Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/05/2016

Sur vos écrans en 1988

EDITORIAL :

Par notre invité spécial, Pierre Audebert

debruit00.jpgJournal d'un condamné : après électrotéléportation (simple, brancher Cahiers du cinéma sur Positif!) 507 films, 30 jours de voyage et quelques complicités...

Janvier
"Le changement minimum entre deux plans est le constituant élémentaire du langage cinématographique". Le cinéaste expérimental allemand Werner Nekes le démontre de façon didactique dans Cinémagica, documentaire fleuve sur les images animées. S'y reflète le régime d'images de mon voyage dans le passé (de l'enchaînement minimum entre deux films...). Entrevu la beauté lumineuse d'El sur, presque par hasard. Le second film de Victor Erice acclamé à Cannes en son temps sort à la sauvette après six ans de purgatoire. Première B au lycée L. Tous les mardis soirs, je me rends religieusement à des séances art et essai... Je retrouve parmi les habitués de la ville de P. mon prof d'espagnol. A bonne distance, nous apprécions à l'unisson une programmation rêvée. Son rire résonne encore des premières frasques d'Almodovar. Nous apprécierons  successivement Salaam Bombay, Drowning by numbers ou le Sud en version traumatisée de Solanas. Point cardinal récurrent et ancrage de cette année marquée aussi par la découverte de la vraie vie, de la vodka et des nuits blanches. J'ai mal à la mémoire. Je titube sous les coups d'un prix cannois. Un polonais inconnu vient de jeter une ombre sur l'année avec quatre pépites noirissimmes et éblouissantes. Écho d'un chat qu'on étrangle dans une rue de Varsovie et gueule de bois de Remo Forlani qui ne voit sur RTL qu'"insolent navet et œuvre répugnante". Une fille, lunettes noires sur capuche blanche, me glisse un papier dans la poche. "Trois fois Jean-Claude Brisseau s'exerce... Trois fois il raconte la même histoire ou presque... C.".

Février
Quartier latin. Toujours embrumé par les visions et des relents pleins de bruit et de fureur qui me perturberont longtemps. La vietsploitation continue son enfumage, abreuvant les nostalgiques : clip intime et poignant de Dear America, correct mais un peu putassier Saigon, l'enfer pour deux flics et ce bien carré Hamburger hill, avec ses gi's en nems sur  barbecue (moins subtil que le pudding flambé d'Angelica!). Devant la fontaine St Michel, le dernier des mac mahoniens rédige des missives pour la postérité. Ça sent le roussi pour les soixante-huitards américains... Mais les mots griffonnés en bout de course ont abandonné l'abrasif du dramaturge et saluent un auteur "délaissant un temps sa panoplie de cinéaste engagé". Brouhaha, flashes. Des hordes de pénitents se traînent vers moi sur leurs genoux à vif, agitant pancartes et chapelets. Explosion...

Quelle époque... Tragédie finale à Ouvéa, première Intifada. Le Building à Bezançon. Le 11 octobre le Gaumont Opéra et le 14 octobre le Beaubourg. Et donc ce 22, attentat et bousculade à la sortie du St Michel. 13 blessés dont quatre graves. Pas de prison ferme pour les membres de l'Agrif. Judas n'a été qu'un mauvais lieutenant. Et  pas question d'IVG pour Marie Madeleine. Silence (des anges) au Vatican. Le père Berthier dénonce dans Télérama une vision du monde où le péché est toujours une faute liée à la sexualité...

