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02/01/2020

ZA de A à Z : BAVA, Mario

Les films de MB vus par les contributeurs de ZA :


1946 - L'Orecchio
1956 - Les Vampires par Christophe
1958 - Le danger vient de l'espace
1959 - Hercule et la reine de Lydie
1959 - Caltiki, le monstre immortel
1959 - La Bataille de Marathon
1960 - Le Masque du démon
1960 - Esther et le roi
1961 - La Ruée des Vikings
1961 - Les Mille et Une Nuits
1961 - Hercule contre les vampires par Édouard Sivière
1961 - La Ruée des Vikings
1963 - La Fille qui en savait trop
1963 - Les Trois Visages de la peur par Rémi / par Jean-Luc Lacuve
1963 - Le Corps et le Fouet
1964 - Six Femmes pour l'assassin par Édouard Sivière 
1964 - Arizona Bill
1965 - La Planète des vampires par le Dr Orlof / par Vincent Jourdan
1966 - Les Dollars du Nebraska
1966 - Duel au couteau
1966 - Opération peur
1966 - L'Espion qui venait du surgelé par Vincent Jourdan
1968 - Danger : Diabolik ! par Christophe / par Jocelyn Manchec
1970 - L'Île de l'épouvante
1970 - Une hache pour la lune de miel par Christophe
1970 - Roy Colt et Winchester Jack par Vincent Jourdan
1971 - La Baie sanglante par Vincent Jourdan / par Jean-Luc Lacuve / par Jocelyn Manchec
1972 - Baron vampire
1972 - Une nuit mouvementée
1973 - Lisa et le Diable
1974 - Les Chiens enragés
1975 - La Maison de l'exorcisme par Jocelyn Manchec
1977 - Les Démons de la nuit

bava

Le TOP 5 Mario Bava de Zoom Arrière :

1. LE MASQUE DU DÉMON
2. SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN
3. LES TROIS VISAGES DE LA PEUR
4. LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP
5. DANGER : DIABOLIK !

13/12/2013

Sur vos écrans en 1961

EDITORIAL :

L’œil de Cassavetes prend le relais des mille yeux du docteur Mabuse

Par Jean-Luc L.

rocco00.jpg"Angela tu es infâme" et celle-ci de répondre, victorieuse, à Emile : "non, je suis une femme". Ce pétillant dialogue en scope et en couleur entre Jean-Claude Brialy et Anna Karina dit tout le romantisme qui parcourt notre cinéma français, à rebrousse-poil de la sinistrose et de morosité à l’œuvre dans le reste du monde. Non seulement un enfant naîtra donc après le générique final d’Une femme est une femme mais le rêve d’amour se prolongera peut-être aussi après L’année dernière à Marienbad alors que Lola sera récompensée d’avoir su attendre Michel à Nantes.

En Italie, le couple est en revanche mis à mal. Belmondo quitte ses habits d’Ernest Lubitsch, son personnage d’Une femme est une femme, pour incarner Amerigo,  jeune fils de paysan désespéré qui reprendra le chemin de La Viaccia à la fin du film de Bolognini car la belle Claudia Cardinale n’aura pas voulu de lui. Amerigo aura pourtant  fait mieux que le bel Antonio (Marcello Mastroianni) mis en scène par le même Bolognini l’année précédente dont l’impuissance survenait dès qu’il essayait de faire l'amour avec une femme qu'il aimait. La mise en scène du film exploite les dimensions politiques, symboliques et romanesques de cette impuissance amoureuse qui vaut pour toute la jeunesse idéaliste de Catane, obligée de se compromettre auprès du député local. C'est toute la société sicilienne qui a abandonné tout idéalisme au profit d'une vile exploitation des pulsions.
Dans Divorce à l'italienne Pietro Germi peint au vitriol les habitudes sexuelles dans un pays toujours très influencé par la morale religieuse. Rocco et ses frères laisseront Nadia (Annie Girardot) sur le carreau mais, à la fin de La Notte, Giovanni (Marcello Mastroianni) fait-il mieux en  assurant Lidia (Jeanne Moreau) de son amour ? Celle-ci lui avoue qu’elle ne l'aime plus et n'éprouve plus pour lui que de la pitié. Elle déplie de son sac une lettre dactylographiée, une lettre d'amour lui gageant un amour plus fort que l'habitude. Giovanni voudrait savoir qui l’a écrite. Lidia, désabusée, lui répond que c'est lui-même autrefois. Giovanni, blessé de cet oubli de lui-même et de son amour qu'il avait crû éternel, étreint Lidia sur le sable du parc pour étouffer ses refus et son désespoir. Le jour qui se lève ne sera probablement pas une aube nouvelle pour eux. Si les lignes des bâtiments filmés avec soin par Antonioni sont droites, les pensées des hommes sont trop courbes et seul l'instinct des femmes leur permet de trouver, un peu mieux, leur chemin.

