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17/06/2016

Sur vos écrans en 1989

EDITORIAL :

Par Edouard S.

greenaway00.jpgAbécédaire pour 1989

A comme Anthropophagie : En 1989, le "tabou ultime" n'a pas été évoqué dans quelque série Z horrifique mais dans deux films d'auteurs également respectés bien que de générations différentes. Etrangement, dans les deux cas, à travers le mode opératique. Au sens premier du terme dans Les Cannibales de Manoel de Oliveira, puisqu'il s'agit d'un film intégralement chanté. De manière moins directe dans Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant de Peter Greenaway, l'opéra n'étant que l'un des arts convoqués par le cinéaste. Les deux œuvres sont parmi les plus déroutantes qui soient. Votre serviteur avoue ne pas avoir accepté le jeu narratif du Portugais mais avoir été envoûté une nouvelle fois par les exercices plastiques du Britannique au sommet de sa carrière (comme son acteur français Richard Bohringer). Il faudrait un banquet pour fêter dignement cette première place au Top ZA.

B comme Bicentenaire : Les 200 ans de la Révolution Française, c'étaient les Grands Travaux mitterrandiens, un défilé parisien imaginé par Jean-Paul Goude et suivi par 800 millions de téléspectateurs dans le monde, une masse considérable de publications et de débats historiques… et un film de 6 heures présenté en deux parties signées Robert Enrico et Richard Heffron, que l'échec critique et commercial condamna aux oubliettes, au point de le rendre même difficile à trouver en vidéocluB.

C comme Canada : Non seulement le québécois Denys Arcand a réalisé cette année son meilleur film, le surprenant Jésus de Montréal (Prix du jury à Cannes), mais David Cronenberg a passé un impressionnant palier en s'écartant quelque peu du cinéma de genre qu'il affectionne pour livrer le perturbant et superbe Faux-semblants. Ce n'est pas tout : voici que nous est présenté un certain Atom Egoyan, né en Egypte mais naturalisé canadien. Son Family viewing se coltine avec une grande habileté aux thèmes du voyeurisme et des nouvelles images. Egoyan : retenez ce nom, il faudra désormais faire aveC.

D comme Décès : Cette année, nous avons dit adieu à John Cassavetes, Bernard Blier, André Cayatte, Jean Bouise, Franklin J. Schaffner, Laurence Olivier, Noël-Noël, Silvana Mangano... Et "le 30 avril 1989, la mort a coupé le plus long plan-séquence de l'histoire du cinéma", comme l'a écrit Michel Sineux dans Positif. Il rendait là hommage à Sergio Leone et terminait son texte en évoquant l'incroyable ouverture imaginée par le cinéaste, allant des mains de Chostakovitch au travail jusqu'aux blindés dans la steppe, pour son dernier projet : Les 900 journées de LeningraD.

E comme Emir : Le film le plus ébouriffant de 1989 est venu de Yougoslavie, porté par le souffle des cuivres de Goran Bregovic. Le Temps des Gitans, cette sublime épopée tzigane, confirme que la Palme d'or obtenue à Cannes il y a quatre ans par Emir Kusturica pour Papa est en voyage d'affaires n'avait rien d'une incongruité. Un coup double n'aurait rien eu de scandaleux, même si le Prix de la mise en scène obtenu cette fois était parfaitement justifié. Assurément, pour la Palme, ce n'est que partie remisE.

F comme Fight the power : On ne s'est pas ennuyé cette année à Cannes. La claque du Festival a été administrée par Spike Lee. Lancé par le virulent Fight the power de Public Enemy en guise de générique et débutant comme une comédie colorée sur Brooklyn, son Do the right thing dérape sans retour vers l'explosion sociale et communautaire. Wim Wenders, président du jury cannois, a préféré récompenser un autre jeune cinéaste américain, Steven Soderbergh. Spike Lee lui en a aussitôt tenu rigueur, le menaçant de lui péter la gueule s'il le croisait à New York, un brin impulsiF.

G comme Gena : Elle a perdu son mari John, le génial Cassevetes. Elle a aussi illuminé d'une façon inédite le cinéma de Woody dans Une autre femme, l'un des meilleurs Allen. Une pensée pour la Rowlands, star sans liftinG.

H comme Hippo : Dans les cours de lycée et les amphis de fac, secrètement, la plupart des mecs ont commencé à rêver cette année de se faire appeler Hippo, de glander avec classe dans les rues de Paris, d'éteindre la Tour Eiffel d'un claquement de doigts et de faire tomber toutes les Nathalie de France. Un Monde sans pitié, d'Eric Rochant avec Hippolyte Girardot et Mireille Perrier, c'est un peu nos 400 Coups à nous, le début, en tout cas, d'une Nouvelle-Nouvelle-Vague du cinéma français espérée pour la décennie qui vient. Prenez date dans votre almanacH.

I comme Imamura : Apparu chez nous il y a quelques années à peine et récompensé, on s'en souvient, d'une Palme d'or en 1983 pour La Ballade de Narayama, Shohei Imamura bouscule depuis longtemps les écrans japonais. Depuis les années 60 exactement, d'où a été tiré Désir meurtrier, l'un de ses films les plus forts sur la passion amoureuse et ses déraillements (à quand la reprise des deux qui l'entourent dans sa filmographie, tout aussi surprenants, La Femme-insecte et Le Pornographe ?). Cependant, cette découverte fulgurante a produit pour certains un effet pervers : sous-estimer l'Imamura de 1989. Pluie noire, consacré au bombardement d'Hiroshima et à ses conséquences, a pu passer pour un film académique. Il n'en est rien pourtant. Malgré le sujet, la vitalité, la surprise, l'humanité n'ont pas déserté l'œuvre imamuresque. Non, notre homme n'est pas finI.

J comme Jumeaux : David Cronenberg, dans Faux-semblants, a dédoublé de manière bluffante Jeremy Irons  l'écran. Ivan Reitman lui, dans Jumeaux, a imaginé que deux frères pouvaient avoir les traits de Danny De Vito et Arnold Schwarzenegger. Le résultat est-il probant sur le plan comique ? Les collaborateurs de Zoom Arrière ayant tenté l'expérience répondent plutôt par la négative. Il semblerait que n'importe quelle boisson alcoolisée provoque plus facilement l'hilarité que cette comédie-là, au hasard ce vin hongrois du nom de TokaJ.

K comme Kieslowski : Il fut peut-être LE grand bonhomme de 1988, grâce à la sortie conjointe de quatre joyaux de sa filmographie. Il a continué à procurer des frissons cette année avec Brève histoire d'amour. Il sera sans doute encore au plus haut l'an prochain puisque l'on annonce la sortie en France de son Décalogue, série de dix films d'une heure (dont le précédent cité et Tu ne tueras point en versions raccourcies), présentée à la Mostra de Venise en septembre dernier. On imagine cette collection profondément noire, peu portée sur le slapsticK.

L comme Laclos : Nous avions eu en 1983 une "guerre des Bond" (Jamais plus jamais vs Octopussy) et voilà que fut déclarée cette année une "guerre des Laclos". Deux adaptations des Liaisons dangereuses sont sorties sur les écrans français à neuf mois d'intervalle. Le film de Stephen Frears, portant le même titre que le fameux roman épistolaire, fut présenté avant celui de Milos Forman, Valmont. Le retard ne fut jamais comblé par celui-ci… La vigueur, la précision et l'acidité admirées dans le premier donnèrent au second une saveur bien fade. Au final, le résultat est sans appel (y compris au box office où Les Liaisons dangereuses obtiennent une belle 18ème place, juste derrière L'Arme fatale 2). Quoique… Dans notre tableau, deux personnes donnent, au contraire des autres, leur préférence au Forman. Et ce sont deux femmes… Aurait-on trouvé là un nouveau marqueur sexueL ?

M comme Monty Python : Il n'y aura plus de film ni d'émission ni de spectacle des Monty Python. Nous le pressentions, certes, depuis la gestation difficile du Sens de la vie, mais le 4 octobre dernier, l'un des six fantastiques, Graham Chapman, nous a quitté. Toutefois, comme ils nous l'ont appris à travers leurs sketches, la mort, il faut s'en moquer allègrement. Alors saluons plutôt la réussite de la greffe anglo-américaine (John Cleese et Michael Palin face à Kevin Kline et Jamie Lee Curtis) tentée par Un poisson nommé Wanda, la bonne tenue (d'après deux de mes collègues) d'Erik le Viking de Terry Jones et, bien sûr, la folle maestria dont fait preuve Terry Gilliam pour Les Aventures du Baron de Münchausen. De toute façon, un jour ou l'autre, nous finirons tous au funérariuM.

N comme Nicole : Calme blanc, de l'Australien Philip Noyce, est un bon petit thriller nautique qui restera pour une chose, la révélation d'une actrice d'avenir, Nicole Mary KidmaN.

O comme Orgasme : Quand Harry rencontre Sally est une bonne petite comédie romantique qui restera pour une chose, la simulation par le personnage de Meg Ryan d'un orgasme en plein restO.

P comme Performance : Le champion du box office est cette année un road movie détaillant le rapprochement de deux frères dont l'un est atteint d'une forme d'autisme. Rain Man, de Barry Levinson, a triomphé partout où il a été présenté, y compris au festival de Berlin d'où il est revenu lesté de l'Ours d'or. Face à Tom Cruise, c'est Dustin Hoffman qui endosse le rôle du dérangé Charlie Babbitt. Travaillant tics, attitudes et diction de façon très précise, il réalise une véritable performance qui semble ouvrir une voie dans laquelle ne manqueront certainement pas de s'engouffrer dans le futur d'autres stars de sa trempe, désireuses de décrocher elles aussi l'Oscar du meilleur acteur en se frottant au monde du handicaP.

Q comme Qualité : La décennie qui vient de se terminer aura été bonne pour le cinéma français "de qualité". Celui-ci ferait peut-être bien d'en profiter car il n'est pas évident que cela dure... En attendant, les réalisateurs capables de tenir leur rang entre les films très grand public et les réalisations indépendantes ou marginales ont encore solidement assuré en 1989. Nous pensons à Bertrand Blier (Trop belle pour toi), Patrice Leconte (Monsieur Hire), Bertrand Tavernier (La Vie et rien d'autre), Alain Corneau (Nocturne indien)... Et si l'on ajoute, dans des catégories différentes, un délicieux Rivette et la révélation Rochant, on admettra que cette année encore, il peut chanter le coQ.