Mars
Le petit Jésus est donc revenu parmi les siens, plus œcuménique que jamais. La satire façon Free time Chatiliez flatte les brebis (galeuses) du seigneur comme le prolo qui l'œil humide, voit l'esprit Groseille déteindre sur Momo Le Quesnoy. Quatre millions d'ouailles au pays de Bernadette - ne pas oublier ce bide à la noix, grand succès en province. Rire plutôt avec Rob Reiner et Peter Falk, nous replongeant en enfance pour Princess bride, quand John Hughes choisit la vie adulte avec Un ticket pour deux. Un ticket, deux amis pour la vie et un finale à la Capra. Année triomphale pour la comédie populaire. Celle réjouissante du travail en mars – ou comment entrer dans le Moullet ? - ou d'un temps où le merle Mocky vient chatouiller la force tranquille et agiter la génération Mitterrand d'une onde de plaisir dispersive. Jacqueline Maillan enflamme encore le docteur comme un courant alternatif. Stéthoscope à même la vhs, il se lance dans l'autopsie de Tim Burton, nouveau trublion américain, qui  trouve "en redonnant naissance à des corps « imparfaits » une incroyable profondeur". Beetlejuice ou le rire de profundis. Quittant la Bourgogne - sans monter à Solutré mais pas sans une offrande à Saint Bouyxou - je suis pris en chasse dans les faubourgs de Ciné city par une horde de Toons déglingués. Oh Zoom arrière, tu n'es pas un long fleuve tranquille...

Avril
"Le film fait ressentir tout de même, à travers ses yeux, quelque chose de la fascination puis de la peur que peuvent inspirer le monde animal (libre mais violent) à un enfant."  1988, un zoo la nuit. Le nageur au long cours qui m'a fait plonger dans ce grand merdier du cinéma populaire ne se doutait pas que 55 ans plus tard, le public coulerait à ces bestioles des yeux de bisounours. 9 millions d'entrées France pour quelques dauphin, la même chose pour un ours, auxquels s'ajoutent 2 millions pour Jean-Paul et les lions. Ce qui finalement fascine les enfants du Grand bleu,  ce ne sont pas tant des mammifères marins rigolards mais peu sensuels que l'immersion réussie dans un liquide amniotique pour une longue séance d'antistress. Aussi je m'y adonnerai trois fois cet été là (j'ai perdu ma mère jeune). Par contre, aucune fascination pour les alpages préfabriqués de Jean-Jacques Annaud et la solitude de l'ourson coureur de fond. De quoi faire flipper l'oncle Ed et les dauphins : "Deux heures trente à partager les émotions d'un animal, pour qui n'est pas familier de ces bêtes là, c'est long". Mais vint Chatran et tout d'un coup "Les enfants du ciel sont les étoiles scintillantes, les enfants de la terre sont les champignons, les enfants de l'eau sont les gouttes de rosée, les enfants de la forêt sont les arbrisseaux...". Alors, adieu Crocodile dundee, Roger rabbit, Mowgli et les Aristochats, Rox, Rocky, Bigfoot, Benji sans malice et alouette déplumée.

Mai
Suis allé boire un café à Cannes, j'm'y suis pelé. Préféré repartir pour Bagdad... Une créature de la nuit - entre l'Irma vep de Feuillade et celle d'Assayas - me lance sous la lune ce chant tubulaire ("Calling youuu..."). Elle a gravé à la pointe de la flèche "Décidément à Cannes, on adore la campagne". "Le toujours soporifique Bille August" casse la baraque du cinéma d'auteur indépendant européen et ses fans et les invalides se sentent pousser des palmes. C'est l'épidemic de l'académisme scandinave ! Passé Le chemin du serpent, Gabriel Axel réchauffe les vieilles badernes. Il est vrai que le spectateur français réfléchit mieux le ventre plein. Préfère la brève rencontre du cinéma de Mouratova et autres dégelés du bloc de l'est ou plonger dans les ténèbres poudreux d'Almodovar pour y palper au plus près cette insoutenable légèreté de l'être. Insoutenable fut aussi la dernière collaboration entre Werner Herzog et Klaus Kinski. En reste le venin d'un Cobra verde. Aguirre lui s'est dilué dans l'onirisme d'El Dorado et en fait de trésor, mieux vaut grimper à L'arbre du désir géorgien. Bientôt l'heure du thé sur la méridienne de Genève.