Et comme si cela ne suffisait pas, 1961 voit la sortie sur les écrans français de La soif / La Fontaine d'Arhétuse, huis-clos en mouvement, partiellement sartrien qui décrit l'impossibilité de l'harmonie dans la vie de couple, puisque les défauts des hommes et des femmes s'additionnent et s'amplifient au cours d'une interminable guerre des sexes. Bergman ne parle pourtant pas d'enfer du couple, car l'enfer de la solitude, décrite avec les personnages de Viola et Valborg est évoqué avec terreur comme un enfer bien pire encore.

Les américains continuent de s’intéresser à des histoires d’hommes, celles des Deux Cavaliers, de Spartacus, d’Elmer Gantry, le charlatan, et ceux des Bas-fonds de New York. Moins heureux car moins ironique qu'habituellement, John Huston fait preuve d’un romantisme un peu niais dans Les Désaxés quand Marilyn se bat pour l’amour des chevaux, dans une symbolique de liberté à conquérir un peu facile.
Bien plus grinçants sont leurs héros adolescents. Minnelli, vétéran d’Hollywood, décrit dans Celui par qui le scandale arrive, comment, dans une petite ville du Texas, espace rêvé pour une tragédie américaine, un adolescent trop sensible est englué dans un décor schizophrène et oppressant : d'un côté la forêt et les marais où il chasse en compagnie de son père ; de l'autre, le grenier et les souvenirs de l'enfance gardés par la mère. Une perspective sera pourtant finalement ouverte tout comme dans Shadows, premier film de Cassavetes où Davy parviendra à amadouer Lelia, déçu par le racisme de Tony. Ben, son frère de couleur, prend aussi conscience qu'il ne peut passer son temps à voler les filles et s’en va  seul dans la nuit, probablement décidé à changer.
Cassavetes remet ainsi en cause les valeurs de la beat generation tout en ouvrant la voie du cinéma indépendant. En 1957, Cassavetes est un acteur en vogue à la télévision ; formé aux méthodes de l'Actor's Studio. Il est un adepte de l'improvisation qui donne ses propres cours de théâtre. Un soir, il annonce qu'il doit se rendre à l'émission de Jean Shepherd, Night people, à 1h00 du matin. Là, Cassavetes déclare qu'il est possible de faire un film totalement libre des contraintes commerciales imposées par les studios si chaque auditeur lui envoie un dollar. Le lendemain, Cassavetes reçoit 2 000 billets de 1 dollar. De retour au Variety arts studio, il annonce à ses comédiens qu'ils vont faire un film à partir de leur travail. Durant quatre mois, Cassavetes tourne des scènes sans méthode "Je croyais dit-il tenir un outil magique pour filmer des impressions ; ce que sont les gens plutôt que leur vie intérieure". Le film, tourné en 16mm, dure une heure… et est un grave échec lors de sa première au Paris Theater. "La salle était comble mais, rapidement, toutes les personnes sont parties sauf un critique, un ami qui a trouvé le film merveilleux". Cet ami c'est probablement Jonas Mekas qui, comme le raconte Dominique Noguez, proclamera triomphalement dans Film Culture que les cinéastes de la nouvelle génération pouvaient désormais faire leurs films eux-mêmes. Après l'échec de la première qui semblait irréparable, le producteur Papatakis prête néanmoins 2 000 dollars et des amis encore 13 000 dollars pour continuer et permettre 10 jours de tournage supplémentaires. "La première version a été montrée à des cinéphiles qui l'ont trouvé merveilleuse et le bruit a couru que la seconde version était plus commerciale. Mais je préfère les 10 jours du nouveau tournage aux quatre mois de tournage improvisé" dira Cassavetes qui présentera cette seconde version, gonflée en 35 mm, dans les festivals et les salles du monde entier.

