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17/06/2016

Sur vos écrans en 1989

EDITORIAL :

Par Edouard S.

greenaway00.jpgAbécédaire pour 1989

A comme Anthropophagie : En 1989, le "tabou ultime" n'a pas été évoqué dans quelque série Z horrifique mais dans deux films d'auteurs également respectés bien que de générations différentes. Etrangement, dans les deux cas, à travers le mode opératique. Au sens premier du terme dans Les Cannibales de Manoel de Oliveira, puisqu'il s'agit d'un film intégralement chanté. De manière moins directe dans Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant de Peter Greenaway, l'opéra n'étant que l'un des arts convoqués par le cinéaste. Les deux œuvres sont parmi les plus déroutantes qui soient. Votre serviteur avoue ne pas avoir accepté le jeu narratif du Portugais mais avoir été envoûté une nouvelle fois par les exercices plastiques du Britannique au sommet de sa carrière (comme son acteur français Richard Bohringer). Il faudrait un banquet pour fêter dignement cette première place au Top ZA.

B comme Bicentenaire : Les 200 ans de la Révolution Française, c'étaient les Grands Travaux mitterrandiens, un défilé parisien imaginé par Jean-Paul Goude et suivi par 800 millions de téléspectateurs dans le monde, une masse considérable de publications et de débats historiques… et un film de 6 heures présenté en deux parties signées Robert Enrico et Richard Heffron, que l'échec critique et commercial condamna aux oubliettes, au point de le rendre même difficile à trouver en vidéocluB.

C comme Canada : Non seulement le québécois Denys Arcand a réalisé cette année son meilleur film, le surprenant Jésus de Montréal (Prix du jury à Cannes), mais David Cronenberg a passé un impressionnant palier en s'écartant quelque peu du cinéma de genre qu'il affectionne pour livrer le perturbant et superbe Faux-semblants. Ce n'est pas tout : voici que nous est présenté un certain Atom Egoyan, né en Egypte mais naturalisé canadien. Son Family viewing se coltine avec une grande habileté aux thèmes du voyeurisme et des nouvelles images. Egoyan : retenez ce nom, il faudra désormais faire aveC.

D comme Décès : Cette année, nous avons dit adieu à John Cassavetes, Bernard Blier, André Cayatte, Jean Bouise, Franklin J. Schaffner, Laurence Olivier, Noël-Noël, Silvana Mangano... Et "le 30 avril 1989, la mort a coupé le plus long plan-séquence de l'histoire du cinéma", comme l'a écrit Michel Sineux dans Positif. Il rendait là hommage à Sergio Leone et terminait son texte en évoquant l'incroyable ouverture imaginée par le cinéaste, allant des mains de Chostakovitch au travail jusqu'aux blindés dans la steppe, pour son dernier projet : Les 900 journées de LeningraD.

E comme Emir : Le film le plus ébouriffant de 1989 est venu de Yougoslavie, porté par le souffle des cuivres de Goran Bregovic. Le Temps des Gitans, cette sublime épopée tzigane, confirme que la Palme d'or obtenue à Cannes il y a quatre ans par Emir Kusturica pour Papa est en voyage d'affaires n'avait rien d'une incongruité. Un coup double n'aurait rien eu de scandaleux, même si le Prix de la mise en scène obtenu cette fois était parfaitement justifié. Assurément, pour la Palme, ce n'est que partie remisE.

F comme Fight the power : On ne s'est pas ennuyé cette année à Cannes. La claque du Festival a été administrée par Spike Lee. Lancé par le virulent Fight the power de Public Enemy en guise de générique et débutant comme une comédie colorée sur Brooklyn, son Do the right thing dérape sans retour vers l'explosion sociale et communautaire. Wim Wenders, président du jury cannois, a préféré récompenser un autre jeune cinéaste américain, Steven Soderbergh. Spike Lee lui en a aussitôt tenu rigueur, le menaçant de lui péter la gueule s'il le croisait à New York, un brin impulsiF.