cry.jpg

Juin
Grand-messe blanche  pour pauv' petits noirs. La lutte des sud africains s'affiche à Hollywood et à Cannes, annonçant une libération proche. Le noir qui lance la pierre n'est plus seulement un sauvage et le regard de Molly se double enfin d'un poing levé. Seules image acceptables - avec la conviction de Jodhi May - du fade récit de Menges, qui déjà succède à un tristounet Cry freedom. Mapantsula véritable cri. Les manifestants anti-apartheid désertent les écrans (sauf pour les clips de Paul Simon, en état de grâce à plusieurs zéro) pour les scènes et les exhibitions du zoulou blanc Johnny Clegg, le "Biko" de Peter Gabriel et terminer ce 11 du mois au concert pour Mandela à Wembley. Black is beautiful. Eastwood se prend le blues, lui qui saura plus tard "prendre plaisir à filmer d’immenses espaces extérieurs (par exemple celui du palais présidentiel) qu’il oppose aux espaces intérieurs et confinés qui, inévitablement, rappellent l’enfermement passé de Nelson Mandela" ainsi que l'a tracé dans le sang un certain vampire. En attendant, cartes postales des colonies et bon sauvage. Chocolat, joli et nostalgique, accouche au moins d'une promesse. Les anglais sont OK là-bas au Kenya, romantique et guindé dans Sur la route de Nairobi. The kitchen toto convainc plus efficacement en adoptant le regard d'un enfant kikuyu terrorisé, mais sans nous épargner le manichéisme de la représentation d'indépendantistes féroces. L'innocence y a un prix et le racisme un ratio : 1 blanc pour 200 africains. L'Afrique s'affranchit des nécrologies et des clichés avec les débuts d'Idrissa Ouedraogo ou avec Papa Wemba dans La vie est belle, et Ferreri y mord à belles dents. Amertume. Un des plus grands films de l'année, signé par l'immense Ousmane Sembene, reste au placard. Camp de Thiaroye égratigne sévère l'image d'une France paternaliste bien avant l'indigent Indigènes.

Juillet
Fin de l'enfance et grandes vacances de la Suède à Taïwan, en passant par la Grèce embrumée. Un typhon japonais souffle sur l'été. Les ados essaient d'affoler Twist and shout. Dans Génération perdue, les vampires new look de Schumacher suivent la piste des nomades Mc Tiernanesques quand la jeunesse dorée de Beverly hills part en bad. Seul Spielberg promène encore sur le champ de bataille son œil d'enfant plein de soleil. La cinématique capte jaillissements et rebuffades des jeunes pousses et laisse fleurir le verbe d'une vie de chien. "Le devoir de désobéissance de l’adolescence entraîne un certain nombre de déconvenues esthétiques". Chez Breillat, qui toujours "brode sur les rapports entre virilité et brutalité - avec ses obsessions personnelles, comme vous pouvez l'imaginer...", elle a les traits d'Etienne Chicot. Normal que Delphine Zentout boude. Et Charlotte chez Claude Miller et les autres, devant la fascination de sa mère Jane Birkin pour le rejeton d'Agnès Varda et Jacques Demy. Et maman s'amuse à filmer le baiser de son déjà grand, la boum l'après-midi, des grappes d'ados un peu saouls qui scandent  "Je hais la guerre et je hais la haine !" sur les deux accords des Bérurier noir. Classe 88, nous étions des rebelles... Abracada- Boum !

Août
"C'est comme si tu faisais de la plomberie...". Isabelle Huppert, à Caen veut l'entendre, raconte les conseils de l'ancien de Pharmacie et la difficulté je jouer les faiseuses d'anges. 1988, bonne couvée pour la qualité française et déjà ce "portrait sans concession de la France sous l'occupation, où sont partagées les idées du maréchal Pétain". Ah la province, ses cures à Vichy et sa porcelaine de Limoges (et heureusement ses ciné-clubs). Je saute d'un avis à l'autre, sans pouvoir arrêter une opinion après Quelques jours avec moi. Bientôt le bicentenaire... De Broca fait refleurir les lys de l'ancien régime au pays du fou. Dans le bordelais, Jessua a emprunté Jean Rabier en toute innocence pour des joutes psychologiques et criminelles qui font grincer la critique. Elle préfère les causeries littéraires et la ligne coquine de Miou-Miou à la Deville comme à l'écran. N'oublions pas le couple Adjani-Nuytten. Un film fort bien éclairé, moins figé que dans mon souvenir, où Rodinpardieu s'effrite face au talent conjugué, et de la comédienne, et de l'artiste réincarnée.