Cette modernité c’est aussi ce que recherche Fritz Lang dans ce que l’on ne sait pas encore être son dernier film. Le diabolique docteur Mabuse utilise des moyens modernes de vidéo surveillance pour espionner ses victimes. Le titre original "Les mille yeux du Dr Mabuse" est plus significatif que le titre français mais le propos politique sur l'ère de l'audiovisuel triomphant et sur les nouvelles formes technologiques de l'emprise du Mal rivalise mal avec la sombre atmosphère de montée du nazisme des deux précédents opus. Ainsi, peur contre peur, l’équipe de Zoom arrière lui préfère encore aujourd’hui  Le Masque du démon de Mario Bava… sous estimant sans doute le regard terrible Edgard Morin dans Chronique d’un été que Jean Rouch égaie pourtant d’un épisode à Saint-Tropez.

France-USA-Italie, c’est encore le trio de tête de la cinéphilie mondiale car l’Asie se rapproche encore bien trop lentement. Il a fallu six ans pour que le beau film d’aventures de Mizoguchi, Le Héros sacrilège, nous parvienne. Mais que dire des films de Kurosawa dont ne sort sur les écrans français de 1961 que Chien enragé qui date de 1949. Yojimbo / Le Garde du corps sort immédiatement dès 1961 aux USA mais mettra des années à sortir en France tout comme Dernier caprice de Ozu.