R comme Rouleau-compresseur : L'Ecran Fantastique a titré "Le Cyclone de la rentrée", Première nous a prévenu sur sa une : "Vous n'y échapperez pas", et ni Télérama ni les Cahiers du Cinéma n'ont été en reste pour promouvoir le blockbuster. Un budget de 35 millions de dollars, un réalisateur qui monte, un Nicholson en Joker, un Prince sur la BO et finalement plus de 400 millions de recettes mondiales... C'est vrai que Batman, de Tim Burton, c'est pas mal. Mais disons qu'il n'y a pas de quoi se relever la nuit non plus, même pour Kim BasingeR.

S comme Suites : Retour vers le futur 2, Indiana Jones et la dernière croisade, Phantasm 2, SOS Fantômes 2, Hellraiser 2, L'Arme fatale 2, Big Top Pee Wee, La Mouche 2, Police Academy 6, Vampire… vous avez dit vampire ? 2… Voici, des plus honorables aux plus catastrophiques, les nombreuses suites présentes dans notre sélection. De là à dire qu'Hollywood manque d'idéeS

T comme Tornatore : Un Oscar du meilleur film étranger, un Grand Prix du Jury à Cannes, un énorme succès dans les salles, etc. Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore est très vite devenu le film-symbole brandi devant le grand public pour attiser la nostalgie du spectacle cinématographique à l'ancienne. Attendris, indulgents, nous éviterons de le juger trop sévèremenT.

U comme Union sacrée (L') : Dans notre tableau, 4 bulles pour le pire film de l'année. Avec Bruel, Berry, Arcady et Goldmann… c'était d'avance courU.

V comme Vingt-six : Comme il l'a savoureusement déclaré lui-même, dorénavant, sa carrière ne peut que décliner… Steven Soderbergh est devenu à 26 ans, le plus jeune lauréat de la Palme d'or (avec Louis Malle, coréalisateur du Monde du silence en 1955), pour son premier film Sexe, mensonges et vidéo, tourné avec très peu de moyens mais beaucoup d'intelligence. L'une des œuvres fondatrices du "nouveau cinéma indépendant américain", expression qui revient certes tous les dix ans comme un leitmotiV.

W comme Water-polo : Nous savions Nanni Moretti sportif, notamment grand amateur de football. Il le prouve plus que jamais dans Palombella Rossa, fantaisie ayant pour cadre une piscine dans laquelle se déroule un match de water-polo. Ce fut, avec celui de Peter Greenaway, le film le plus apprécié par le staff de Zoom Arrière cette année. Si, personnellement, je fais partie des moins enthousiastes, j'admets volontiers que Nanni continue de débiter ses dialogues avec un excellent floW.

X comme X : L'essor de la vidéo et l'arrivée de Canal+ ont fini ces dernières années de faire basculer le genre pornographique de la salle de cinéma au salon. Seule une poignée de longs métrages a été distribuée en 1989 avec un classement X et aucun membre de notre équipe n'a pu en visionner. Parcourant leurs titres plus délicats les uns que les autres, est-ce vraiment dommage pour, par exemple, La Rousse elle fait vraiment tout, Réseau baise ou Elles sucent à genouX ?

Y comme Yankees : 1989, année noire pour l'économie du cinéma français. La fréquentation des salles tombe au plus bas et les productions américaines raflent la mise en s'octroyant 55% de parts de marché. Sur les 18 premiers films du box office, 14 sont américains et la bannière étoilée flotte au-dessus des 9 premières marches. Et comme si cela ne suffisait pas, en juillet, Laurent Fignon perd le Tour de France de cyclisme pour 8 secondes au profit de Greg Lemond ! Que nous reste-t-il ? Une victoire là où les Yankees ne risquent pas de nous enquiquiner : le Tournoi des Cinq Nations en RugbY.

Z comme Zidi : L'amuseur a dû en avoir assez, au moins pour un temps, de faire rire à si peu de frais depuis ses débuts. Par delà les affreux Rois du gag, les réussites relatives des comédies plus "sérieuses" que furent Les Ripoux puis Association de malfaiteurs étaient bien des signes annonciateurs d'une évolution chez Claude Zidi. Deux, avec Maruschka Detmers et Gérard Depardieu, est cette fois une vraie comédie dramatique. Dire qu'elle est satisfaisante serait un bien grand mot. Elle a toutefois valu à son auteur un entretien dans, mazette !, les Cahiers du Cinéma. Alors, pour l'avenir, sur Zidi, vous, vous miseZ ?

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 187 longs métrages (sur les 384 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent Timothée
Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway)       *** *** ****   ****     ****  
Palombella rossa (Moretti)   ****   *** ** **** ****       **** **
Le Temps des gitans (Kusturica)   *** *** *** **** ****   **       ***
Incidents de parcours (Romero)       ***   ****         ****  
Faux-Semblants (Cronenberg)   **** * **** **** **** *** *** ** * ***  
Les Liaisons dangereuses (Frears) *** **   *** *** *** ** *** *** ** *** ***
Les Aventures du baron de Münchausen (Gilliam) *** **   *** *** ***   *** *** ** ***  
Invasion Los Angeles (Carpenter)     ° *** ** ****       **** **** ***
La Bande des quatre (Rivette)   ***   **** ***   **       ***  
Trop belle pour toi (Blier) * *** *** **** *** ** ** *** ***   ***  
Do the Right Thing (Lee)   *** **** ** *** **** **     *** *  
Un monde sans pitié (Rochant)   ***   *** *** **   ***     ***  
Brève Histoire d'amour (Kieslowski)       *** ***     ***     ***  
Monsieur Hire (Leconte) ** ***   *** *** ***   **     ***  
Abyss (Cameron)   *** *** ** ** **** ** ** *** ** ***  
Une autre femme (Allen)       **** ***   ** **     ***  
Désir meurtrier (Imamura)         *** ****            
Femmes au bord de la crise de nerf (Almodovar)   ***   ** ** **** **     ** ***  
Retour vers le futur 2 (Zemeckis)   *** ** ** **     ** *** *** ** ***
Mystery Train (Jarmusch)       *** ** ***         ***  
Nocturne indien (Corneau)   ***   ** *** **   ***        
Un poisson nommé Wanda (Crichton) ** **   *** ** ****     ** ** ** **
Sexe, mensonges et vidéo (Soderbergh) *** **** ** ** **** ** * * ** * ***  
Indiana Jones et la dernière croisade (Spielberg) ** ** * ** ** ** *   *** **** ** ***
Alice (Svankmajer)       ** ** **** ** ** ** ****    
Veuve mais pas trop (Demme)   **   * *** ***         ***  
La Vie et rien d'autre (Tavernier)   *** ** ** ***     **        
Yaaba (Cissé)         **   **       ****  
High Hopes (Leigh)       ** ***           ***  
Jésus de Montréal (Arcand)       ** *** ***            
Family Viewing (Egoyan)       ** *** ***            
Angoisse (Luna)       ***   ***            
Erik le Viking (Jones)       ***             ***  
Le Prince Nezha triomphe du roi Dragon (Wang, Yan & Xu)           ****            
Le Café des jules (Vecchiali)     ****                  
Les Insoumis (Brocka)           ****            
Rouge (Kwan)           ****            
Noce blanche (Brisseau)   * *** ** * **** *** **   * **  
Baxter (Boivin)   **   ** ** ***   ** **      
Mes nuits sont plus belles que vos jours (Zulawski)   *   ***   ***   **     **  
Calme blanc (Noyce)         ** **   **   ** ***  
Pluie noire (Imamura)   *** *   ***   **          
Batman (Burton) ** *** ** ° ** *** **   ** ** * **
Tucker (Coppola)     °     ***         ****  
Talk Radio (Stone)         * ***         ***  
Une histoire de vent (Loridan & Ivens)       ** ***   **          
Quand Harry rencontre Sally (Reiner) ° *** ** ** ** **   * ** *** ** *
Cinéma Paradiso (Tornatore)   *   ** ** **   *   * *** ***
Force majeure (Jolivet)   ** ** ** **     **        
Les Aventures d'Eddie Turley (Courant)       ** ***              
Le Petit Diable (Benigni)       **             ***  
Le Petit Dinosaure et la vallée des merveilles (Bluth)     ***             **    
Great Balls of Fire (McBride)           **         ***  
Le Voleur de savonnettes (Luchetti)       **             ***  
Valmont (Forman)   ***   ** * **** ** *     °  
Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (Zucker) * *   ** ** *     * *** *** **
Cop (Harris)     **   ** ***     *      
Peaux de vaches (Mazuy)       ** * *** **          
Ganashatru - Un ennemi du peuple (Ray)     ** *** *   **          
Après la guerre (Hubert)   * ** ** *       * ****    
Les Maris, les femmes, les amants (Thomas)     * **       ***        
Mort d'un commis voyageur (Schlöndorff)   **           *   ***    
Splendor (Scola)       **       *     ***  
Les Baisers de secours (Garrel)       ***     ** *        
Sans espoir de retour (Fuller)     ** **   **            
Zanzibar (Pascal)   **   **   **            
Le Peuple singe (Vienne)           ***            
Le Grand Défi (Anspaugh)                     ***  
Les Eaux printanières (Skolimowski)                     ***  
Tolérance (Salfati)           ***            
Dernière Sortie pour Brooklyn (Edel)           ***            
La Loi criminelle (Campbell)           ***            
Comic Book Confidential (Mann)                     ***  
Rain Man (Levinson)   ** *** ** **       * * ° **
Romuald et Juliette (Serreau) ° **   *** ** **     * *    
Mes meilleurs copains (Poiré) * * ** *** ** *     ** °    
Calendrier meurtrier (O'Connor)   *       ***            
Le Blob (Russell)       **             **  
Phantasm II (Coscarelli)           **         **  
Le Sorgho rouge (Zhang)       ** **              
Je suis le seigneur du château (Wargnier)       ° ***     **        
La Légende du saint buveur (Olmi)       ° **     ***        
Le Maître de musique (Corbiau)                 *   * ***
L'Amour est une grande aventure (Edwards)     *     *         ***  
La Fille de quinze ans (Doillon)       ***     * *        
L'Enfant de l'hiver (Assayas)       **   **   *        
Chambre à part (Cukier)   **   **   *            
Permis de tuer (Glen)   ° *     *     **   *** *
Mississippi Burning (Parker)   ** *   ** *   *     *  
S.O.S. fantômes II (Reitman) * **   ° *       * *** °  
New York Stories (Allen, Coppola & Scorsese)     * *   **   * °   **  
Black Rain (Scott)   *     * **   * *   *  
Roselyne et les lions (Beineix)   *   ** *     °     **  
Bunker Palace Hotel (Bilal)   **   °   **   *     *  
I Want to Go Home (Resnais)       ** °         * **  
Astérix et le coup du menhir (Grimond) *   *           * **    
Le Cauchemar de Freddy (Harlin)       °   **         **  
Les Cannibales (Oliveira)   **     °   **          
Le Mystère d'Oberwald (Antonioni)       *     ** *        
Une saison blanche et sèche (Palcy)           *   *     **  
La Dernière Cible (Van Horn)           **         *  
La boca del lopo (Lombardi)         **     *        
Deux (Zidi)       ** *              
Le Retour des mousquetaires (Lester)           **         *  
L'Ami retrouvé (Schatzberg)           **   *        
Hellraiser 2 : les écorchés (Randel)           **         *  
Les Enfants du désordre (Bellon)   **   *                
Boris Godounov (Zulawski)           *   **        
Pink Cadillac (Van Horn)           **           *
Domani domani (Luchetti)         **              
High Spirits (Jordan)                     **  
Futur immédiat - Los Angeles 1991 (Baker)           **            
Withnail and I (Robinson)               **        
Parrain d'un jour (Mamet)         **              
Helsinki Napoli (M. Kaurismäki)       **                
J'ai épousé une extraterrestre (Benjamin)                   **    
Le Philosophe (Thome)       **                
Un cri dans la nuit (Schepisi)           **            
Esclaves de New York (Ivory)           **            
Scandal (Caton-Jones)           **            
The Tall Guy (Smith)           **            
Etat de choc (Becker)           **            
Confession criminelle (Walton)           **            
Ariel (A. Kaurismäki)       **                
Histoires d'Amérique (Akerman)       **                
La Ville zéro (Chakhnazarov)                     **  
Comédie d'amour (Rawson)           **            
La Femme de Rose Hill (Tanner)       **                
Oliver et compagnie (Scribner)                     **  
Big Top Pee-Wee (Kleiser)                        
L'Arme fatale 2 (Donner)         ° **     ° ** * *
Tequila Sunrise (Towne))           *     °   **  
Les Accusés (Kaplan)         *         * *  
Jumeaux (Reitman)     ** °   *     ° *    
Jeu d'enfant (Holland)       °   **            
Marquis (Xhonneux)         ° **            
Les Cinéphiles (Skorecki)     ° **                
La Vouivre (Wilson)   *           *        
Chimère (Devers)       *   *            
La Révolution française (Enrico & Heffron)   *               *    
Working Girl (Nichols)   **   ° * *     ° ° *  
Gorilles dans la brume (Apted)   *     * *     °      
Family Business (Lumet)       *   *   *     °  
Cocktail (Donaldson) ° **               °    
Radio Corbeau (Boisset) *     °       *        
La Mouche 2 (Walas)                 * ° *  
Les Bois noirs (Deray)   *       °   *        
Vanille fraise (Oury)   *   *         °      
Le Piège de Vénus (Van Ackeren)       *                
La Soule (Sibra)         *              
Scoop (Kotcheff)                 *      
Embrasse-moi (Rosier)       *                
Un tour de manège (Pradinas)               *        
Voyageur malgré lui (Kasdan)           *            
The Kiss (Densham)           *            
Police Academy 6 : S.O.S. ville en état de choc (Bonerz)                   *    
Le Plus escroc des deux (Oz)           *            
Docteur Jekyll et Mister Hyde (Kikoïne)               *        
Baptême (Féret)               *        
Jusqu'au bout du rêve (Robinson)           *            
Old Gringo (Puenzo)                     *  
L'Orchestre rouge (Rouffio)           *            
Pentimento (Marshall)   *                    
La Chute des aigles (Franco)                     *  
Les Cigognes n'en font qu'à leur tête (Kaminka)   *   °                
Cookie (Seidelman)   °                 *  
Young Guns (Cain)   *       °         °  
Vampire... vous avez dit vampire ? 2 (Wallace)                     °  
La Salle de bain (Lvoff)               °        
Clash Commando (Ho)                     °  
Cocoon, le retour (Petrie)                 °      
Rosalie fait ses courses (Adlon)       °                
M.A.L. Mutant aquatique en liberté (Cunningham)                     °  
La Barbare (Darc)           °            
Cyborg (Pyun)           °            
Chien de flic (Daniel)   °                    
L'Invité surprise (Lautner)       °                
Sauf votre respect (Hamilton)           °            
Comédie d'été (Vigne)           °            
Punisher (Goldblatt)           °            
Ninja, American Warrior (Ho)                     °  
Kickboxer (Worth)                 ° °    
Haute Sécurité (Flynn)           °     °      
Cousins (Schumacher)       °   °            
Johnny Belle Gueule (Hill)           °         °  
Les Dieux sont tombés sur la tête, la suite (Uys) °               ° °    
L'Union sacrée (Arcady)   °   ° °     °        
 