bruce.jpg

Septembre
Les stars américaines jouent les fakirs. Pour un Mc Guffin et deux belles ou Ford chez Polanski. Je fonds devant Emmanuelle-Kryptonite-Seigner, à qui l'on doit la belle renaissance de Roman. Un exalté me secoue à la rentrée : "Vous imaginez si Die Hard, aka Piège de Cristal, s'était appelé "Barefoot and stuck with terrorists in a building ?"". Pas vraiment, aurait fallu oser. Le nouveau high concept de Mc Tiernan est un genre de roman d'apprentissage pour mari en stand by qui déclare sa flamme avec un humour spectaculaire. De quoi prolonger le plaisir pur du cinéma d'action en rénovant la figure du héros nu. Abracada-boumako pour le début de la carrière américaine du hollandais sanglant Verhoeven. "Le début du film reste un traumatisme pour certains d'entre nous, à commencer par moi qui ai vu le film à sa sortie, en 1987, soit à l'âge de 14 mois". Excellent tour de chauffe... Nous on s'enferme dans La bête de guerre et son éprouvant périple afghan. Puis Steven Seagal est arrivé (quand, beaucoup plus dommageable, Nico, la grande prêtresse, nous a quittés.)... Andrew Davis graisse sa série B comme Mamet ses engrenages. Le thriller américain part en goguette à Amsterdam. Ce Dick Maas a du chien, au delà d'un petit côté "office du tourisme" de sa chasse à l'homme-grenouille.

Octobre
L'automne est tombé comme un solo sur le Bird de Clint Eastwood. Mise en scène sobre et colorimétrie soignée, écrasées par la performance du grand Forest Whitaker. Si on a pu dire parfois "Jusque là rien de très original dans l’œuvre du pessimiste joyeux qu'est Woody Allen", voilà qu'il revient par la fenêtre et, pour la première fois depuis Intérieurs, aborde par la gravité "cet instantané d'une nuit privée d'électricité où de maladroits et solitaires intellectuels se blessent les uns les autres de ne savoir vivre ou se parler vraiment". On quitte les années Reagan pour Bush 1er et Coppola en vire au marbre. "Quand et comment doivent faire les cinéphiles pour connaître le moment de partir vers le monde des grandes personnes ? Quand et comment doivent faire les cinéphiles pour calmer la tristesse de ce moment ?" me miaule Chatran, fielleux félin qui préfère la vie au cinéma.

Novembre
Les feuilles et les mortes-vivantes se ramassent à la pelle. Tu vois Vincent, je n'ai pas oublié, ce territoire des morts que tu as labouré... "Il n'est pas innocent, je suppose, que chacun des zombie se distingue par des vêtements qui traduisent son métier et trimbale jusque dans la mort ses outils de travail et les gestes qui vont avec (couperet du boucher, clef du mécanicien, pompe du garagiste, tondeuse du jardinier). Aliénation par le travail mon cher Marx !" Mais en 1988, une batterie de variations imposent d'autres visions décomposées à la nature complexe. Les écorchés de Barker en ont les atours et une certaine décrépitude morale. Chez Carpenter, les suppôts du diable en reprennent la démarche, le teint livide et l'appétit. Chez Lustig, le revenant est vigilante et psycho-killer. Qu'importe le mal tant que la panoplie rafraîchit le thriller urbain. Alors Flic ou zombie ? Après l'attaque d'animaux zombifiés surréalistes dans les cuisines d'un restau chinois, Hong Kong brouille carrément les gênes avec ses fantômes dans un grand bazar survolté, érotique et bleuté. Première salve dans nos salles de leur nouvelle vague. Plus important dans cet élan viral, tout se boucle en Haïti. Craven revisite scientifiquement le vaudou et réalise un mètre étalon du genre. Le politique y est en putréfaction au premier plan et ça n'a rien d'une formule.