G comme Gena : Elle a perdu son mari John, le génial Cassevetes. Elle a aussi illuminé d'une façon inédite le cinéma de Woody dans Une autre femme, l'un des meilleurs Allen. Une pensée pour la Rowlands, star sans liftinG.

H comme Hippo : Dans les cours de lycée et les amphis de fac, secrètement, la plupart des mecs ont commencé à rêver cette année de se faire appeler Hippo, de glander avec classe dans les rues de Paris, d'éteindre la Tour Eiffel d'un claquement de doigts et de faire tomber toutes les Nathalie de France. Un Monde sans pitié, d'Eric Rochant avec Hippolyte Girardot et Mireille Perrier, c'est un peu nos 400 Coups à nous, le début, en tout cas, d'une Nouvelle-Nouvelle-Vague du cinéma français espérée pour la décennie qui vient. Prenez date dans votre almanacH.

I comme Imamura : Apparu chez nous il y a quelques années à peine et récompensé, on s'en souvient, d'une Palme d'or en 1983 pour La Ballade de Narayama, Shohei Imamura bouscule depuis longtemps les écrans japonais. Depuis les années 60 exactement, d'où a été tiré Désir meurtrier, l'un de ses films les plus forts sur la passion amoureuse et ses déraillements (à quand la reprise des deux qui l'entourent dans sa filmographie, tout aussi surprenants, La Femme-insecte et Le Pornographe ?). Cependant, cette découverte fulgurante a produit pour certains un effet pervers : sous-estimer l'Imamura de 1989. Pluie noire, consacré au bombardement d'Hiroshima et à ses conséquences, a pu passer pour un film académique. Il n'en est rien pourtant. Malgré le sujet, la vitalité, la surprise, l'humanité n'ont pas déserté l'œuvre imamuresque. Non, notre homme n'est pas finI.

J comme Jumeaux : David Cronenberg, dans Faux-semblants, a dédoublé de manière bluffante Jeremy Irons  l'écran. Ivan Reitman lui, dans Jumeaux, a imaginé que deux frères pouvaient avoir les traits de Danny De Vito et Arnold Schwarzenegger. Le résultat est-il probant sur le plan comique ? Les collaborateurs de Zoom Arrière ayant tenté l'expérience répondent plutôt par la négative. Il semblerait que n'importe quelle boisson alcoolisée provoque plus facilement l'hilarité que cette comédie-là, au hasard ce vin hongrois du nom de TokaJ.

K comme Kieslowski : Il fut peut-être LE grand bonhomme de 1988, grâce à la sortie conjointe de quatre joyaux de sa filmographie. Il a continué à procurer des frissons cette année avec Brève histoire d'amour. Il sera sans doute encore au plus haut l'an prochain puisque l'on annonce la sortie en France de son Décalogue, série de dix films d'une heure (dont le précédent cité et Tu ne tueras point en versions raccourcies), présentée à la Mostra de Venise en septembre dernier. On imagine cette collection profondément noire, peu portée sur le slapsticK.

L comme Laclos : Nous avions eu en 1983 une "guerre des Bond" (Jamais plus jamais vs Octopussy) et voilà que fut déclarée cette année une "guerre des Laclos". Deux adaptations des Liaisons dangereuses sont sorties sur les écrans français à neuf mois d'intervalle. Le film de Stephen Frears, portant le même titre que le fameux roman épistolaire, fut présenté avant celui de Milos Forman, Valmont. Le retard ne fut jamais comblé par celui-ci… La vigueur, la précision et l'acidité admirées dans le premier donnèrent au second une saveur bien fade. Au final, le résultat est sans appel (y compris au box office où Les Liaisons dangereuses obtiennent une belle 18ème place, juste derrière L'Arme fatale 2). Quoique… Dans notre tableau, deux personnes donnent, au contraire des autres, leur préférence au Forman. Et ce sont deux femmes… Aurait-on trouvé là un nouveau marqueur sexueL ?