Antoine

Céline

Christophe

Dr.Orlof

Edouard

FredMJG

Jean-Luc

Ludovic

Nolan

Rémi

Vincent

Timothée

Inédits, courts et moyens métrages :

  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent Timothée
Elephant (Clarke, mm)  ** ***     *** **** **   **      
Les Sièges de l'Alcazar (Moullet, mm)     * ** **           *** ***
Seuls (Smolders, cm)       ***                
Le dixième clandestin (Lina Wertmuller)                     **  
Caracas (Michael Schottenberg)                     **  
Le rendez vous de Travers (Michael Gwisdek)                     **  
El río que nos lleva (Antonio del Real)                     **  
Le prisonnier de St Petersbourg (Ian Pringle)                     **  
Sept femmes (Thome)       *                
Maya (Marcello Avallone)                     *  
L.A. Bounty (Worth Keeter)                     *  

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- Désir meurtrier (Imamura) Faux-Semblants (Cronenberg) 3- La Bande des quatre (Rivette) 4- Palombella Rossa (Moretti) 5- Invasion Los Angeles (Carpenter) 6- L'Amour est une grande aventure (Edwards) 7- Les Cannibales (de Oliveira) 8- Les Baisers de secours (Garrel) 9- Voyageur malgré lui (Kasdan) 10- Batman (Burton)
Inédits : Elephant (Clarke) Les Sièges de l'Alcazar (Moullet)

Un simple amateur :
1- Palombella rossa (Moretti) 2- Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway) 3- Le Temps des gitans (Kusturica) 4- La Bande des quatre (Rivette) 5- Brève Histoire d'amour (Kieslowski) 6- Le Café des jules (Vecchiali) 7- Les Liaisons dangereuses (Frears) 8- Faux-semblants (Cronenberg) 9- Les Aventures du baron de Münchausen (Gilliam) 10- Trop belle pour toi (Blier)

Pierre :
Top 12 : 1-Faux-semblants (Cronemberg) 2-Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway) 3-Monsieur Hire (Leconte) 4-Les aventures d'Eddy Turley (Courant) 5-Angoisse (Luna) 6-Les liaisons dangereuses (Frears) 7-Rouge (Kwan) 8-Noce blanche (Brisseau) 9-Yaaba (Ouedraogo) 10-Alice (Svankmajer) 11-Abyss (Cameron) 12-Carnets de notes sur vêtements et villes (Wenders)
39 hors liste suivants : The last of England (Jarman)*** Le passeur (Gaup)*** Manika, une vie plus tard (Villiers)*** La vie en plus (Hughes)*** Fair game (Orfini)*** Khandhar, les ruines (Sen)*** La chevauchée de feu (Vincer)*** La citadelle (Chouikh)*** Le garçon de courses (Chakhnazarov)** Tabataba (Rajaonarivelo)** La petite Vera (Pitchoul)** L'homme qui voulait savoir (Sluizer)** Rouge Venise (Périer)** Initiation d'une jeune marquise (Reinhardt)** L'adieu au roi (Milius)** Bandini (Deruddere)** Le messager de la mort (Thompson)** Les yeux du désir (Blumemberg)** Bal poussière (Duparc)** Heaven (Keaton)** Cher frangin (Mordillat)** Nyamanton (Sissoko)** Kinjite (Thompson)** Les deux Fragonard (le Guay)** Kenny (Gagnon)** Chute mortelle / Overdose (Pallardy)** Mr North (Huston)** Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer? (Benoit)* Cheeseburger film sandwich (Dante, Gottlieb, Weiss, Horton, Landis)* Lui et moi (Dorrie)* Karaté kid 3 (Avildsen)* Les passagers de l'angoisse (Fuller)* Son alibi (Beresford)* Burning secret (Birkin)0 Buster (Green)0 Suivez cet avion (Ambard)0 Love dream (Finch)00 Périgord noir (Ribowski)00 Le scorpion rouge (Zito)000
47 longs métrages inédits : 1-Dr Caligari (Sayadian)**** 2-Site 2 (Panh)**** 3-Split (Shaw)*** 4-The dark planet (Corben et Wheate)*** 5-Spirits of the air, gremlins of the cloud (Proyas)*** 6-Society (Yuzna)*** 7-Paganini (Kinski)*** 8-Sermoes, a historia de Antonio Vieira (Bressane)*** 9-Rodrigo D no futuro (Gaviria)*** 10-Les sorcières (Roeg)*** 11-Urutsokidoji (Takayama)*** 12-Backtrack (Hopper)*** 13-Fernand deligny, à propos d'un film à faire (Victor)*** 14-Far from home (Avis)*** 15-Amour défendu (Dziuba)*** 16-Banlieusards (Dante)*** 17- The nasty girl (M Verhoeven)*** 18-Standard (Acha)*** 19-Just heroes (Woo)** 20-Toxic avenger part 2 (Kaufman)** 21-La main du saigneur (Palm)** 22-Robot-war (Harada)** 23-Scènes intimes dans une salle de bains (Hermosillo)** 24-Visitors (Ersgard)** 25-Témoin à tuer (Mandel)** 26-Class 1999 (Lester)** 27-Contes d'outre tombe (Zemeckis, Donner, Hill)** 28-l'oncle Buck (Hughes)** 29-The borrower (mc Naughton)** 30-Le sapin a les boules (Chechik)** 31-The fourth war (Frankenheimer)** 32-Bykeuses contre morts-vivants (Hoskins)** 33-Jeu d'espion (Wu)** 34-Kasam vardi kee (Mitra)** 35-Journal intime d'une paysanne (Vilsmaier)* 36-Evil train (Kwitny)* 37-Terror, sexo y brujeria / Narco satanico (Portillo)* 38-Expérience interdite (Saville)* 39-les héritiers de la haine (Chetwynd)* 40-Les enfants de la nuit (Meisel)* 41-Blue angel café (D'Amato)* 42-Begotten (Mehrige)* 43-La princesse de Satan (Gordon)0 44-Preuves à l'appui (Crichton)0 45-Désorganisation de malfaiteurs (Kouf)0 46-Zombie academy (Acomba)0 47-Breakdown (Winters)000
13 Courts métrages : 1-Le club des abandonnés (Barta)***** 2-Lumière obscurité lumière (Svankmajer)***** 3-Seuls (Knauff et Smolders)**** 4-The mummy's dream (Ito)*** 5-Meat love (Svankmajer)*** 6-L'île aux fleurs (Furtado)*** 7-Knick Knack (Lasseter)*** 8-A grand day out (Park)*** 9-Next (Purves)** 10-Hubdub in the baobab (Kotting)** 11-Walk to East village (Sullivan)** 12-Madame pipi (Burgard)** 13-l'oeil du cyclone (Mulloy)*
11 moyens métrages : 1-Maria (Sokourov)**** 2-Histoire(s) du cinéma 2 : Une histoire seule (Godard)*** 3-100 days of Adolf Hitler (Schlingensief)*** 4-Elephant (Clarke)*** 5-Les morts de la Seine (Greenaway)*** 6-Le reflet de la vie (De Latour)*** 7-Perdues dans New-York (Rollin)*** 8-El reino de Victor (Ulloa)** 9-César Babarius contre les bassis-mosans (Hardy)** 10-Marseille de père en fils (Comolli)** 11-No such things as gravity (Wittenstein)**

