   *        
Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (Audiard)   °     ° °   *    
Coplan sauve sa peau (Boisset) °                  
L'Homme à la Buick (Grangier)       °            
La Condition de l'homme I (Kobayashi)     °              
La Leçon particulière (Boisrond)           °        
Poker d'as pour Django (Bianchi-Montero)                   °
Prudence et la pilule (Cook & Neame)           °       °
Sept Winchester pour un massacre (Girolami)                   °
Shalako (Dmytryk)                   °
  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent

Et ceux que l'on attendra encore longtemps sur nos écrans :

  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent
Faces (Cassavetes) **** ****   *** **** **** ***   ****  
Profond désir des dieux (Imamura) **** ****       ****        
Le Révélateur (Garrel) ***     ***            
Adieu clarté d'été (Yoshida)       ***     **      
Amour dans la neige (Yoshida)       ***     **      
Vixen (Meyer) **     **   **       **
Le Gai Savoir (Godard)       **     **      
Un film comme les autres (Godard)       **     *      

Nolan :
**** : 2001, l'odyssée de l'espace / Bonnie et Clyde
*** : Le Bon, la brute et le truand / Baisers volés / La Planète des singes / Astérix et Cléopâtre / Le Livre de la jungle
** : Le Point de non-retour / Le Bal des vampires / L'Affaire Thomas Crown
* : La Mariée était en noir
° : Le Petit Baigneur / Le Gendarme se marie

Antoine :
**** : 2001, l'odyssée de l'espace / L'Heure du loup
*** : Rosemary's baby / Le Bal des vampires / Astérix et Cléopâtre
** : Le Bon, la brute et le truand / La Planète des singes / L'Etrangleur de Boston / Le Lauréat / La Grande Lessive !
° : Le Petit Baigneur / Le Tatoué / Le Gendarme se marie

Timothée :
**** : 2001, l'odyssée de l'espace / Le Bon, la brute et le truand / The Shooting
*** : Baisers volés / La Planète des singes / L'Ouragan de la vengeance
** : Bonnie et Clyde
* : Le Gendarme se marie

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- 2001, l'Odyssée de l'espace, 2- Prima della Rivoluzione, 3- L'Heure du loup, 4- La Barrière, 5- Baisers volés, 6- Chronique d'Anna Magdalena Bach, 7- Le Point de non retour, 8- Rosemary's Baby, 9- Les Biches, 10- Les Contrebandières
Inédits : Faces (Cassavetes), Notre-Dame des turcs (Bene), Profond désir des dieux (Imamura), Piège (Baratier),Le Révélateur (Garrel)

Mister Arkadin :
**** : L’Incompris (9)
*** : Le Bon, la brute et le truand (7) ; La Planète des singes (7) ; Baisers volés (7) ;
** : 2001, l’odyssée de l’espace (7) ; Bonnie and Clyde (6) ; Cinq Cartes à abattre (6) ; Alexandre le bienheureux (5) ; Je t’aime, je t’aime (5) ; Le Point de non-retour (5) ; La mariée était en noir (5) ; Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (5)
* : Le Bal des vampires (4) ; Au feu les pompiers ! (4)
o : L’Homme à la Buick (2) ; L’Ouragan de la vengeance (2)
- (vus, mais plus assez de souvenirs pour noter, ou vus trop jeune pour avoir vraiment une opinion ; sont par définition absents ceux que j’ai vus, mais qui m’ont laissé tellement peu de souvenirs que je ne m’en rappelle même plus !) : Reflets dans un œil d’or ; Un soir, un train ; Benjamin ou les Mémoires d’un puceau ; Dans la chaleur de la nuit ; Pendez-les haut et court ; Barbarella ; Bandolero ; Ho ; Le Tatoué

Oriane :
**** : Le Bon, la brute et le truand / 2001, l'odyssée de l'espace / Baisers volés / L'Incompris
*** : De sang-froid / L'Etrangleur de Boston
** : Rosemary's baby / Bonnie et Clyde / Le Pacha
* : Le Livre de la jungle / Roméo et Juliette / Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

 

LE BOX-OFFICE :