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 124 longs métrages (sur les 413 sortis en salles) et 1 court, avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Antoine Buster Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Jocelyn Ludovic Vincent
Rocco et ses frères (Visconti)   *** **** ** **** **** ***   *** ****
Lola (Demy)   **** *** **** ***   ***   *** ****
Les Bas-Fonds new-yorkais (Fuller)   *** **** ***   ****       ****
Les Désaxés (Huston)   *** ** *** **** **** *   **** ****
Shadows (Cassavetes)   ***   ** **** **** ***   *** ***
Le Port de la drogue (Fuller) *** *** **** *** ** **** *** ***   ***
Le Chien enragé (Kurosawa) **** *** ** ** *** **** **     ****
Le Masque du démon (Bava)   *** ** *** *** ****   *** *** ****
Le Diabolique Docteur Mabuse (Lang) *** *** ***   *** *** **   *** ***
Le Héros sacrilège (Mizoguchi)   *** ***   ***   ***     **
L'Année dernière à Marienbad (Resnais)   ** ° *** **** *** ****   ***  
Les Deux Cavaliers (Ford) *** **** *** *** ** ** ***     ***
Spartacus (Kubrick) * *** **** ** ** **** ** *** ** ****
Elmer Gantry, le charlatan (Brooks)   *** ****   *** *** ** *** **  
Mère Jeanne des Anges (Kawalerowicz)   **     **** ****        
La Fontaine d'Aréthuse / La Soif (Bergman)   **       *** ***     ****
Le Dingue du palace (Lewis)   ***     ***     ***   ***
Le Testament du docteur Cordelier (Renoir) ** **** * **   ***     **** ***
Celui par qui le scandale arrive (Minnelli)   *** ****   ** *** ***   * ***
La Grande Pagaille (Comencini)   *** ****   ***   *   ***  
La Vengeance aux deux visages (Brando)   *** ***     ****     *** *
Le Bel Antonio (Bolognini)   **       **** **   *** ***
Une femme est une femme (Godard)   **** * ** ** ** **   *** ***
La Nuit (Antonioni) *** ** ° *** *** *** ***   **** **
Les Criminels (Losey)   *** ***   **         ***
Les Cent Un Dalmatiens (Disney) *** **       *   **** * ***
Léon Morin, prêtre (Melville) ** ** ****   ** ** **   ** **
Les Garçons (Bolognini)   **     ** **     *** ***
Exodus (Preminger)     ***     ***     ** **
La Ruée vers l'ouest (A. Mann)   ** **             ***
Cendrillon aux grands pieds (Tashlin)   **           ***   ***
La Jeune Fille (Buñuel)   ****   **           **
Samedi soir, dimanche matin (Reisz)   **     *** ***        
Ailleurs l'herbe est plus verte (Donen)   ***               ***
L'Ile nue (Shindo)           ****     **  
Un taxi pour Tobrouk (La Patellière)   *       *   *** *** ***
Paris nous appartient (Rivette)   *** ° **     ***   **  
La Machine à explorer le temps (Pal)   **   **   ***     ** **
Les Sept Mercenaires (Sturges) ** *** * ** ** **   ** ** *
El cochecito (Ferreri)   ***   **         **  
La Nuit du loup-garou (Fisher)         * ***       ***
Pleins Feux sur l'assassin (Franju)   **   * ** **   ** ***  
Le Cid (A. Mann)     ***   * *     * ****
L'Enquête de l'inspecteur Morgan (Losey)   ** ***              
Le Grand Sam (Hathaway)   *   **   **       ***
L'Homme à la peau de serpent (Lumet) * *     ** *** *   ** **
Les Canons de Navarone (Lee-Thompson)   * **     *     * **
Bellissima (Visconti)   * ***   **   *   **  
La Viaccia (Bolognini)   ** *   * **       ***
Jugement à Nuremberg (Kramer)   *       **       ***
L'Inconnu de Las Vegas (Milestone)   **       **       **
Les Mains d'Orlac (Gréville)         **     *** *  
Critique de la séparation (Debord, cm)       ***            
La Lettre inachevée (Kalatozov)     ***              
La Reine des barbares (Grieco)                   ***
La Victime (Dearden)           ***        
Le Bossu de Rome (Lizzani)           ***        
Le Cheval qui pleure (Donskoï)   ***                
Le Cirque des horreurs (Hayers)           ***        
Esther et le roi (Walsh)   ** *     **     **  
Le Capitaine Fracasse (Gaspard-Huit)   *       **     ** **
Le Président (Verneuil) °         *   *** ** **
L'Œil du diable (Bergman)       **           **
La Dame au petit chien (Kheifitz)   **     **          
La Mort de Belle (Molinaro)   **               **
La Proie pour l'ombre (Astruc)   ***       *        
Les Adolescentes (Lattuada)   *       ***        
Le Colosse de Rhodes (Leone)   * * °   **     ** ***
Chronique d'un été (Rouch)     ° ***     **      
Kapo (Pontecorvo)   *             * ***
Les Godelureaux (Chabrol)   **   **         *  
La Belle Américaine (Dhéry)   °       *   **   ***
La Ciociara (De Sica)   *   * ** **        
Le Cave se rebiffe (Grangier)   **       *     ** *
Les Trois Mousquetaires (Borderie) * *       *     ** **
Le Miracle des loups (Hunebelle)           *     * **
Le Monocle noir (Lautner)   °       **       **
Un nommé La Rocca (Becker)   °       **     **  
Ce soir ou jamais (Deville)   **             *  
Cendrillon (Rou & Zakharov)                 *  
L'Homme aux cent visages (Risi)   *     **          
Le Voleur de Bagdad (Vailati & Lubin)                 *** °
Quelle joie de vivre ! (Clément)     **     *        
Gorgo (Lourié)                   **
L'Esclave de Rome (Grieco)                   **
La Fille aux yeux d'or (Albicocco)     **              
La Guerre de Troie (Ferroni)                   **
La Révolte des poupées (Gordon)           **        
La Vénus au vison (D. Mann)           **        
Le Géant de Thessalie (Freda)   **                
Le Masque (Wilbur)           **        
Le Monde de Suzie Wong (Quine)     **              
Les Mongols (De Toth, Savona & Freda)                   **
Les Pièges de Broadway (Mulligan)     **              
Les Rôdeurs de la plaine (Siegel)           **        
Les Vierges de Rome (Cottafavi & Bragaglia)   **                
Tarzan le magnifique (Day)                   **
Le Comte de Monte-Cristo (Autant-Lara)           *     *  
Le Farceur (De Broca)     *   *          
Aimez-vous Brahms ? (Litvak)   *   °   *        
Tout l'or du monde (Clair)   °   °           **
Amours célèbres (Boisrond)           *        
L'Atlantide (Ulmer & Masini)                 *  
L'Attaque des soucoupes volantes (Ishii)                   *
La Menace (Oury)                 *  
La Morte-Saison des amours (Kast)   *                
La Pyramide humaine (Rouch)   *                
La Révolte des esclaves (Malasomma)           *        
Le Jeu de la vérité (Hossein)           *        
Le Rendez-Vous de septembre (Mulligan)     *              
Les Menteurs (Gréville)   *                
Les Robinsons des mers du Sud (Annakin)                 *  
Sanctuaire (Richardson)                 *  
Tintin et le mystère de la Toison d'Or (Vierne) °       ° °   *   *
La Princesse de Clèves (Delannoy)           °     *  
Le Triomphe de Michel Strogoff (Tourjansky)           °     *  
Don Camillo Monseigneur ! (Gallone) °     °   °       °
La Famille Fenouillard (Robert)                 °  
La Reine des Amazones (Sala)                 °  
Les Evadés de la nuit (Rossellini)     °              
Les Lions sont lâchés (Verneuil)   °                
Parlez-moi d'amour (Simonelli)                 °  
Thésée et le Minotaure (Amadio)                 °  
Tire-au-flanc 62 (Givray & Truffaut)   °                
Une aussi longue absence (Colpi)     °              
  Antoine Buster Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Jocelyn Ludovic Vincent