Mister Arkadin :
*** : Trop belle pour toi (8) ; Brève histoire d’amour (7)
** : Un monde sans pitié (7) ; Pluie noire (7) ; Mes meilleurs copains (6) ; Sexe, mensonges et vidéo (6) ; Une autre femme (6) ; Indiana Jones et la dernière croisade (6) ; I Want to Go Home (6) ; Family Viewing (6) ; Femmes au bord de la crise de nerf (6) ; Batman (6) ; Romuald et Juliette (6) ; Le Temps des gitans (6) ; La Fille de quinze ans (6) ; Mort d’un commis voyageur (5) ; La Vie et rien d’autre (5) ; Nocturne indien (5) ; Les Liaisons dangereuses (5) ; Palombella rossa (5) ; Les Sièges de l’Alcazar (5) ; Retour vers le futur 2 (5) ; Great Balls of Fire (5)
* : Cinéma Paradiso (4) ; La Révolution française (4) ; New York Stories (4) ; Rain Man (4) ; Noce blanche (4) ; Monsieur Hire (4) ; Splendor (4) ; Yaaba (4) ; Bunker Palace Hotel (4) ; Les Cinéphiles (4) ; Valmont (3) ; Deux (3)
o :
- (vus, mais plus assez de souvenirs pour noter ; sont par définition absents ceux que j’ai vus, mais qui m’ont laissé tellement peu de souvenirs que je ne m’en rappelle même plus !) : Do the Right Thing ; Abyss ; Zanzibar ; Une saison blanche et sèche ; Désir meurtrier

 

LE SONDAGE TWITTER DU DR. ORLOF :

Quel est le meilleur film sorti en 1989 ? (80 votants)

1- Faux-semblants (David Cronenberg) (12 voix)
2- They live (John Carpenter) (8 voix)
3- Palombella Rossa (Nanni Moretti) (7 voix)
4- Sexe, mensonges et vidéo (Soderbergh) (6 voix)
5- Do the right thing (Lee), Les Liaisons dangereuses (Frears), Indiana Jones et la dernière croisade (Spielberg), La Vie et rien d'autre (Tavernier) (4 voix)
9- Le Temps des gitans (Kusturica), La bande des quatre (Rivette), Abyss (Cameron) (3 voix)
Viennent ensuite avec 2 voix : Mystery Train (Jarmusch), Pluie noire (Imamura), Cop (Harris), Cinema Paradiso (Tornatore)
Et 1 voix : Un monde sans pitié (Rochant), Tucker (Coppola), Les Baisers de secours (Garrel), Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Greenaway), Noce blanche (Brisseau), Quand Harry rencontre Sally (Reiner), Batman (Burton), Un poisson nommé Wanda (Crichton), Talk radio (Stone), La Fille de 15 ans (Doillon), Retour vers le futur 2 (Zemeckis), Les Aventures du baron de Munchausen (Gilliam), Erik le vicking (Jones), Jusqu'au bout du rêve (Robinson)

 

LE BOX-OFFICE :

1. Rain Man, Barry Levinson, 6 474 520 entrées
2. Indiana Jones et la Dernière Croisade, Steven Spielberg, 6 249 271 entrées
3. Retour vers le futur 2, Robert Zemeckis, 2 992 497 entrées
4. Oliver et Compagnie, George Sribner, 2 858 997 entrées
5. Un poisson nommé Wanda, Charles Crichton, 2 212 414 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : Un monde sans pitié (Eric Rochant)
- Prix Méliès : Monsieur Hire (Patrice Leconte)
- Prix Jean Vigo : Chine ma douleur (Dai Sijie)
- César du meilleur film : Trop belle pour toi (Bertrand Blier)
- Oscar du meilleur film : Rain Man (Barry Levinson)
- Festival de Venise, Lion d'or : La Cité des douleurs (Hou Hsiao-hsien)
- Festival de Cannes, Palme d'or : Sexe, mensonges et vidéo (Steven Soderbergh)
- Festival de Berlin, Ours d'or : Rain Man (Barry Levinson)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Pourquoi Bodhi-Dharma est-il parti vers l'Orient ? (Yong Kyun-bae)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : Voyageurs sans permis (Andreï Kontchalovsky) & La Nacion Clandestina (Jorge Sanjines)

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1989 sur le site Encyclo-Ciné)

15/05/2016

Sur vos écrans en 1988

EDITORIAL :

Par notre invité spécial, Pierre Audebert

debruit00.jpgJournal d'un condamné : après électrotéléportation (simple, brancher Cahiers du cinéma sur Positif!) 507 films, 30 jours de voyage et quelques complicités...

Janvier
"Le changement minimum entre deux plans est le constituant élémentaire du langage cinématographique". Le cinéaste expérimental allemand Werner Nekes le démontre de façon didactique dans Cinémagica, documentaire fleuve sur les images animées. S'y reflète le régime d'images de mon voyage dans le passé (de l'enchaînement minimum entre deux films...). Entrevu la beauté lumineuse d'El sur, presque par hasard. Le second film de Victor Erice acclamé à Cannes en son temps sort à la sauvette après six ans de purgatoire. Première B au lycée L. Tous les mardis soirs, je me rends religieusement à des séances art et essai... Je retrouve parmi les habitués de la ville de P. mon prof d'espagnol. A bonne distance, nous apprécions à l'unisson une programmation rêvée. Son rire résonne encore des premières frasques d'Almodovar. Nous apprécierons  successivement Salaam Bombay, Drowning by numbers ou le Sud en version traumatisée de Solanas. Point cardinal récurrent et ancrage de cette année marquée aussi par la découverte de la vraie vie, de la vodka et des nuits blanches. J'ai mal à la mémoire. Je titube sous les coups d'un prix cannois. Un polonais inconnu vient de jeter une ombre sur l'année avec quatre pépites noirissimmes et éblouissantes. Écho d'un chat qu'on étrangle dans une rue de Varsovie et gueule de bois de Remo Forlani qui ne voit sur RTL qu'"insolent navet et œuvre répugnante". Une fille, lunettes noires sur capuche blanche, me glisse un papier dans la poche. "Trois fois Jean-Claude Brisseau s'exerce... Trois fois il raconte la même histoire ou presque... C.".

Février
Quartier latin. Toujours embrumé par les visions et des relents pleins de bruit et de fureur qui me perturberont longtemps. La vietsploitation continue son enfumage, abreuvant les nostalgiques : clip intime et poignant de Dear America, correct mais un peu putassier Saigon, l'enfer pour deux flics et ce bien carré Hamburger hill, avec ses gi's en nems sur  barbecue (moins subtil que le pudding flambé d'Angelica!). Devant la fontaine St Michel, le dernier des mac mahoniens rédige des missives pour la postérité. Ça sent le roussi pour les soixante-huitards américains... Mais les mots griffonnés en bout de course ont abandonné l'abrasif du dramaturge et saluent un auteur "délaissant un temps sa panoplie de cinéaste engagé". Brouhaha, flashes. Des hordes de pénitents se traînent vers moi sur leurs genoux à vif, agitant pancartes et chapelets. Explosion...

Quelle époque... Tragédie finale à Ouvéa, première Intifada. Le Building à Bezançon. Le 11 octobre le Gaumont Opéra et le 14 octobre le Beaubourg. Et donc ce 22, attentat et bousculade à la sortie du St Michel. 13 blessés dont quatre graves. Pas de prison ferme pour les membres de l'Agrif. Judas n'a été qu'un mauvais lieutenant. Et  pas question d'IVG pour Marie Madeleine. Silence (des anges) au Vatican. Le père Berthier dénonce dans Télérama une vision du monde où le péché est toujours une faute liée à la sexualité...