M comme Monty Python : Il n'y aura plus de film ni d'émission ni de spectacle des Monty Python. Nous le pressentions, certes, depuis la gestation difficile du Sens de la vie, mais le 4 octobre dernier, l'un des six fantastiques, Graham Chapman, nous a quitté. Toutefois, comme ils nous l'ont appris à travers leurs sketches, la mort, il faut s'en moquer allègrement. Alors saluons plutôt la réussite de la greffe anglo-américaine (John Cleese et Michael Palin face à Kevin Kline et Jamie Lee Curtis) tentée par Un poisson nommé Wanda, la bonne tenue (d'après deux de mes collègues) d'Erik le Viking de Terry Jones et, bien sûr, la folle maestria dont fait preuve Terry Gilliam pour Les Aventures du Baron de Münchausen. De toute façon, un jour ou l'autre, nous finirons tous au funérariuM.

N comme Nicole : Calme blanc, de l'Australien Philip Noyce, est un bon petit thriller nautique qui restera pour une chose, la révélation d'une actrice d'avenir, Nicole Mary KidmaN.

O comme Orgasme : Quand Harry rencontre Sally est une bonne petite comédie romantique qui restera pour une chose, la simulation par le personnage de Meg Ryan d'un orgasme en plein restO.

P comme Performance : Le champion du box office est cette année un road movie détaillant le rapprochement de deux frères dont l'un est atteint d'une forme d'autisme. Rain Man, de Barry Levinson, a triomphé partout où il a été présenté, y compris au festival de Berlin d'où il est revenu lesté de l'Ours d'or. Face à Tom Cruise, c'est Dustin Hoffman qui endosse le rôle du dérangé Charlie Babbitt. Travaillant tics, attitudes et diction de façon très précise, il réalise une véritable performance qui semble ouvrir une voie dans laquelle ne manqueront certainement pas de s'engouffrer dans le futur d'autres stars de sa trempe, désireuses de décrocher elles aussi l'Oscar du meilleur acteur en se frottant au monde du handicaP.

Q comme Qualité : La décennie qui vient de se terminer aura été bonne pour le cinéma français "de qualité". Celui-ci ferait peut-être bien d'en profiter car il n'est pas évident que cela dure... En attendant, les réalisateurs capables de tenir leur rang entre les films très grand public et les réalisations indépendantes ou marginales ont encore solidement assuré en 1989. Nous pensons à Bertrand Blier (Trop belle pour toi), Patrice Leconte (Monsieur Hire), Bertrand Tavernier (La Vie et rien d'autre), Alain Corneau (Nocturne indien)... Et si l'on ajoute, dans des catégories différentes, un délicieux Rivette et la révélation Rochant, on admettra que cette année encore, il peut chanter le coQ.

R comme Rouleau-compresseur : L'Ecran Fantastique a titré "Le Cyclone de la rentrée", Première nous a prévenu sur sa une : "Vous n'y échapperez pas", et ni Télérama ni les Cahiers du Cinéma n'ont été en reste pour promouvoir le blockbuster. Un budget de 35 millions de dollars, un réalisateur qui monte, un Nicholson en Joker, un Prince sur la BO et finalement plus de 400 millions de recettes mondiales... C'est vrai que Batman, de Tim Burton, c'est pas mal. Mais disons qu'il n'y a pas de quoi se relever la nuit non plus, même pour Kim BasingeR.