1. Le Livre de la Jungle, Wolfgang Reitherman, 14 695 741 entrées
2. Le Gendarme se marie, Jean Girault, 6 828 626 entrées
3. Le Bon, la brute et le truand, Sergio Leone, 6 319 405 entrées
4. Le Petit Baigneur, Robert Dhéry, 5 542 796 entrées
5. Helga, de la vie intime d'une jeune femme, Erich Bender, 4 121 349 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : Baisers volés (François Truffaut)
- Prix Méliès : Baisers volés (François Truffaut)
- Grand prix du cinéma français : Baisers volés (François Truffaut)
- Oscar du meilleur film : Dans la chaleur de la nuit (Norman Jewison)
- Festival de Venise, Lion d'or : Les Artistes sous le chapiteau : perplexes (Alexander Kluge), sortie prévue en 1969
- Festival de Berlin, Ours d'or : Ole dole doff (Jan Troell)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : I Visionari (Maurizio Ponzi)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : Un jour parmi tant d'autres (Peter Collinson), sortie prévue en 1969

 

REFERENDUMS :

Classement des dix meilleurs films de 1968 pour les Cahiers du Cinéma  :

1. Chronique d'Anna Magdalena Bach (Jean-Marie Straub), 2. Prima della rivoluzione (Bernardo Bertolucci), 3. The Edge (Robert Kramer), 4. Toby Dammit (Federico Fellini), 5. Il ne faut pas mourir pour ça (Jean-Pierre Lefebvre), 6. Le Règne du jour (Pierre Perrault), 7. La Barrière (Jerzy Skolimowski), 8. Baisers volés (Francois Truffaut), 9. L'Ouragan de la vengeance (Monte Hellman), 10. La Mariée était en noir (Francois Truffaut) & Les Contrebandières (Luc Moullet)

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1968 sur le site Encyclo-Ciné)

10/06/2014

Sur vos écrans en 1967

EDITORIAL :

Par Edouard S.

vaudou00.jpgVingt-quatre ans. C'est le temps qu'il aura fallu attendre pour découvrir sur nos écrans Vaudou / I walked with a zombie, sans doute le chef d'œuvre de la paire Lewton-Tourneur. Le meilleur film de l'année est donc, selon nous, un film de 1943.
Un "vieux" film américain en tête de notre classement : la chose est assez piquante quand on sait à quel point ces douze mois ont vu s'accentuer encore la tendance observée depuis quatre ou cinq ans. Hollywood ne parvient en effet toujours pas à trouver un nouveau souffle et les réussites qui en proviennent n'ont jamais été aussi peu nombreuses dans le haut de notre tableau (et encore, leur nombre fut augmenté par d'autres arrivées tardives, celle d'un Joseph Losey de 1948, d'un Don Siegel de 1955 et d'un Samuel Fuller de 1957). Le grand cinéma classique américain n'en finit plus d'agoniser, ne semblant plus réserver que quelques beaux fruits tardifs (El Dorado ou l'art de la reprise par Howard Hawks).

Cet affaissement s'effectue alors que Nouvelle Vague et autres Free Cinema ont propagés leurs effets en trainées de poudre un peu partout ailleurs. Aux quatre coins du monde (même si l'Asie reste cruellement aux abonnés absents pour la distribution), de jeunes cinéastes s'expriment avec une audace et une liberté jusque là inconnues, plaçant soudain leur pays sur la carte du cinéma, parfois à eux seuls. Quel plaisir d'accéder enfin à ces nouveaux horizons, d'apprendre ces nouveaux noms aux consonances toutes autres qu'anglo-saxonnes, d'être surpris et parfois soulevés par les films des polonais Skolimowski et Kawalerowicz, du soviétique Kontchalovski, des tchécoslovaques Chytilova et Passer, du suédois Widerberg, du danois Carlsen, de l'allemand Kluge, des brésiliens Rocha et Guerra, du hongrois Jancso (on nous dit que ce dernier a tourné cette année pas moins de deux chefs d'œuvres coup sur coup, Rouges et blancs et Silence et cri, que nous découvrirons bientôt) ! D'autres collaborateurs que moi vous diraient sans doute que cette effervescence n'est pas uniquement géographique mais concerne aussi les genres, comme le montre la santé actuelle de l'horreur britannique et du western italien.

Place aux jeunes donc, mais les Maîtres ont su eux aussi donner de la voix, et comment ! Buñuel et Bergman ont offert deux de leurs meilleurs films, en tout cas, assurément, parmi les plus importants de leur carrière. Antonioni, a fédéré comme jamais il n'avait réussi à le faire en peignant la folie du Swingin' London dans Blow-up. Il est reparti de Cannes avec la Palme d'or en poche et nous pouvons noter, à ce propos, une fois n'est pas coutume, la pertinence des récompenses données cette année au fil des grands festivals.