Mars
Le petit Jésus est donc revenu parmi les siens, plus œcuménique que jamais. La satire façon Free time Chatiliez flatte les brebis (galeuses) du seigneur comme le prolo qui l'œil humide, voit l'esprit Groseille déteindre sur Momo Le Quesnoy. Quatre millions d'ouailles au pays de Bernadette - ne pas oublier ce bide à la noix, grand succès en province. Rire plutôt avec Rob Reiner et Peter Falk, nous replongeant en enfance pour Princess bride, quand John Hughes choisit la vie adulte avec Un ticket pour deux. Un ticket, deux amis pour la vie et un finale à la Capra. Année triomphale pour la comédie populaire. Celle réjouissante du travail en mars – ou comment entrer dans le Moullet ? - ou d'un temps où le merle Mocky vient chatouiller la force tranquille et agiter la génération Mitterrand d'une onde de plaisir dispersive. Jacqueline Maillan enflamme encore le docteur comme un courant alternatif. Stéthoscope à même la vhs, il se lance dans l'autopsie de Tim Burton, nouveau trublion américain, qui  trouve "en redonnant naissance à des corps « imparfaits » une incroyable profondeur". Beetlejuice ou le rire de profundis. Quittant la Bourgogne - sans monter à Solutré mais pas sans une offrande à Saint Bouyxou - je suis pris en chasse dans les faubourgs de Ciné city par une horde de Toons déglingués. Oh Zoom arrière, tu n'es pas un long fleuve tranquille...

Avril
"Le film fait ressentir tout de même, à travers ses yeux, quelque chose de la fascination puis de la peur que peuvent inspirer le monde animal (libre mais violent) à un enfant."  1988, un zoo la nuit. Le nageur au long cours qui m'a fait plonger dans ce grand merdier du cinéma populaire ne se doutait pas que 55 ans plus tard, le public coulerait à ces bestioles des yeux de bisounours. 9 millions d'entrées France pour quelques dauphin, la même chose pour un ours, auxquels s'ajoutent 2 millions pour Jean-Paul et les lions. Ce qui finalement fascine les enfants du Grand bleu,  ce ne sont pas tant des mammifères marins rigolards mais peu sensuels que l'immersion réussie dans un liquide amniotique pour une longue séance d'antistress. Aussi je m'y adonnerai trois fois cet été là (j'ai perdu ma mère jeune). Par contre, aucune fascination pour les alpages préfabriqués de Jean-Jacques Annaud et la solitude de l'ourson coureur de fond. De quoi faire flipper l'oncle Ed et les dauphins : "Deux heures trente à partager les émotions d'un animal, pour qui n'est pas familier de ces bêtes là, c'est long". Mais vint Chatran et tout d'un coup "Les enfants du ciel sont les étoiles scintillantes, les enfants de la terre sont les champignons, les enfants de l'eau sont les gouttes de rosée, les enfants de la forêt sont les arbrisseaux...". Alors, adieu Crocodile dundee, Roger rabbit, Mowgli et les Aristochats, Rox, Rocky, Bigfoot, Benji sans malice et alouette déplumée.

Mai
Suis allé boire un café à Cannes, j'm'y suis pelé. Préféré repartir pour Bagdad... Une créature de la nuit - entre l'Irma vep de Feuillade et celle d'Assayas - me lance sous la lune ce chant tubulaire ("Calling youuu..."). Elle a gravé à la pointe de la flèche "Décidément à Cannes, on adore la campagne". "Le toujours soporifique Bille August" casse la baraque du cinéma d'auteur indépendant européen et ses fans et les invalides se sentent pousser des palmes. C'est l'épidemic de l'académisme scandinave ! Passé Le chemin du serpent, Gabriel Axel réchauffe les vieilles badernes. Il est vrai que le spectateur français réfléchit mieux le ventre plein. Préfère la brève rencontre du cinéma de Mouratova et autres dégelés du bloc de l'est ou plonger dans les ténèbres poudreux d'Almodovar pour y palper au plus près cette insoutenable légèreté de l'être. Insoutenable fut aussi la dernière collaboration entre Werner Herzog et Klaus Kinski. En reste le venin d'un Cobra verde. Aguirre lui s'est dilué dans l'onirisme d'El Dorado et en fait de trésor, mieux vaut grimper à L'arbre du désir géorgien. Bientôt l'heure du thé sur la méridienne de Genève.

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Juin
Grand-messe blanche  pour pauv' petits noirs. La lutte des sud africains s'affiche à Hollywood et à Cannes, annonçant une libération proche. Le noir qui lance la pierre n'est plus seulement un sauvage et le regard de Molly se double enfin d'un poing levé. Seules image acceptables - avec la conviction de Jodhi May - du fade récit de Menges, qui déjà succède à un tristounet Cry freedom. Mapantsula véritable cri. Les manifestants anti-apartheid désertent les écrans (sauf pour les clips de Paul Simon, en état de grâce à plusieurs zéro) pour les scènes et les exhibitions du zoulou blanc Johnny Clegg, le "Biko" de Peter Gabriel et terminer ce 11 du mois au concert pour Mandela à Wembley. Black is beautiful. Eastwood se prend le blues, lui qui saura plus tard "prendre plaisir à filmer d’immenses espaces extérieurs (par exemple celui du palais présidentiel) qu’il oppose aux espaces intérieurs et confinés qui, inévitablement, rappellent l’enfermement passé de Nelson Mandela" ainsi que l'a tracé dans le sang un certain vampire. En attendant, cartes postales des colonies et bon sauvage. Chocolat, joli et nostalgique, accouche au moins d'une promesse. Les anglais sont OK là-bas au Kenya, romantique et guindé dans Sur la route de Nairobi. The kitchen toto convainc plus efficacement en adoptant le regard d'un enfant kikuyu terrorisé, mais sans nous épargner le manichéisme de la représentation d'indépendantistes féroces. L'innocence y a un prix et le racisme un ratio : 1 blanc pour 200 africains. L'Afrique s'affranchit des nécrologies et des clichés avec les débuts d'Idrissa Ouedraogo ou avec Papa Wemba dans La vie est belle, et Ferreri y mord à belles dents. Amertume. Un des plus grands films de l'année, signé par l'immense Ousmane Sembene, reste au placard. Camp de Thiaroye égratigne sévère l'image d'une France paternaliste bien avant l'indigent Indigènes.

Juillet
Fin de l'enfance et grandes vacances de la Suède à Taïwan, en passant par la Grèce embrumée. Un typhon japonais souffle sur l'été. Les ados essaient d'affoler Twist and shout. Dans Génération perdue, les vampires new look de Schumacher suivent la piste des nomades Mc Tiernanesques quand la jeunesse dorée de Beverly hills part en bad. Seul Spielberg promène encore sur le champ de bataille son œil d'enfant plein de soleil. La cinématique capte jaillissements et rebuffades des jeunes pousses et laisse fleurir le verbe d'une vie de chien. "Le devoir de désobéissance de l’adolescence entraîne un certain nombre de déconvenues esthétiques". Chez Breillat, qui toujours "brode sur les rapports entre virilité et brutalité - avec ses obsessions personnelles, comme vous pouvez l'imaginer...", elle a les traits d'Etienne Chicot. Normal que Delphine Zentout boude. Et Charlotte chez Claude Miller et les autres, devant la fascination de sa mère Jane Birkin pour le rejeton d'Agnès Varda et Jacques Demy. Et maman s'amuse à filmer le baiser de son déjà grand, la boum l'après-midi, des grappes d'ados un peu saouls qui scandent  "Je hais la guerre et je hais la haine !" sur les deux accords des Bérurier noir. Classe 88, nous étions des rebelles... Abracada- Boum !

Août
"C'est comme si tu faisais de la plomberie...". Isabelle Huppert, à Caen veut l'entendre, raconte les conseils de l'ancien de Pharmacie et la difficulté je jouer les faiseuses d'anges. 1988, bonne couvée pour la qualité française et déjà ce "portrait sans concession de la France sous l'occupation, où sont partagées les idées du maréchal Pétain". Ah la province, ses cures à Vichy et sa porcelaine de Limoges (et heureusement ses ciné-clubs). Je saute d'un avis à l'autre, sans pouvoir arrêter une opinion après Quelques jours avec moi. Bientôt le bicentenaire... De Broca fait refleurir les lys de l'ancien régime au pays du fou. Dans le bordelais, Jessua a emprunté Jean Rabier en toute innocence pour des joutes psychologiques et criminelles qui font grincer la critique. Elle préfère les causeries littéraires et la ligne coquine de Miou-Miou à la Deville comme à l'écran. N'oublions pas le couple Adjani-Nuytten. Un film fort bien éclairé, moins figé que dans mon souvenir, où Rodinpardieu s'effrite face au talent conjugué, et de la comédienne, et de l'artiste réincarnée.

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Septembre
Les stars américaines jouent les fakirs. Pour un Mc Guffin et deux belles ou Ford chez Polanski. Je fonds devant Emmanuelle-Kryptonite-Seigner, à qui l'on doit la belle renaissance de Roman. Un exalté me secoue à la rentrée : "Vous imaginez si Die Hard, aka Piège de Cristal, s'était appelé "Barefoot and stuck with terrorists in a building ?"". Pas vraiment, aurait fallu oser. Le nouveau high concept de Mc Tiernan est un genre de roman d'apprentissage pour mari en stand by qui déclare sa flamme avec un humour spectaculaire. De quoi prolonger le plaisir pur du cinéma d'action en rénovant la figure du héros nu. Abracada-boumako pour le début de la carrière américaine du hollandais sanglant Verhoeven. "Le début du film reste un traumatisme pour certains d'entre nous, à commencer par moi qui ai vu le film à sa sortie, en 1987, soit à l'âge de 14 mois". Excellent tour de chauffe... Nous on s'enferme dans La bête de guerre et son éprouvant périple afghan. Puis Steven Seagal est arrivé (quand, beaucoup plus dommageable, Nico, la grande prêtresse, nous a quittés.)... Andrew Davis graisse sa série B comme Mamet ses engrenages. Le thriller américain part en goguette à Amsterdam. Ce Dick Maas a du chien, au delà d'un petit côté "office du tourisme" de sa chasse à l'homme-grenouille.

Octobre
L'automne est tombé comme un solo sur le Bird de Clint Eastwood. Mise en scène sobre et colorimétrie soignée, écrasées par la performance du grand Forest Whitaker. Si on a pu dire parfois "Jusque là rien de très original dans l’œuvre du pessimiste joyeux qu'est Woody Allen", voilà qu'il revient par la fenêtre et, pour la première fois depuis Intérieurs, aborde par la gravité "cet instantané d'une nuit privée d'électricité où de maladroits et solitaires intellectuels se blessent les uns les autres de ne savoir vivre ou se parler vraiment". On quitte les années Reagan pour Bush 1er et Coppola en vire au marbre. "Quand et comment doivent faire les cinéphiles pour connaître le moment de partir vers le monde des grandes personnes ? Quand et comment doivent faire les cinéphiles pour calmer la tristesse de ce moment ?" me miaule Chatran, fielleux félin qui préfère la vie au cinéma.