S comme Suites : Retour vers le futur 2, Indiana Jones et la dernière croisade, Phantasm 2, SOS Fantômes 2, Hellraiser 2, L'Arme fatale 2, Big Top Pee Wee, La Mouche 2, Police Academy 6, Vampire… vous avez dit vampire ? 2… Voici, des plus honorables aux plus catastrophiques, les nombreuses suites présentes dans notre sélection. De là à dire qu'Hollywood manque d'idéeS

T comme Tornatore : Un Oscar du meilleur film étranger, un Grand Prix du Jury à Cannes, un énorme succès dans les salles, etc. Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore est très vite devenu le film-symbole brandi devant le grand public pour attiser la nostalgie du spectacle cinématographique à l'ancienne. Attendris, indulgents, nous éviterons de le juger trop sévèremenT.

U comme Union sacrée (L') : Dans notre tableau, 4 bulles pour le pire film de l'année. Avec Bruel, Berry, Arcady et Goldmann… c'était d'avance courU.

V comme Vingt-six : Comme il l'a savoureusement déclaré lui-même, dorénavant, sa carrière ne peut que décliner… Steven Soderbergh est devenu à 26 ans, le plus jeune lauréat de la Palme d'or (avec Louis Malle, coréalisateur du Monde du silence en 1955), pour son premier film Sexe, mensonges et vidéo, tourné avec très peu de moyens mais beaucoup d'intelligence. L'une des œuvres fondatrices du "nouveau cinéma indépendant américain", expression qui revient certes tous les dix ans comme un leitmotiV.

W comme Water-polo : Nous savions Nanni Moretti sportif, notamment grand amateur de football. Il le prouve plus que jamais dans Palombella Rossa, fantaisie ayant pour cadre une piscine dans laquelle se déroule un match de water-polo. Ce fut, avec celui de Peter Greenaway, le film le plus apprécié par le staff de Zoom Arrière cette année. Si, personnellement, je fais partie des moins enthousiastes, j'admets volontiers que Nanni continue de débiter ses dialogues avec un excellent floW.

X comme X : L'essor de la vidéo et l'arrivée de Canal+ ont fini ces dernières années de faire basculer le genre pornographique de la salle de cinéma au salon. Seule une poignée de longs métrages a été distribuée en 1989 avec un classement X et aucun membre de notre équipe n'a pu en visionner. Parcourant leurs titres plus délicats les uns que les autres, est-ce vraiment dommage pour, par exemple, La Rousse elle fait vraiment tout, Réseau baise ou Elles sucent à genouX ?

Y comme Yankees : 1989, année noire pour l'économie du cinéma français. La fréquentation des salles tombe au plus bas et les productions américaines raflent la mise en s'octroyant 55% de parts de marché. Sur les 18 premiers films du box office, 14 sont américains et la bannière étoilée flotte au-dessus des 9 premières marches. Et comme si cela ne suffisait pas, en juillet, Laurent Fignon perd le Tour de France de cyclisme pour 8 secondes au profit de Greg Lemond ! Que nous reste-t-il ? Une victoire là où les Yankees ne risquent pas de nous enquiquiner : le Tournoi des Cinq Nations en RugbY.

Z comme Zidi : L'amuseur a dû en avoir assez, au moins pour un temps, de faire rire à si peu de frais depuis ses débuts. Par delà les affreux Rois du gag, les réussites relatives des comédies plus "sérieuses" que furent Les Ripoux puis Association de malfaiteurs étaient bien des signes annonciateurs d'une évolution chez Claude Zidi. Deux, avec Maruschka Detmers et Gérard Depardieu, est cette fois une vraie comédie dramatique. Dire qu'elle est satisfaisante serait un bien grand mot. Elle a toutefois valu à son auteur un entretien dans, mazette !, les Cahiers du Cinéma. Alors, pour l'avenir, sur Zidi, vous, vous miseZ ?