Et ceux que l'on attendra encore longtemps sur nos écrans :

  Antoine Buster Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Jocelyn Ludovic Vincent
Yojimbo / Le Garde du corps (Kurosawa) *** *** * *** *** ***   *** **** ***
Dernier caprice (Ozu)   ***   ** ***         ***
Comme une femme et comme une épouse (Naruse)   *** **              
Trois filles (S. Ray)   ***                

Rémi :
**** : Les Désaxés / Shadows / Le Héros sacrilège / L'Année dernière à Marienbad / Une femme est une femme / Dernier caprice
*** : La Ruée vers l'Ouest / Paris nous appartient / Les Canons de Navarone
** : Le Masque du démon / La Nuit / Un taxi pour Tobrouk / Les Sept Mercenaires
° : Don Camillo Monseigneur !

Timothée :
*** : Lola / Shadows / Le Port de la drogue / Le Diabolique Docteur Mabuse / Spartacus
** : Celui par qui le scandale arrive / La Nuit / Une femme est une femme / Léon Morin, prêtre / Les Sept Mercenaires
* : Don Camillo Monseigneur !

Nolan :
*** : Le Port de la drogue / Le Chien enragé / Les Cent Un Dalmatiens
** : Les Canons de Navarone / Cendrillon
* : Don Camillo Monseigneur !

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Mister Arkadin :
**** : Elmer Gantry, le charlatan (9) ; Rocco et ses frères (8)
*** : Le Port de la drogue (8) ; Le Diabolique Docteur Mabuse (8) ; La Nuit (8) ; Shadows (7) ; La Vengeance aux deux visages (7)
** : Le Président (6) ; Spartacus (6) ; Les Désaxés (6) ; Lola (6) ; Celui par qui le scandale arrive (6) ; Un taxi pour Tobrouk (6) ; Le cave se rebiffe (6) ; Le Sept Mercenaires (6) ; Une femme est une femme (5) ; Le Chien enragé (5) ; Le Masque du démon (5) ; Le Grand Sam (5) ; Bellissima (5) ; La Ruée vers l’ouest (5) ; Quelle joie de vivre ! (5)
* : La Belle Américaine (4) ; Les Canons de Navarone (4) ; Tout l’or du monde (3)
o : Le Testament du docteur Cordelier (2) ; Tintin et le mystère de la Toison d’Or (2)
- (vus, mais plus assez de souvenirs pour noter ; sont par définition absents ceux que j’ai vus, mais qui m’ont laissé tellement peu de souvenirs que je ne m’en rappelle même plus !) : La Machine à explorer le temps ; La Viaccia ; Les Trois Mousquetaires ; Les Evadés de la nuit

Frédéric :
1- Le Port de la drogue, 2- Une femme est une femme, 3- Lola, 4- La Nuit, 5- Le Diabolique Docteur Mabuse, 6- La Pyramide humaine, 7- Paris nous appartient, 8- Les Deux Cavaliers, 9- Les Godelureaux, 10-Le Testament du Docteur Cordelier