Novembre
Les feuilles et les mortes-vivantes se ramassent à la pelle. Tu vois Vincent, je n'ai pas oublié, ce territoire des morts que tu as labouré... "Il n'est pas innocent, je suppose, que chacun des zombie se distingue par des vêtements qui traduisent son métier et trimbale jusque dans la mort ses outils de travail et les gestes qui vont avec (couperet du boucher, clef du mécanicien, pompe du garagiste, tondeuse du jardinier). Aliénation par le travail mon cher Marx !" Mais en 1988, une batterie de variations imposent d'autres visions décomposées à la nature complexe. Les écorchés de Barker en ont les atours et une certaine décrépitude morale. Chez Carpenter, les suppôts du diable en reprennent la démarche, le teint livide et l'appétit. Chez Lustig, le revenant est vigilante et psycho-killer. Qu'importe le mal tant que la panoplie rafraîchit le thriller urbain. Alors Flic ou zombie ? Après l'attaque d'animaux zombifiés surréalistes dans les cuisines d'un restau chinois, Hong Kong brouille carrément les gênes avec ses fantômes dans un grand bazar survolté, érotique et bleuté. Première salve dans nos salles de leur nouvelle vague. Plus important dans cet élan viral, tout se boucle en Haïti. Craven revisite scientifiquement le vaudou et réalise un mètre étalon du genre. Le politique y est en putréfaction au premier plan et ça n'a rien d'une formule.

Décembre
L'amour à mort inspire Yoshida pour son étrange version de Hurlevent. Eros et Thanatos encore chez Fulci pour de pervers plaisirs de mise en scène. Présence sans fin des défunts ou pressentiment de notre fin inéluctable ? Les lignes deviennent perméables. Tarkovski et Paradjanov sont mis en parallèle dans un court documentaire qui évoque pour l'arménien l'insupportable perte de l'ami russe. Il interroge aussi leur rapport à cet au-delà sans aucune "pornographie de la mort qui fait le prix ignoble de certains documentaires, de montrer sur le vif, si l’on peut dire, en direct, des hommes en train de réellement mourir ; et le scandale de cette mort violente monnayée en document sensationnel ; et le scandale de ce mort ainsi à jamais privé de paix, transformé en histrion de son propre calvaire par le cynisme des projections permanentes." Ces lignes baziniennes de homme qui ne rit jamais (mais marque souvent) ne se prêtent pas d'avantage au long crépuscule du bourreau de Lyon radiographié par Ophuls. Ailleurs dans la fiction, Huston égraine son testament irlandais sur la harpe fragile d'Alex North. Et parce qu'il est conscient de ses mutations, Godard achève le premier chapitre de ses Histoire(s) du cinéma - celui qui nous a tout appris et fait perdre l'esprit. Matilda (et moi) s'envole sur le dernier film de Jacques Demy - début de la fin d'Yves Montand...

Dernier message des étoiles :
Ciné-lecteurs, ciné blogueurs,
une rétro ça peut durer des heures,
Cinextrémiste, Cinéphagique,
Zoom arrière est mon analgésique...

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 187 longs métrages (sur les 507 sortis en salles), avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

                                    
Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent
De bruit et de fureur (Brisseau)     *** *** *** **** *** ****   *** ***
A bout de course (Lumet)     ****   **** ***         ***
Les Gens de Dublin (Huston)   **** **** * **** **** * ***     ****
Tu ne tueras point (Kieslowski)   ****   ** **** **** * ****     ***
Hôtel Terminus (Ophuls)   *** ****   ****            
Drowning by Numbers (Greenaway)       *** **** **** * ****     **
Matador (Almodovar)   ****   *** *** **** *       ***
Beetlejuice (Burton) ** ***   *** *** **** **   ** *** ***
Bird (Eastwood)   *** ** ** *** **** ** *** ** ** ****
Drôle d'endroit pour une rencontre (Dupeyron)   ***   ** ***     ***     ***
La Commissaire (Askoldov)         ***           ****
La Bête de guerre (Reynolds)           ***         ****
Le Sud (Solanas)   ****     ***            
La Petite Voleuse (Miller)   ***   *** *** **   **     ***
Jardins de pierre (Coppola)     ***     **         ****
L'Emprise des ténèbres (Craven)       ***   ****   **      
Quelques jours avec moi (Sautet)   **** * *** *** ** ** ***   **  
Aux frontières de l'aube (Bigelow)       **   ****       * ****
Histoires de fantômes chinois (Ching)       ***   ****     *   ***
Le Festin de Babette (Axel)   ***   **
  *** **     ***  
Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Zemeckis) *** *** ** ° ** *** ** * *** **** ***
Engrenages (Mamet)       ** *** ***   **     ***
La Loi du désir (Almodovar)   ***   ** *** *** **        
L'Empire du soleil (Spielberg)   ** **   ** ***   *   *** ****
Frantic (Polanski)   ****   *** *** ** * ** ** *** *
Robocop (Verhoeven)   ** *** * ** *** *   ** ** ****
Prince des ténèbres (Carpenter)     ° *** * **** ** *   *** ****
L'Insoutenable Légèreté de l'être (Kaufman)   *** * ** *** *** * ***     **
Une affaire de femmes (Chabrol)   **   **** ** *** ** *      
La Dernière Tentation du Christ (Scorsese)     ** * ** *** *** ***      
Hidden (Sholder)       *** ** ***   **   ** **
Sammy et Rosie s'envoient en l'air (Frears)       ** ** **** **        
China Girl (Ferrara)       **   ***   **     ***
Hellraiser - Le Pacte (Barker)       **   ***         ***
Paysage dans le brouillard (Angelopoulos)       *** *** **          
Le Hasard (Kieslowski)       ** ****            
La Table tournante (Grimault & Demy)               ***     ***
Shadows in Paradise (Kaurismäki)           ****          
Piège de cristal (McTiernan) * * *** ** ° ****     ** ** ****
La Lectrice (Deville)   ***   ** ** ***   *   ** ***
September (Allen) ** **   *** **   *       ***
Mort à l'arrivée (Morton & Jankel)         ** ***       * ***
Epidemic (Von Trier)       ** ** ***   **      
Jane B. par Agnès V. (Varda)       *** ** **          
Maniac Cop (Lustig)       **   **         ***
Trois Places pour le vingt-six (Demy)     ** ***       **      
Wall Street (Stone)   ***   ** ** ** * * *   ***
Alouette je te plumerai (Zucca)     *** **              
Cobra Verde (Herzog)           ***         **
Elmer, le remue-méninges (Henenlotter)       **             ***
Une bringue d'enfer (Reynolds)     ***     **          
Urgences (Depardon)         ***   **        
Y'a bon les Blancs (Ferreri)       **       ***      
Princess Bride (Reiner)   **   ° ** *** * ** ** ° ****
Good Morning Vietnam (Levinson)   **   ** ** ** *   * ** **
Colors (Hopper)     ***     **     *    
Corentin ou les Infortunes conjugales (Marbœuf)       *       **     ***
Dans les ténèbres (Almodovar)       ** * ***          
Hairspray (Waters)       **   *** *        
Milagro (Redford)           ***   *     **
U2 Rattle and Hum (Joanou)         * ***         **
Un enfant de Calabre (Comencini)   ** ***         *      
Chocolat (Denis)       ** **           **
Les Possédés (Wajda)       **   **   **      
Aux quatre coin-coin du Canard (Baissat)                     ***
Chuck Berry Hail ! Hail ! Rock'n'roll (Hackford)                     ***
L'Amateur (Kieslowski)         ***            
La Sorcière (Bellocchio)           ***          
Le Sang du châtiment (Friedkin)           ***          
Onimaru (Yoshida)       ***              
Pacte avec un tueur (Flynn)           ***          
Stormy Monday (Figgis)           ***          
Sur la route de Nairobi (Radford)           ***          
The Last Movie (Hopper)           ***          
Un ticket pour deux (Hughes)                   ***  
Walker (Cox)           ***          
Camille Claudel (Nuytten)   **   ** ** **   *   *  
Itinéraire d'un enfant gâté (Lelouch)   *   ** **   * **   ** *
Powaqqatsi (Reggio)           *         ***
Balance maman hors du train (De Vito)   **                 **
Encore (Vecchiali)     ** **              
Les Enfants de Salem (Cohen)       **   **          
Les Modernes (Rudolph)       **       **      
Mémoires d'un Juif tropical (Morder)       **     **        
Star Trek 4 (Nimoy)                   ** **
Bagdad Café (Adlon)   *   ** ** *   * *   **
Bad Taste (Jackson)       **       ** *    
Midnight Run (Brest)           **   * **    
Trente-Six fillette (Breillat)       *** ° ** *        
Pelle le conquérant (August)         ** *   *     **
La Vie est un long fleuve tranquille (Chatiliez) * *   ** * **   * ** * **
Traquée (Scott)       ** * *     °   ***
A gauche en sortant de l'ascenseur (Molinaro)   ** ** **   °       *  
Willow (Howard) * *   °   **   * * *** *
Chouans ! (De Broca)   * ** **       *     °
La Maison assassinée (Lautner)   ** ** *         * °  
Un prince à New York (Landis)           *     ° *** *
Amsterdamned (Maas)       °   **     *   **
L'Œuvre au noir (Delvaux)   ***   °              
Le Marin des mers de Chine (Chan)                 °   ***
Bonjour l'angoisse (Tchernia)       **       *      
Broadcast News (Brooks)           *         **
La Comédie du travail (Moullet)     * **              
Les Saisons du plaisir (Mocky)       **       *      
Meurtre à Hollywood (Edwards)     *               **
Prison (Harlin)       *   **          
Rendez-vous avec la mort (Winner)           **   *      
Saigon, l'enfer pour deux flics (Crowe)           *         **
Suspect (Yates)           *         **
Vices et caprices (Brass)       *             **
Critters 2 (Garris)                   **  
Dear America, lettres du Vietnam (Couturie)         **            
Duo à trois (Shelton)           **          
Eclair de lune (Jewison)           **          
Eddie Murphy Show (Townsend)           **          
En toute innocence (Jessua)           **          
Fréquence meurtre (Rappeneau)   **                  
Hamlet Goes Business (Kaurismäki)       **              
Kung-Fu Master (Varda)           **          
L'Arbre du désir (Abouladzé)         **            
La Basketteuse numéro cinq (Xie)                     **
La Passerelle (Sussfeld)   **                  
Le Beau-Père (Ruben)           **          
Made in Heaven - Bienvenue au paradis (Rudolph)               **      
Miracle sur la Huitième rue (Robbins)                   **  
Patty Hearst (Schrader)           **          
Salaam Bombay ! (Nair)       **              
Sans fin (Kieslowski)       **              
Savannah (Pico)       **              
Un été chez grand-père (Hou)             **        
Un zoo la nuit (Lauzon)       **              
Big (Marshall)   *   °   *     ° ** **
Le Grand Bleu (Besson) ° * * * * ** * *   ° *
Les Prédateurs de la nuit (Franco)       °   *   *     **
Liaison fatale (Lyne)   **   *   *   °     °
Double Détente (Hill)   °                 **
Fatal Beauty (T. Holland)           *       *  
Hamburger Hill (Irvin)         *           *
La Main droite du diable (Costa-Gavras)           *   *      
Randonnée pour un tueur (Spottiswoode)           *         *
Sans peur et sans reproche (Jugnot)       **   °     ° *  
Génération perdue (Schumacher)       *   *   °     *
Presidio, base militaire, San Francisco (Hyams)           *     °   *
Blue Jean Cop (Glickenhaus)           *          
Dandin (Planchon)               *      
Etroite Surveillance (Badham)           *          
Flic ou zombie (Goldblatt)           *          
Homeboy (Seresin)                     *
L'Ane qui a bu la Lune (Treilhou)     *                
La Septième Prophétie (Schultz)           *          
Le Complot (A. Holland)                     *
Les Mendiants (Jacquot)       *              
Masquerade (Swaim)           *          
Nuit de folie (Columbus)                     *
Retour de flamme (Cates)           *          
The Gate - la Fissure (Takacs)                     *
Un monde à part (Menges)           *          
Une femme en péril (Yates)                     *
Une nuit à l'Assemblée nationale (Mocky)       *              
Cry Freedom, le cri de la liberté (Attenborough) °             * °   *
L'Ours (Annaud) * ° ° ° ° *   ° ° * *
Baby Boom (Shyer)   *       °          
Fantômes en fête (Donner)     *           °    
La Bohème (Comencini)       °       *      
Le Palanquin des larmes (Dorfmann)   °                 *
Le Proviseur (Cain)           *          
Mangeclous (Mizrahi)       °       *      
Ne réveillez pas un flic qui dort (Pinheiro)           *   °      
Running Man (Glaser)       °         *    
Crocodile Dundee 2 (Cornell)         °       * °  
La Vénitienne (Bolognini)       °   °   *      
Nico (Davis)     *     °     °    
A notre regrettable époux (Korber)       °              
Benji la malice (Camp)   °                  
Class 89 (Gross)               °      
Hitman le Cobra (Ho)                     °
La Chute de la maison Usher (Franco)       °              
Le Diable rose (Reinhard)       °              
Le Justicier braque les dealers (Lee-Thompson)                 °    
Les Pyramides bleues (Dombasle)               °      
Moonwalker (Chilvers & Kramer)                 °    
Police Academy 5 (Myerson)                   °  
Saxo (Zeitoun)   °                  
Trois Hommes et un bébé (Nimoy)   °   °           °  
Rambo III (MacDonald)         ° °     ° °  
L'Etudiante (Pinoteau) ° °   °         ° °  
  Antoine Céline Christophe Dr.Orlof Edouard FredMJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Vincent
Inédits :                      
As tears go by (Wong)           ****       *** ****
I Giorni del commissario Ambrosio (Corbucci)                     **