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 187 longs métrages (sur les 384 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent Timothée
Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway)       *** *** ****   ****     ****  
Palombella rossa (Moretti)   ****   *** ** **** ****       **** **
Le Temps des gitans (Kusturica)   *** *** *** **** ****   **       ***
Incidents de parcours (Romero)       ***   ****         ****  
Faux-Semblants (Cronenberg)   **** * **** **** **** *** *** ** * ***  
Les Liaisons dangereuses (Frears) *** **   *** *** *** ** *** *** ** *** ***
Les Aventures du baron de Münchausen (Gilliam) *** **   *** *** ***   *** *** ** ***  
Invasion Los Angeles (Carpenter)     ° *** ** ****       **** **** ***
La Bande des quatre (Rivette)   ***   **** ***   **       ***  
Trop belle pour toi (Blier) * *** *** **** *** ** ** *** ***   ***  
Do the Right Thing (Lee)   *** **** ** *** **** **     *** *  
Un monde sans pitié (Rochant)   ***   *** *** **   ***     ***  
Brève Histoire d'amour (Kieslowski)       *** ***     ***     ***  
Monsieur Hire (Leconte) ** ***   *** *** ***   **     ***  
Abyss (Cameron)   *** *** ** ** **** ** ** *** ** ***  
Une autre femme (Allen)       **** ***   ** **     ***  
Désir meurtrier (Imamura)         *** ****            
Femmes au bord de la crise de nerf (Almodovar)   ***   ** ** **** **     ** ***  
Retour vers le futur 2 (Zemeckis)   *** ** ** **     ** *** *** ** ***
Mystery Train (Jarmusch)       *** ** ***         ***  
Nocturne indien (Corneau)   ***   ** *** **   ***        
Un poisson nommé Wanda (Crichton) ** **   *** ** ****     ** ** ** **
Sexe, mensonges et vidéo (Soderbergh) *** **** ** ** **** ** * * ** * ***  
Indiana Jones et la dernière croisade (Spielberg) ** ** * ** ** ** *   *** **** ** ***
Alice (Svankmajer)       ** ** **** ** ** ** ****    
Veuve mais pas trop (Demme)   **   * *** ***         ***  
La Vie et rien d'autre (Tavernier)   *** ** ** ***     **        
Yaaba (Cissé)         **   **       ****  
High Hopes (Leigh)       ** ***           ***  
Jésus de Montréal (Arcand)       ** *** ***            
Family Viewing (Egoyan)       ** *** ***            
Angoisse (Luna)       ***   ***            
Erik le Viking (Jones)       ***             ***  
Le Prince Nezha triomphe du roi Dragon (Wang, Yan & Xu)           ****            
Le Café des jules (Vecchiali)     ****                  
Les Insoumis (Brocka)           ****            
Rouge (Kwan)           ****            
Noce blanche (Brisseau)   * *** ** * **** *** **   * **  
Baxter (Boivin)   **   ** ** ***   ** **      
Mes nuits sont plus belles que vos jours (Zulawski)   *   ***   ***   **     **  
Calme blanc (Noyce)         ** **   **   ** ***  
Pluie noire (Imamura)   *** *   ***   **          
Batman (Burton) ** *** ** ° ** *** **   ** ** * **
Tucker (Coppola)     °     ***         ****  
Talk Radio (Stone)         * ***         ***  
Une histoire de vent (Loridan & Ivens)       ** ***   **          
Quand Harry rencontre Sally (Reiner) ° *** ** ** ** **   * ** *** ** *
Cinéma Paradiso (Tornatore)   *   ** ** **   *   * *** ***
Force majeure (Jolivet)   ** ** ** **     **        
Les Aventures d'Eddie Turley (Courant)       ** ***              
Le Petit Diable (Benigni)       **             ***  
Le Petit Dinosaure et la vallée des merveilles (Bluth)     ***             **    
Great Balls of Fire (McBride)           **         ***  
Le Voleur de savonnettes (Luchetti)       **             ***  