Décembre
L'amour à mort inspire Yoshida pour son étrange version de Hurlevent. Eros et Thanatos encore chez Fulci pour de pervers plaisirs de mise en scène. Présence sans fin des défunts ou pressentiment de notre fin inéluctable ? Les lignes deviennent perméables. Tarkovski et Paradjanov sont mis en parallèle dans un court documentaire qui évoque pour l'arménien l'insupportable perte de l'ami russe. Il interroge aussi leur rapport à cet au-delà sans aucune "pornographie de la mort qui fait le prix ignoble de certains documentaires, de montrer sur le vif, si l’on peut dire, en direct, des hommes en train de réellement mourir ; et le scandale de cette mort violente monnayée en document sensationnel ; et le scandale de ce mort ainsi à jamais privé de paix, transformé en histrion de son propre calvaire par le cynisme des projections permanentes." Ces lignes baziniennes de homme qui ne rit jamais (mais marque souvent) ne se prêtent pas d'avantage au long crépuscule du bourreau de Lyon radiographié par Ophuls. Ailleurs dans la fiction, Huston égraine son testament irlandais sur la harpe fragile d'Alex North. Et parce qu'il est conscient de ses mutations, Godard achève le premier chapitre de ses Histoire(s) du cinéma - celui qui nous a tout appris et fait perdre l'esprit. Matilda (et moi) s'envole sur le dernier film de Jacques Demy - début de la fin d'Yves Montand...

Dernier message des étoiles :
Ciné-lecteurs, ciné blogueurs,
une rétro ça peut durer des heures,
Cinextrémiste, Cinéphagique,
Zoom arrière est mon analgésique...

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 187 longs métrages (sur les 507 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