 

LES CHOIX DE NOS AMIS ET LECTEURS :

Frédéric :
1- De bruit et de fureur (Brisseau), 2- Le Sud (Erice), 3- Gens de Dublin (Huston), 4- Encore (Vecchiali), 5- Tu ne tueras point ( Kieslowski), 6- Bird (Eastwood), 7- Jardins de pierre (Coppola), 8- Shadows in Paradise (Kaurismaki), 9- Un été chez grand-père (Hou), 11- Piège de cristal (McTiernan), Prince des ténèbres (Carpenter)
Ancien : Longs Adieux (Muratova)

Orangina Rose :
Piège de Cristal / Princess Bride / Beetlejuice / Le Festin de Babette / Good Morning Vietnam / Bad Taste / Robocop / Qui veut la peau de Roger Rabbit ? / Bird / Histoire de fantômes chinois

Un simple amateur :
1. Hôtel Terminus (Ophuls) 2. Tu ne tueras point (Kieslowski) 3. A bout de course (Lumet) 4. Les Gens de Dublin (Huston) 5. Un été chez grand-père (Hou) 6. Le Sud (Erice) 7. Paysage dans le brouillard (Angelopoulos) 8. De bruit et de fureur (Brisseau) 9. Le Festin de Babette (Axel) 10. Drowning by numbers (Greenaway)

Mister Arkadin :
**** : Les Gens de Dublin (8) ; Tu ne tueras point (8)
*** : Quelques jours avec moi (8) ; De bruit et de fureur (7) ; Bird (7)
** : Frantic (7) ; Histoires de fantômes chinois (6) ; Shadows in Paradise (6) ; September (6) ; Pelle le conquérant (6) ; Un état en grand-père (6) ; La Table tournante (5) ; U2 Rattle an Hum (5) ; Trente-Six fillette (5)
* : Un enfant de Calabre (4) ; Chocolat (4) ; Beetlejuice (3)
o : Rambo III (2)
- (vus, mais plus assez de souvenirs pour noter, ou vus trop jeune pour avoir vraiment une opinion ; sont par définition absents ceux que j’ai vus, mais qui m’ont laissé tellement peu de souvenirs que je ne m’en rappelle même plus !) : Matador ; Sammy et Rosie s’envoient en l’air ; La Lectrice ; Alouette je te plumerai ; L’Amateur ; Sans peur et sans reproche

Pierre :
Top 16 1-Tu ne tueras point (Kieslowski) 2-El sur (Erice) 3-La dernière tentation du christ (Scorsese) 4-Bird (Eastwood) 5-L'amateur (Kieslowski) 6-Gens de Dublin (Huston) 7-Princess bride (Reiner) 8-Piège de cristal (Mc Tiernan) 9-L'arbre du désir (Abouladzé) 10-Onimaru (Yoshida) 11-Shadows in paradise (Kaurismaki) 12-Les prédateurs de la nuit (Franco) 13-Un été chez grand-père (HHH) 14-Krysar le joueur de flute (Barta) 15-Trois places pour le 26 (Demy) 16-Une affaire de femmes (Chabrol)
Les 50 hors liste restants La méridienne (Amiguet)*** Notes pour Debussy (Lettre ouverte à Jean-Luc Godard) (Lebel)*** Plaisirs pervers / le miel du diable (Fulci)*** Trois soeurs (Von Trotta)*** Brèves rencontres (Mouratova)*** La nuit bengali (Klotz)*** Ma vie de chien (Hallstrom)*** Cinemagica (Nekes)*** Dilan (Kiral)*** La rage de jouir / It's my body (Bronson)*** Neige sur Beverly hills (Kanievska)*** Terre de fer, ciel de cuivre (Livanelli)*** Typhoon club (Somaï)*** La vie est belle (Mweze et Lamy)*** Native son (Freedman)*** Les aventures de Chatran (Hata)*** The kitchen toto (Hook)*** Les feux de la nuit (Bridges)*** American chicano (Marin)*** El dorado (Saura)*** Prisonnières (Silvera)*** La petite revanche (Barrera)** Le chemin du serpent (Widerberg)** Le choix (Ouedraogo)** Les aventuriers de l'enfer (Margheriti)** Twist and shout (August)** Poltergeist 3 (Sherman)** Can't buy me love (Rash)** Mapantsula (Schmitz)** Navigator (Ward)** Night demons (Mangine)** Parle à mon psy ma tête est malade (Ritchie)** L'enfer vert (Climati)** Camomille (Charef)** MacBeth (D'Anna)** Les guerriers du futur (Santiago)** Dragnet (Mankiewicz)* Emmanuelle 6 (Zincone)* Rush (Ricci)* Blanc de Chine (Granier-Deferre)* Ballade à Sarajevo/ 19 filles et un marin (Kosovac)* Le retour des morts-vivants 2 (Wiederhorn)* La maison du cauchemar (Lenzi)* L'enfance de l'art (Girod)0 La queue de la comète (Lièvre)0 Ironweed (Babenco)0 Rio zone (Diegues)0 Corps z'a corps (Halimi)00 Deux minutes de soleil en plus (Vergez)00 L'attaque des morts-vivants (Milliken)00
38 longs-métrages inédits en salle 1-Camp de Thiaroye (Sembène)**** 2-Mermaid in a manhole (Hino)**** 3-The firm (Clarke)**** 4-Re-wind (Sato)**** 5-Evil dead trap (Ikeda)**** 6-Celia (Turner)*** 7-A summer story (Haggard)*** 8-As tears go by (Wong Kar Wai)*** 9-Dogora Magura (Matsumoto)*** 10-Tales of the Gimli hospital (Maddin)*** 11-Le vampire de l'espace (Wynorski)*** 12-Parents (Balaban)*** 13-Paperhouse (Rose)*** 14-Marquis de Sade prosperities of vice (Jissoji)*** 15-Peril sur la Lune / Moontrap (Dyke)** 16-Le démon d'Halloween (Winston)** 17-Waxwork (Hickox)** 18-L'été d'Aviya (Cohen)** 19-Hanussen (Szabo)** 20-Catacombes (Schmoeller)** 21-Dead or alive (Guillermin)** 22-La ligne du diable (Englund)** 23-L'aventurier du bout du monde (Romero)** 24-Space mutiny (Winters)** 25-Intruder (Spiegel)** 26-L'oeil du python (Friedkin)** 27-Hurlements 4 (Hough)** 28-The great outdoors (Deutch)** 29-Decisive match : girls dorm against boys dorm (Sion)** 30-The murder secret (Bianchi)* 31-Le fantôme de Sodome (Fulci)* 32-Maya (Avallone)* 33-La mort des soleils (Mayersberg)* 34-School daze (Lee)* 35-Operation war zone (Prior)* 36-P'luch melody (Shayne)0 37-On the run (Cheung)0 38-Ratman (Carmineo)000
15 courts-métrages 1-Sculpture physique (Picquer)**** 2-Flora (Svankmajer)*** 3-Nina splits in two (Williams)*** 4-Another kind of love (Svankmajer)*** 5-Trois jours (Poupaud)** 6-Mongolitos (Ambiel)** 7-Le cyclope de la mer (Jullien)** 8-Fioritures (Bardine)** 9-Lolita separerar (Andersson)** 10-Juillet (Omirbaev)** 11-Les miracles de la Cène (Aubier)** 12-Devil's circuit (Ito)** 13-Rhume d'enfer (Burgard)** 14-Chez le médecin (Aubier)** 15-Le cauchemar de Mélies (Etaix)*
4 moyens métrages 1-Histoire(s) du cinéma : toutes les histoires (Godard)**** 2-Andreï Tarkovski and Sergueï Paradjanov : islands (Gervorkyants)*** 3-Dirk Digler story (Anderson)*** 4-Androïd of Notre Dame (Kuramoto)**