Valmont (Forman)   ***   ** * **** ** *     °  
Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (Zucker) * *   ** ** *     * *** *** **
Cop (Harris)     **   ** ***     *      
Peaux de vaches (Mazuy)       ** * *** **          
Ganashatru - Un ennemi du peuple (Ray)     ** *** *   **          
Après la guerre (Hubert)   * ** ** *       * ****    
Les Maris, les femmes, les amants (Thomas)     * **       ***        
Mort d'un commis voyageur (Schlöndorff)   **           *   ***    
Splendor (Scola)       **       *     ***  
Les Baisers de secours (Garrel)       ***     ** *        
Sans espoir de retour (Fuller)     ** **   **            
Zanzibar (Pascal)   **   **   **            
Le Peuple singe (Vienne)           ***            
Le Grand Défi (Anspaugh)                     ***  
Les Eaux printanières (Skolimowski)                     ***  
Tolérance (Salfati)           ***            
Dernière Sortie pour Brooklyn (Edel)           ***            
La Loi criminelle (Campbell)           ***            
Comic Book Confidential (Mann)                     ***  
Rain Man (Levinson)   ** *** ** **       * * ° **
Romuald et Juliette (Serreau) ° **   *** ** **     * *    
Mes meilleurs copains (Poiré) * * ** *** ** *     ** °    
Calendrier meurtrier (O'Connor)   *       ***            
Le Blob (Russell)       **             **  
Phantasm II (Coscarelli)           **         **  
Le Sorgho rouge (Zhang)       ** **              
Je suis le seigneur du château (Wargnier)       ° ***     **        
La Légende du saint buveur (Olmi)       ° **     ***        
Le Maître de musique (Corbiau)                 *   * ***
L'Amour est une grande aventure (Edwards)     *     *         ***  
La Fille de quinze ans (Doillon)       ***     * *        
L'Enfant de l'hiver (Assayas)       **   **   *        
Chambre à part (Cukier)   **   **   *            
Permis de tuer (Glen)   ° *     *     **   *** *
Mississippi Burning (Parker)   ** *   ** *   *     *  
S.O.S. fantômes II (Reitman) * **   ° *       * *** °  
New York Stories (Allen, Coppola & Scorsese)     * *   **   * °   **  
Black Rain (Scott)   *     * **   * *   *  
Roselyne et les lions (Beineix)   *   ** *     °     **  
Bunker Palace Hotel (Bilal)   **   °   **   *     *  
I Want to Go Home (Resnais)       ** °         * **  
Astérix et le coup du menhir (Grimond) *   *           * **    
Le Cauchemar de Freddy (Harlin)       °   **         **  
Les Cannibales (Oliveira)   **     °   **          
Le Mystère d'Oberwald (Antonioni)       *     ** *        
Une saison blanche et sèche (Palcy)           *   *     **  
La Dernière Cible (Van Horn)           **         *  
La boca del lopo (Lombardi)         **     *        
Deux (Zidi)       ** *              
Le Retour des mousquetaires (Lester)           **         *  
L'Ami retrouvé (Schatzberg)           **   *        
Hellraiser 2 : les écorchés (Randel)           **         *  
Les Enfants du désordre (Bellon)   **   *                
Boris Godounov (Zulawski)           *   **        
Pink Cadillac (Van Horn)           **           *
Domani domani (Luchetti)         **              
High Spirits (Jordan)                     **  
Futur immédiat - Los Angeles 1991 (Baker)           **            
Withnail and I (Robinson)               **        
Parrain d'un jour (Mamet)         **              
Helsinki Napoli (M. Kaurismäki)       **                
J'ai épousé une extraterrestre (Benjamin)                   **    
Le Philosophe (Thome)       **                