                                    
Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent
De bruit et de fureur (Brisseau)     *** *** *** **** *** ****   *** ***
A bout de course (Lumet)     ****   **** ***         ***
Les Gens de Dublin (Huston)   **** **** * **** **** * ***     ****
Tu ne tueras point (Kieslowski)   ****   ** **** **** * ****     ***
Hôtel Terminus (Ophuls)   *** ****   ****            
Drowning by Numbers (Greenaway)       *** **** **** * ****     **
Matador (Almodovar)   ****   *** *** **** *       ***
Beetlejuice (Burton) ** ***   *** *** **** **   ** *** ***
Bird (Eastwood)   *** ** ** *** **** ** *** ** ** ****
Drôle d'endroit pour une rencontre (Dupeyron)   ***   ** ***     ***     ***
La Commissaire (Askoldov)         ***           ****
La Bête de guerre (Reynolds)           ***         ****
Le Sud (Solanas)   ****     ***            
La Petite Voleuse (Miller)   ***   *** *** **   **     ***
Jardins de pierre (Coppola)     ***     **         ****
L'Emprise des ténèbres (Craven)       ***   ****   **      
Quelques jours avec moi (Sautet)   **** * *** *** ** ** ***   **  
Aux frontières de l'aube (Bigelow)       **   ****       * ****
Histoires de fantômes chinois (Ching)       ***   ****     *   ***
Le Festin de Babette (Axel)   ***   **
  *** **     ***  
Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Zemeckis) *** *** ** ° ** *** ** * *** **** ***
Engrenages (Mamet)       ** *** ***   **     ***
La Loi du désir (Almodovar)   ***   ** *** *** **        
L'Empire du soleil (Spielberg)   ** **   ** ***   *   *** ****
Frantic (Polanski)   ****   *** *** ** * ** ** *** *
Robocop (Verhoeven)   ** *** * ** *** *   ** ** ****
Prince des ténèbres (Carpenter)     ° *** * **** ** *   *** ****
L'Insoutenable Légèreté de l'être (Kaufman)   *** * ** *** *** * ***     **
Une affaire de femmes (Chabrol)   **   **** ** *** ** *      
La Dernière Tentation du Christ (Scorsese)     ** * ** *** *** ***      
Hidden (Sholder)       *** ** ***   **   ** **
Sammy et Rosie s'envoient en l'air (Frears)       ** ** **** **        
China Girl (Ferrara)       **   ***   **     ***
Hellraiser - Le Pacte (Barker)       **   ***         ***
Paysage dans le brouillard (Angelopoulos)       *** *** **          
Le Hasard (Kieslowski)       ** ****            
La Table tournante (Grimault & Demy)               ***     ***
Shadows in Paradise (Kaurismäki)           ****          
Piège de cristal (McTiernan) * * *** ** ° ****     ** ** ****
La Lectrice (Deville)   ***   ** ** ***   *   ** ***
September (Allen) ** **   *** **   *       ***
Mort à l'arrivée (Morton & Jankel)         ** ***       * ***
Epidemic (Von Trier)       ** ** ***   **      
Jane B. par Agnès V. (Varda)       *** ** **          
Maniac Cop (Lustig)       **   **         ***
Trois Places pour le vingt-six (Demy)     ** ***       **      
Wall Street (Stone)   ***   ** ** ** * * *   ***
Alouette je te plumerai (Zucca)     *** **              
Cobra Verde (Herzog)           ***         **
Elmer, le remue-méninges (Henenlotter)       **             ***
Une bringue d'enfer (Reynolds)     ***     **          
Urgences (Depardon)         ***   **        
Y'a bon les Blancs (Ferreri)       **       ***      
Princess Bride (Reiner)   **   ° ** *** * ** ** ° ****
Good Morning Vietnam (Levinson)   **   ** ** ** *   * ** **
Colors (Hopper)     ***     **     *    
Corentin ou les Infortunes conjugales (Marbœuf)       *       **     ***
Dans les ténèbres (Almodovar)       ** * ***          
Hairspray (Waters)       **   *** *        
Milagro (Redford)           ***   *     **
U2 Rattle and Hum (Joanou)         * ***         **
Un enfant de Calabre (Comencini)   ** ***         *      
Chocolat (Denis)       ** **           **
Les Possédés (Wajda)       **   **   **      
Aux quatre coin-coin du Canard (Baissat)                     ***
Chuck Berry Hail ! Hail ! Rock'n'roll (Hackford)                     ***
L'Amateur (Kieslowski)         ***            
La Sorcière (Bellocchio)           ***          
Le Sang du châtiment (Friedkin)           ***          
Onimaru (Yoshida)       ***              
Pacte avec un tueur (Flynn)           ***          
Stormy Monday (Figgis)           ***          
Sur la route de Nairobi (Radford)           ***          
The Last Movie (Hopper)           ***          
Un ticket pour deux (Hughes)                   ***  
Walker (Cox)           ***          
Camille Claudel (Nuytten)   **   ** ** **   *   *  
Itinéraire d'un enfant gâté (Lelouch)   *   ** **   * **   ** *
Powaqqatsi (Reggio)           *         ***
Balance maman hors du train (De Vito)   **                 **
Encore (Vecchiali)     ** **              
Les Enfants de Salem (Cohen)       **   **          
Les Modernes (Rudolph)       **       **      
Mémoires d'un Juif tropical (Morder)       **     **        
Star Trek 4 (Nimoy)                   ** **
Bagdad Café (Adlon)   *   ** ** *   * *   **
Bad Taste (Jackson)       **       ** *    
Midnight Run (Brest)           **   * **    
Trente-Six fillette (Breillat)       *** ° ** *        