Oriane :
**** : Chien enragé / Le Diabolique Docteur Mabuse / Chronique d'un été
*** : Rocco et ses frères / Le Port de la drogue / Une Femme est une Femme
** : Spartacus / Le Testament du Docteur Cordelier / Leon Morin, prêtre / L'Homme aux 100 visages
* : Les 101 Dalmatiens

Un simple amateur :
1- L'Ile nue (Shindo) 2- Rocco et ses frères (Visconti) 3- L'année dernière à Marienbad (Resnais) 4- Le port de la drogue (Fuller) 5- Les bas-fonds new-yorkais (Fuller) 6- Lola (Demy) 7- Shadows (Cassavetes) 8- Elmer Gantry, le charlatan (Brooks) 9- La Vengeance aux deux visages (Brando) 10-Le Chien enragé (Kurosawa)

 

LE BOX-OFFICE :

1. Les Cent Un Dalmatiens, C.Geronimi, W.Reitherman & H.Luske, 14 677 042 entrées
2. Les Canons de Navarone, Jack Lee Thompson, 10 181 324 entrées
3. Les Sept Mercenaires, John Sturges, 7 036 592 entrées
4. Un taxi pour Tobrouk, Denys de La Patellière, 4 944 008 entrées
5. Spartacus, Stanley Kubrick, 4 526 086 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : Un cœur gros comme ça (François Reichenbach)
- Prix Méliès : L'Année dernière à Marienbad (Alain Resnais)
- Grand prix du cinéma français : Un taxi pour Tobrouk (Denys de La Patellière)
- Oscar du meilleur film : La Garçonnière (Billy Wilder)
- Festival de Venise, Lion d'or : L'Année dernière à Marienbad (Alain Resnais)
- Festival de Cannes, Palme d'or : Une aussi longue absence (Henri Colpi) & Viridiana (Luis Buñuel), sortie prévue en 1962
- Festival de Berlin, Ours d'or : La Nuit (Michelangelo Antonioni)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Feux dans la plaine (Kon Ichikawa)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : La Vengeance aux deux visages (Marlon Brando)

 

REFERENDUMS :

1) Classement des dix meilleurs films de 1961 pour les Cahiers du Cinéma  :

1. Lola (Jacques Demy), 2. Une femme est une femme (Jean-Luc Godard), 3. Paris nous appartient (Jacques Rivette), 4. Rocco et ses frères (Luchino Visconti), 5. Le Héros sacrilège (Kenji Mizoguchi), 6. Le Cheval qui pleure (Mark Donskoï), 7. La Nuit (Michelangelo Antonioni), 8. L'Année dernière à Marienbad (Alain Resnais), 9. Elmer Gantry, le charlatan (Richard Brooks), 10. Les Deux Cavaliers (John Ford)


2) L'année 61 vue par Positif ("Dix ans de cinéma", n°50-51-52, mars 1963) :

" - C'était l'année... dernière à Marienbad, d'Alain Resnais
- C'est aussi l'année du peplum, avec Les Vierges de Rome (Vittorio Cottafavi & Ludovico Bragaglia), La Reine des Amazones (Vittorio Sala), Le Géant de Thessalie (Riccardo Freda), Le Colosse de Rhodes (Sergio Leone), La Charge de Syracuse (Pietro Francisci)
- L'aréopage :
Michelangelo Antonioni, La Nuit / Mario Bava, Le Masque du démon / Richard Brooks, Elmer Gantry, le charlatan / Luis Buñuel, La Jeune Fille / Mark Donskoï, Le Cheval qui pleure / Henry Hathaway, Le Grand Sam / John Huston, Les Désaxés / Pierre Kast, La Morte-saison des amours / Jerzy Kawalerowicz, Mère Jeanne des Anges / Stanley Kramer, Jugement à Nuremberg / Stanley Kubrick, Spartacus / Fritz Lang, Le Diabolique Docteur Mabuse / Alberto Lattuada, Les Adolescentes / Anthony Mann, Le Cid / Luchino Visconti, Rocco et ses frères"

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1961 sur le site Encyclo-Ciné)