Un cri dans la nuit (Schepisi)           **            
Esclaves de New York (Ivory)           **            
Scandal (Caton-Jones)           **            
The Tall Guy (Smith)           **            
Etat de choc (Becker)           **            
Confession criminelle (Walton)           **            
Ariel (A. Kaurismäki)       **                
Histoires d'Amérique (Akerman)       **                
La Ville zéro (Chakhnazarov)                     **  
Comédie d'amour (Rawson)           **            
La Femme de Rose Hill (Tanner)       **                
Oliver et compagnie (Scribner)                     **  
Big Top Pee-Wee (Kleiser)                        
L'Arme fatale 2 (Donner)         ° **     ° ** * *
Tequila Sunrise (Towne))           *     °   **  
Les Accusés (Kaplan)         *         * *  
Jumeaux (Reitman)     ** °   *     ° *    
Jeu d'enfant (Holland)       °   **            
Marquis (Xhonneux)         ° **            
Les Cinéphiles (Skorecki)     ° **                
La Vouivre (Wilson)   *           *        
Chimère (Devers)       *   *            
La Révolution française (Enrico & Heffron)   *               *    
Working Girl (Nichols)   **   ° * *     ° ° *  
Gorilles dans la brume (Apted)   *     * *     °      
Family Business (Lumet)       *   *   *     °  
Cocktail (Donaldson) ° **               °    
Radio Corbeau (Boisset) *     °       *        
La Mouche 2 (Walas)                 * ° *  
Les Bois noirs (Deray)   *       °   *        
Vanille fraise (Oury)   *   *         °      
Le Piège de Vénus (Van Ackeren)       *                
La Soule (Sibra)         *              
Scoop (Kotcheff)                 *      
Embrasse-moi (Rosier)       *                
Un tour de manège (Pradinas)               *        
Voyageur malgré lui (Kasdan)           *            
The Kiss (Densham)           *            
Police Academy 6 : S.O.S. ville en état de choc (Bonerz)                   *    
Le Plus escroc des deux (Oz)           *            
Docteur Jekyll et Mister Hyde (Kikoïne)               *        
Baptême (Féret)               *        
Jusqu'au bout du rêve (Robinson)           *            
Old Gringo (Puenzo)                     *  
L'Orchestre rouge (Rouffio)           *            
Pentimento (Marshall)   *                    
La Chute des aigles (Franco)                     *  
Les Cigognes n'en font qu'à leur tête (Kaminka)   *   °                
Cookie (Seidelman)   °                 *  
Young Guns (Cain)   *       °         °  
Vampire... vous avez dit vampire ? 2 (Wallace)                     °  
La Salle de bain (Lvoff)               °        
Clash Commando (Ho)                     °  
Cocoon, le retour (Petrie)                 °      
Rosalie fait ses courses (Adlon)       °                
M.A.L. Mutant aquatique en liberté (Cunningham)                     °  
La Barbare (Darc)           °            
Cyborg (Pyun)           °            
Chien de flic (Daniel)   °                    
L'Invité surprise (Lautner)       °                
Sauf votre respect (Hamilton)           °            
Comédie d'été (Vigne)           °            
Punisher (Goldblatt)           °            
Ninja, American Warrior (Ho)                     °  
Kickboxer (Worth)                 ° °    
Haute Sécurité (Flynn)           °     °      
Cousins (Schumacher)       °   °            
Johnny Belle Gueule (Hill)           °         °  
Les Dieux sont tombés sur la tête, la suite (Uys) °               ° °    
L'Union sacrée (Arcady)   °   ° °     °        
 