Du côté de nos cinéastes hexagonaux, Jacques Demy a bien failli être sacré chez nous pour la deuxième fois grâce à ses merveilleuses Demoiselles de Rochefort. Voici réalisé pour de bon ce rêve insensé d'une comédie musicale à la française, résultat d'efforts salués par Gene Kelly lui-même.
La nature d'une vague, fut-elle nouvelle, est d'avoir des hauts et des bas. 1967 fut l'année de Rohmer et de Rivette (sa magnifique "Religieuse de Diderot" a réussi l'exploit d'attirer 2,9 millions de spectateurs, succès réconfortant, venant après des mois de bataille juridique contre la censure cléricale et politique) plutôt que de Chabrol, encore assez décevant, ou de Truffaut, absent des écrans. Godard, lui, ne s'est pas ménagé : pas moins de quatre films sont sortis sous son nom. De plus en plus radical, son geste de cinéaste peut éblouir mais divise encore et encore. Il semblerait qu'il puisse toutefois compter pour l'éternité sur le soutien des Cahiers du Cinéma qui lui ont réservé cette année trois des dix premières places de leur référendum.

Quant à nos "Maîtres" à nous, ils se nomment Bresson, Tati et Melville, trois hommes poussant leur cinéma respectif chacun vers sa pointe extrême avec Mouchette, Playtime et Le Samouraï, au risque d'agacer certains au plus haut point. Nous avouerons être assez fier, cependant, de proposer à Zoom Arrière le même grand écart de notes pour Playtime que pour Oscar d'Edouard Molinaro. Et d'ailleurs, il faut dire aussi que, quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, le roi de 67 aura été sans contestation possible Louis De Funès. Les chiffres du box-office sont à ce sujet des plus éloquents.