Pelle le conquérant (August)         ** *   *     **
La Vie est un long fleuve tranquille (Chatiliez) * *   ** * **   * ** * **
Traquée (Scott)       ** * *     °   ***
A gauche en sortant de l'ascenseur (Molinaro)   ** ** **   °       *  
Willow (Howard) * *   °   **   * * *** *
Chouans ! (De Broca)   * ** **       *     °
La Maison assassinée (Lautner)   ** ** *         * °  
Un prince à New York (Landis)           *     ° *** *
Amsterdamned (Maas)       °   **     *   **
L'Œuvre au noir (Delvaux)   ***   °              
Le Marin des mers de Chine (Chan)                 °   ***
Bonjour l'angoisse (Tchernia)       **       *      
Broadcast News (Brooks)           *         **
La Comédie du travail (Moullet)     * **              
Les Saisons du plaisir (Mocky)       **       *      
Meurtre à Hollywood (Edwards)     *               **
Prison (Harlin)       *   **          
Rendez-vous avec la mort (Winner)           **   *      
Saigon, l'enfer pour deux flics (Crowe)           *         **
Suspect (Yates)           *         **
Vices et caprices (Brass)       *             **
Critters 2 (Garris)                   **  
Dear America, lettres du Vietnam (Couturie)         **            
Duo à trois (Shelton)           **          
Eclair de lune (Jewison)           **          
Eddie Murphy Show (Townsend)           **          
En toute innocence (Jessua)           **          
Fréquence meurtre (Rappeneau)   **                  
Hamlet Goes Business (Kaurismäki)       **              
Kung-Fu Master (Varda)           **          
L'Arbre du désir (Abouladzé)         **            
La Basketteuse numéro cinq (Xie)                     **
La Passerelle (Sussfeld)   **                  
Le Beau-Père (Ruben)           **          
Made in Heaven - Bienvenue au paradis (Rudolph)               **      
Miracle sur la Huitième rue (Robbins)                   **  
Patty Hearst (Schrader)           **          
Salaam Bombay ! (Nair)       **              
Sans fin (Kieslowski)       **              
Savannah (Pico)       **              
Un été chez grand-père (Hou)             **        
Un zoo la nuit (Lauzon)       **              
Big (Marshall)   *   °   *     ° ** **
Le Grand Bleu (Besson) ° * * * * ** * *   ° *
Les Prédateurs de la nuit (Franco)       °   *   *     **
Liaison fatale (Lyne)   **   *   *   °     °
Double Détente (Hill)   °                 **
Fatal Beauty (T. Holland)           *       *  
Hamburger Hill (Irvin)         *           *
La Main droite du diable (Costa-Gavras)           *   *      
Randonnée pour un tueur (Spottiswoode)           *         *
Sans peur et sans reproche (Jugnot)       **   °     ° *  
Génération perdue (Schumacher)       *   *   °     *
Presidio, base militaire, San Francisco (Hyams)           *     °   *
Blue Jean Cop (Glickenhaus)           *          
Dandin (Planchon)               *      
Etroite Surveillance (Badham)           *          
Flic ou zombie (Goldblatt)           *          
Homeboy (Seresin)                     *
L'Ane qui a bu la Lune (Treilhou)     *                
La Septième Prophétie (Schultz)           *          
Le Complot (A. Holland)                     *
Les Mendiants (Jacquot)       *              
Masquerade (Swaim)           *          
Nuit de folie (Columbus)                     *
Retour de flamme (Cates)           *          
The Gate - la Fissure (Takacs)                     *
Un monde à part (Menges)           *          
Une femme en péril (Yates)                     *
Une nuit à l'Assemblée nationale (Mocky)       *              
Cry Freedom, le cri de la liberté (Attenborough) °             * °   *
L'Ours (Annaud) * ° ° ° ° *   ° ° * *
Baby Boom (Shyer)   *       °          
Fantômes en fête (Donner)     *           °    
La Bohème (Comencini)       °       *      
Le Palanquin des larmes (Dorfmann)   °                 *
Le Proviseur (Cain)           *          
Mangeclous (Mizrahi)       °       *      
Ne réveillez pas un flic qui dort (Pinheiro)           *   °      
Running Man (Glaser)       °         *    
Crocodile Dundee 2 (Cornell)         °       * °  
La Vénitienne (Bolognini)       °   °   *      
Nico (Davis)     *     °     °    
A notre regrettable époux (Korber)       °              
Benji la malice (Camp)   °                  
Class 89 (Gross)               °      
Hitman le Cobra (Ho)                     °
La Chute de la maison Usher (Franco)       °              
Le Diable rose (Reinhard)       °              
Le Justicier braque les dealers (Lee-Thompson)                 °    
Les Pyramides bleues (Dombasle)               °      
Moonwalker (Chilvers & Kramer)                 °    
Police Academy 5 (Myerson)                   °  
Saxo (Zeitoun)   °                  
Trois Hommes et un bébé (Nimoy)   °   °           °  
Rambo III (MacDonald)         ° °     ° °  
L'Etudiante (Pinoteau) ° °   °         ° °  
  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent
Inédits :                      
As tears go by (Wong)           ****       *** ****
I Giorni del commissario Ambrosio (Corbucci)                     **