Antoine

Céline

Christophe

Dr.Orlof

Edouard

FredMJG

Jean-Luc

Ludovic

Nolan

Rémi

Vincent

Timothée

Inédits, courts et moyens métrages :

  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent Timothée
Elephant (Clarke, mm)  ** ***     *** **** **   **      
Les Sièges de l'Alcazar (Moullet, mm)     * ** **           *** ***
Seuls (Smolders, cm)       ***                
Le dixième clandestin (Lina Wertmuller)                     **  
Caracas (Michael Schottenberg)                     **  
Le rendez vous de Travers (Michael Gwisdek)                     **  
El río que nos lleva (Antonio del Real)                     **  
Le prisonnier de St Petersbourg (Ian Pringle)                     **  
Sept femmes (Thome)       *                
Maya (Marcello Avallone)                     *  
L.A. Bounty (Worth Keeter)                     *  

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- Désir meurtrier (Imamura) Faux-Semblants (Cronenberg) 3- La Bande des quatre (Rivette) 4- Palombella Rossa (Moretti) 5- Invasion Los Angeles (Carpenter) 6- L'Amour est une grande aventure (Edwards) 7- Les Cannibales (de Oliveira) 8- Les Baisers de secours (Garrel) 9- Voyageur malgré lui (Kasdan) 10- Batman (Burton)
Inédits : Elephant (Clarke) Les Sièges de l'Alcazar (Moullet)

Un simple amateur :
1- Palombella rossa (Moretti) 2- Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway) 3- Le Temps des gitans (Kusturica) 4- La Bande des quatre (Rivette) 5- Brève Histoire d'amour (Kieslowski) 6- Le Café des jules (Vecchiali) 7- Les Liaisons dangereuses (Frears) 8- Faux-semblants (Cronenberg) 9- Les Aventures du baron de Münchausen (Gilliam) 10- Trop belle pour toi (Blier)

 

LE SONDAGE TWITTER DU DR. ORLOF :

Quel est le meilleur film sorti en 1989 ? (80 votants)

1- Faux-semblants (David Cronenberg) (12 voix)
2- They live (John Carpenter) (8 voix)
3- Palombella Rossa (Nanni Moretti) (7 voix)
4- Sexe, mensonges et vidéo (Soderbergh) (6 voix)
5- Do the right thing (Lee), Les Liaisons dangereuses (Frears), Indiana Jones et la dernière croisade (Spielberg), La Vie et rien d'autre (Tavernier) (4 voix)
9- Le Temps des gitans (Kusturica), La bande des quatre (Rivette), Abyss (Cameron) (3 voix)
Viennent ensuite avec 2 voix : Mystery Train (Jarmusch), Pluie noire (Imamura), Cop (Harris), Cinema Paradiso (Tornatore)
Et 1 voix : Un monde sans pitié (Rochant), Tucker (Coppola), Les Baisers de secours (Garrel), Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway), Noce blanche (Brisseau), Quand Harry rencontre Sally (Reiner), Batman (Burton), Un poisson nommé Wanda (Crichton), Talk radio (Stone), La Fille de 15 ans (Doillon), Retour vers le futur 2 (Zemeckis), Les Aventures du baron de Munchausen (Gilliam), Erik le vicking (Jones), Jusqu'au bout du rêve (Robinson)

 

LE BOX-OFFICE :

1. Rain Man, Barry Levinson, 6 474 520 entrées
2. Indiana Jones et la Dernière Croisade, Steven Spielberg, 6 249 271 entrées
3. Retour vers le futur 2, Robert Zemeckis, 2 992 497 entrées
4. Oliver et Compagnie, George Sribner, 2 858 997 entrées
5. Un poisson nommé Wanda, Charles Crichton, 2 212 414 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : Un monde sans pitié (Eric Rochant)
- Prix Méliès : Monsieur Hire (Patrice Leconte)
- Prix Jean Vigo : Chine ma douleur (Dai Sijie)
- César du meilleur film : Trop belle pour toi (Bertrand Blier)
- Oscar du meilleur film : Rain Man (Barry Levinson)
- Festival de Venise, Lion d'or : La Cité des douleurs (Hou Hsiao-hsien)
- Festival de Cannes, Palme d'or : Sexe, mensonges et vidéo (Steven Soderbergh)
- Festival de Berlin, Ours d'or : Rain Man (Barry Levinson)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Pourquoi Bodhi-Dharma est-il parti vers l'Orient ? (Yong Kyun-bae)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : Voyageurs sans permis (Andreï Kontchalovsky) & La Nacion Clandestina (Jorge Sanjines)

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1989 sur le site Encyclo-Ciné)