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 134 longs métrages (sur les 404 sortis en salles) et 1 court, avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Buster Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Rémi Vincent
Vaudou (Tourneur) **** **** **** **** **** **** ** ***   ****
Les Demoiselles de Rochefort (Demy) **** **** **** **** **** **** **** *** * ****
Persona (Bergman) *** **** * **** **** **** **** **** **** ****
Belle de jour (Buñuel) **** **** ** **** **** **** *** *** **** ****
Playtime (Tati) **** **** ° **** **** *** *** **** ** ****
Mouchette (Bresson) **** **** ° **** ****   ** **** **** ***
Le Samouraï (Melville) *** ** ** *** **** **** ** **** * ****
Blow-Up (Antonioni) *** **** ° ** *** **** **** ** **** ***
El Dorado (Hawks) ***   **** ** *** **** *** ***   ***
La Collectionneuse (Rohmer) *** *** ** *** * **** ** **** ****  
Quarante Tueurs (Fuller) ***   ** *** ** **** ** ** **** ****
Pharaon (Kawalerowicz)         *** ****       ***
L'Invasion des profanateurs de sépultures (Siegel) ***   ** ** *** **** ** ** *** ****
Voyage à deux (Donen) ***   *** ** ** *** *** ** *** ****
La Religieuse (Rivette) ** **** ° *** **** ****   ** ***  
Le Départ (Skolimowski) ***       ***     *** ***  
Le Garçon aux cheveux verts (Losey) *** *** ****   *** ***
* **   ***
Frankenstein créa la femme (Fisher)           ***       ****
Le Premier Maître (Kontchalovski) ***       ****          
Le Temps du massacre (Fulci)           ***       ****
Accident (Losey) **   **** **   **** ** **    
Week-End (Godard) **** *** ° ****     ** *** *** *
Deux ou trois choses que je sais d'elle (Godard) **** *** * **   ** ** *** **** *
La Chinoise (Godard) **** *** *** ** **** ** ** * *** °
Les Douze Salopards (Aldrich) **   *** ** * *** * *** *** ***
Les Petites Marguerites (Chytilova) ***   ° ** *** ****        
Elvira Madigan (Widerberg) ** ***     ***       **  
Mise à sac (Cavalier) **   ***     **       ***
Eclairage intime (Passer) ***   ***   **          
Hombre (Ritt)           ***     *** **
Les Mauvaises Fréquentations (Eustache) ***       ***          
Un ange pour Satan (Mastrocinque)           ***       ***
Marie et le curé (Medveczky, cm) ****                  
Made in USA (Godard) *** *** ° *** ***   **   *** °
La Comtesse de Hong Kong (Chaplin) *** *** ***   ** * ** *    
La Bombe (Watkins)   *** °   ** ***   *** **  
Propriété interdite (Pollack) **   **     **   **   ***
Trains étroitement surveillés (Menzel) **   **   * ****   **    
Jerry la grande gueule (Lewis) ****     * **         **
Luke la main froide (Rosenberg) **         ***   * ***  
L'Enfer de la corruption (Polonski) ***   *     ***        
Le Dieu noir et le diable blond (Rocha) ***   °     ****        
Qui a peur de Virginia Woolf ? (Nichols) * **       *** ** * ***  
La Canonnière du Yang Tsé (Wise) **       ** **   *   ***
Chuka le redoutable (Douglas)     ***             **
Jeu de massacre (Jessua) **       ***          
L'Affaire Al Capone (Corman)           **       ***
La Chasse au lion à l'arc (Rouch) ***           **      
Le Pistolero de la rivière rouge (Thorpe)           **       ***
Le Théâtre de Monsieur et Madame Kabal (Borowczyk) **             ***    
Os Fuzis (Guerra)       ** ***          
Sherlock Holmes contre Jack l'Eventreur (Hill)         ** ***        
Un homme de trop (Costa-Gavras) **                 ***
Le Scandale (Chabrol) **     ** ** **        
Les Compagnons de la marguerite (Mocky) *     **       **   ***
La Grande Combine (Wilder) *   ** *** **   * **    
Le Voleur (Malle) *   ° *** ** ***   **    
Les Aventuriers (Enrico) *   *     **   **   ***
Trans-Europ Express (Robbe-Grillet)       **   ***   *    
Anita G (Kluge)         ***          
Chefs-d'œuvre de Walt Disney                   ***
La Faim (Carlsen)         ***          
Le Jardin des tortures (Francis)                   ***
Le Marin de Gibraltar (Richardson)           ***        
Loin du Vietnam (Godard, Ivens, Klein, Lelouch, Resnais, Varda, Pic & Marker)   ***                
Sept Fois femme (De Sica)                   ***
Trois Jours et un enfant (Zohar)           ***        
Casino Royale (Huston, Hughes, Guest, Parrish & McGrath) °     *   **   **   ****
Le Voyage fantastique (Fleischer)     ** ** * ** * *   **
Invasion planète X (Honda)       *           ***
L'Opération diabolique (Frankenheimer) ***   *              
La Route de l'Ouest (McLaglen)           **       **
Le Retour de Ringo (Tessari)     °             ****
On ne vit que deux fois (Gilbert) *   *     **   *   ***
Le Vieil Homme et l'enfant (Berri) ** ** *   ** *   *    
La Femme reptile (Gilling)       *   **       **
Opération San Gennaro (Risi) *         **       **
Qu'as-tu fait à la guerre papa ? (Edwards) **     **     *      
La Grande Sauterelle (Lautner)       *   **   *   **
La Mégère apprivoisée (Zeffirelli)       °   *       ***
Oscar (Molinaro) ° °   ** ° * ** * ** ****
Astérix le Gaulois (Leblanc)     **           * *
La Nuit des généraux (Litvak) *         *   *   **
Femmes préhistoriques (Carreras)           *       **
La Caravane de feu (Kennedy)           *       **
La Dixième Victime (Petri) °         ***        
La Symphonie des héros (Nelson) *                 **
Le Groupe (Lumet) **         *        
Plus féroces que les mâles (Thomas)           *       **
Adios gringo (Stegani)                   **
Arizona Colt (Lupo)                   **
Batman (Martinson)                   **
Dans les griffes du maniaque (Franco)           **        
L'Extravagant Docteur Dolittle (Fleischer)                   **
L'Horizon (Rouffio)     **              
L'Ombre d'un géant (Shavelson)                   **
La Reine des Vikings (Chaffey)           **        
Le Credo de la violence (Laughlin)           **        
Les Anges sauvages (Corman)           **        
Mes funérailles à Berlin (Hamilton)           **        
Que vienne la nuit (Preminger)     **              
Shakespeare Wallah (Ivory) **                  
Si j'étais un espion (Blier)       **            
Texas addio (Baldi)                   **
Un homme pour l'éternité (Zinnemann)           **        
Les Grandes Vacances (Girault)       ** ° °   *   **
Fantômas contre Scotland Yard (Hunebelle)   *   * * *   *   *
Diaboliquement vôtre (Duvivier) °         *       **
Indomptable Angélique (Borderie)           *   *   *
Le Grand Meaulnes (Albicocco)           *       *
Les Risques du métier (Cayatte)           °       **
L'Etranger (Visconti) **   °       °      
Estouffade à la Caraïbe (Besnard)           *        
J'ai même rencontré des tziganes heureux (Petrovic) *                  
L'Homme qui rit (Corbucci)           *        
L'Homme qui valait des milliards (Boisrond)