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- De bruit et de fureur (Brisseau), 2- Le Sud (Erice), 3- Gens de Dublin (Huston), 4- Encore (Vecchiali), 5- Tu ne tueras point ( Kieslowski), 6- Bird (Eastwood), 7- Jardins de pierre (Coppola), 8- Shadows in Paradise (Kaurismaki), 9- Un été chez grand-père (Hou), 11- Piège de cristal (McTiernan), Prince des ténèbres (Carpenter)
Ancien : Longs Adieux (Muratova)

Orangina Rose :
Piège de Cristal / Princess Bride / Beetlejuice / Le Festin de Babette / Good Morning Vietnam / Bad Taste / Robocop / Qui veut la peau de Roger Rabbit ? / Bird / Histoire de fantômes chinois

Un simple amateur :
1. Hôtel Terminus (Ophuls) 2. Tu ne tueras point (Kieslowski) 3. A bout de course (Lumet) 4. Les Gens de Dublin (Huston) 5. Un été chez grand-père (Hou) 6. Le Sud (Erice) 7. Paysage dans le brouillard (Angelopoulos) 8. De bruit et de fureur (Brisseau) 9. Le Festin de Babette (Axel) 10. Drowning by numbers (Greenaway)

 

LE SONDAGE TWITTER DU DR. ORLOF :

Quel est le meilleur film sorti en 1988 ? (70 votants)

1- A bout de course (Lumet) 13 voix
2- Die Hard (John McTiernan) 9 voix
3- Une affaire de femmes (Chabrol), Les gens de Dublin (Huston), Qui veut la peau de Roger Rabbit (Zemeckis) 4 voix
6- Beetlejuice (Burton), Bird (Eastwood) 3 voix
8- La Lectrice (Deville), Prince des ténèbres (Carpenter), Robocop (Verhoeven), Epidemic (Lars Von Trier), De Bruit et de fureur (Brisseau), Le Festin de Babette (Axel) 2 voix
Cités une seule fois : Matador (Almodovar), L'Empire du soleil (Spielberg), Jardins de pierre (Coppola), Le Hasard (Kieslowski), Le Sud (Solanas), La Loi du désir (Almodovar), Once more (Vecchiali), Frantic (Polanski), Liaison fatale (Lyne), L'insoutenable légèreté de l'être (Kaufman), Camille Claudel (Nuytten), La Dernière tentation du Christ (Scorsese), Drowning by numbers (Greenaway), Un été chez grand-père (Hou Hsiao-Hsien), Le Sang du châtiment (Friedkin), Dans les ténèbres (Almodovar), Princess bride (Reiner), Bagdad café (Adlon)

 

LE BOX-OFFICE :

1. Le Grand Bleu, Luc Besson, 9 194 118 entrées
2. L'Ours, Jean-Jacques Annaud, 9 136 803 entrées
3. Qui veut la peau de Roger Rabbitt ?, Robert Zemeckis, 5 890 854 entrées
4. La Vie est un long fleuve tranquille, Etienne Chatiliez, 4 088 239 entrées
5. Itinéraire d'un enfant gâté, Claude Lelouch, 3 254 397 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : La Lectrice (Michel Deville)
- Prix Méliès : La Petite Voleuse (Claude Miller)
- Prix Jean Vigo : La Comédie du travail (Luc Moullet)
- César du meilleur film : Camille Claudel (Bruno Nuytten)
- Oscar du meilleur film : Le Dernier Empereur (Bernardo Bertolucci)
- Festival de Venise, Lion d'or : La Légende du saint buveur (Ermanno Olmi)
- Festival de Cannes, Palme d'or : Pelle le conquérant (Bille August)
- Festival de Berlin, Ours d'or : Le Sorgho rouge (Zhang Yimou)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Distant Voices, Still Lives (Terence Davies) & Schmetterlinge (Wolfgang Becker)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : On the black hill (Andrew Grieve)

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1988 sur le site Encyclo-Ciné)