 

LE SONDAGE TWITTER DU DR. ORLOF :

Quel est le meilleur film sorti en 1988 ? (70 votants)

1- A bout de course (Lumet) 13 voix
2- Die Hard (John McTiernan) 9 voix
3- Une affaire de femmes (Chabrol), Les gens de Dublin (Huston), Qui veut la peau de Roger Rabbit (Zemeckis) 4 voix
6- Beetlejuice (Burton), Bird (Eastwood) 3 voix
8- La Lectrice (Deville), Prince des ténèbres (Carpenter), Robocop (Verhoeven), Epidemic (Lars Von Trier), De Bruit et de fureur (Brisseau), Le Festin de Babette (Axel) 2 voix
Cités une seule fois : Matador (Almodovar), L'Empire du soleil (Spielberg), Jardins de pierre (Coppola), Le Hasard (Kieslowski), Le Sud (Solanas), La Loi du désir (Almodovar), Once more (Vecchiali), Frantic (Polanski), Liaison fatale (Lyne), L'insoutenable légèreté de l'être (Kaufman), Camille Claudel (Nuytten), La Dernière tentation du Christ (Scorsese), Drowning by numbers (Greenaway), Un été chez grand-père (Hou Hsiao-Hsien), Le Sang du châtiment (Friedkin), Dans les ténèbres (Almodovar), Princess bride (Reiner), Bagdad café (Adlon)

 

LE BOX-OFFICE :

1. Le Grand Bleu, Luc Besson, 9 194 118 entrées
2. L'Ours, Jean-Jacques Annaud, 9 136 803 entrées
3. Qui veut la peau de Roger Rabbitt ?, Robert Zemeckis, 5 890 854 entrées
4. La Vie est un long fleuve tranquille, Etienne Chatiliez, 4 088 239 entrées
5. Itinéraire d'un enfant gâté, Claude Lelouch, 3 254 397 entrées

 

LES PRIX ET RECOMPENSES :

- Prix Louis-Delluc : La Lectrice (Michel Deville)
- Prix Méliès : La Petite Voleuse (Claude Miller)
- Prix Jean Vigo : La Comédie du travail (Luc Moullet)
- César du meilleur film : Camille Claudel (Bruno Nuytten)
- Oscar du meilleur film : Le Dernier Empereur (Bernardo Bertolucci)
- Festival de Venise, Lion d'or : La Légende du saint buveur (Ermanno Olmi)
- Festival de Cannes, Palme d'or : Pelle le conquérant (Bille August)
- Festival de Berlin, Ours d'or : Le Sorgho rouge (Zhang Yimou)
- Festival de Locarno, Léopard d'or : Distant Voices, Still Lives (Terence Davies) & Schmetterlinge (Wolfgang Becker)
- Festival de Saint-Sébastien, Coquille d'or : On the black hill (Andrew Grieve)

 

A VOUS LA PAROLE !

A notre suite, nous vous invitons à dresser votre propre palmarès de l'année et à nous le faire parvenir, par l'intermédiaire des commentaires ou du bouton de contact, afin que nous le mentionnions à son tour ci-dessus.
(vous pouvez consulter la liste de tous les films sortis en France en 1988 sur le site Encyclo-Ciné)

10/04/2016

Sur vos écrans en 1987

EDITORIAL :

Par le Dr. Orlof

full-metal-jacket-aff-01-g.jpgOn me pardonnera, je l’espère, le caractère totalement anecdotique et personnel de cet éditorial mais que voulez-vous, plonger dans ce tableau de 1987 me fit le même effet que celui d’une madeleine trempée dans une infusion pour un célèbre écrivain. Du coup…

Janvier 1987. Adolescent perdu dans un petit village du fin fond de la Bourgogne, j’achète mon premier numéro de Mad Movie (le 45, pour être précis). La revue consacre l’essentiel de ses pages au festival d’Avoriaz. Je fantasme sur un bon nombre de titres mais deux films en particulier attirent mon attention : La Mouche de David Cronenberg et Blue Velvet de David Lynch. A ce moment précis, je distingue deux cinéastes qui font partie, toujours aujourd’hui, de mon panthéon personnel. Je ne découvrirai Blue Velvet que quelques années plus tard (en VHS) mais il reste encore à ce jour mon film préféré pour cette année-là.

blue velvet.jpg

Début 1987. Mon père nous emmène au cinéma. Mais cette fois, je ne suis pas obligé d’aller accompagner mes frères pour le film choisi (j’ai oublié lequel) et j’irai voir La Mouche tout seul. Nous faisons donc la queue dans des files parallèles et, chose amusante, mon père redoute que je me trompe et aille voir par erreur Le Miraculé de Mocky qui est aussi programmé dans ce cinéma : le fantastique horrifique, oui, la comédie blasphématoire, hors de question ! J’entre dans la salle et j’entends derrière moi une voix qui s’exclame : « je croyais que le film était interdit aux moins de 13 ans » ! En dépit de ces quolibets (ce fut une caractéristique de famille de grandir assez tard), la découverte du film de Cronenberg reste l’une de mes expériences les plus marquantes de jeune cinéphile.

Juin 1987. Je passe les épreuves du brevet des collèges à Dijon. Avec des copains, nous décidons d’aller voir Freddy 3 : les griffes du cauchemar. J’ai déjà vu les deux premiers volets de la saga sur la chaîne de télévision Suisse romande et j’adore le personnage. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et la salle est bondée de collégiens et lycéens. Au bout de quelques minutes, c’est le charivari le plus total : rires gras, blagues lancées à haute voix (pour conjurer la peur ?), commentaires et huées à chaque scène… Encore aujourd’hui, l’un de mes plus mauvais souvenirs vécus en salle !

Début des années 90 (?) Je ne me souviens plus exactement lorsque j’ai découvert exactement L’été en pente douce. A vrai dire, je ne me souviens presque plus du film non plus si ce n’est que Villeret y incarnait un débile léger avec un certain talent. En revanche, je n’oublierai jamais l’effet que produisit sur moi la sensualité de Pauline Lafont. Et tous les sacripants de ma génération doivent également conserver un souvenir ému de sa poitrine généreusement dévoilée. Tout cela m’a donné envie de concocter un petit Top fantasmes de 1987 :
1- Pauline Lafont, donc
2- Florence Guérin. A l’époque, une émission consacrée au cinéma dont j’ai oublié le titre (un vague souvenir d’une présentation sous forme de damier) présentait des extraits de films. C’est ainsi que j’ai entendu parler de La Bonne et que j’ai rêvé de voir ce film découvert beaucoup plus tard. Florence Guérin y semblait (rétrospectivement, mon impression était bonne) souverainement somptueuse.
3- Barbara Crampton. Comment oublier la photo de Mad Movies la présentant harnachée dans des sous-vêtements de cuir ultra-sexy dans Aux portes de l’au-delà (From Beyond) de Stuart Gordon ? Là encore, j’ai dû patienter quelques années pour découvrir le film, moins marquant que Ré-animator du même cinéaste avec la même comédienne.
4- Catherine Wilkening. Une fois de plus, ce sont des extraits sexy de Mon bel amour, ma déchirure qui m’avaient alléché et je me souviens que mon père connaissait le père (de réputation ? relation de travail ?) de cette comédienne dijonnaise. Pour le coup, je n’ai jamais vu ce film (sans doute très dispensable).
5- Sophie Duez. J’ai vu l’infâme navet d’Alberto Lattuada Une épine dans le cœur des années plus tard mais, là encore, des extraits de ce film avait émoustillé l’adolescent que j’étais.

from beyond.png

1990 ( ?) Au lycée, notre professeur d’allemand, madame RP nous montre Les Ailes du désir. Dois-je avouer que les films montrés dans un cadre scolaire m’ont toujours profondément ennuyé ? Quelle idée, aussi, d’emmener des collégiens voir America, America de Kazan (un des films que j’ai le plus détesté au monde et que je redécouvrirais sans doute avec plaisir) ? Alors oui, j’avoue le rouge au front que j’ai ricané bêtement au collège devant Nuit et brouillard, que j’ai trouvé Le Dictateur de Chaplin ringard (alors que c’est l’un des plus beaux films du monde !), qu’Un Tramway nommé désir (toujours Kazan) m’a fait bâiller en cours d’anglais au lycée… Le film de Wenders ne m’a guère plus emballé à l’époque mais il m’a quand même marqué. Notre classe était alors scindée en groupes antagonistes et hostiles les uns envers les autres. Avec mon meilleur ami, Emmanuel, nous avions décidé que nous nous comporterions comme les anges du film de Wenders : en observateurs neutres, sans prendre parti. Il était Cassiel et je serai Damiel. J’ignore si ces rôles célestes ont décidé de nos vocations mais toujours est-il qu’il est devenu moine (véridique !) tandis que je sombrai dans la cinéphile lubrique et déviante ! Chose amusante, de la même manière que j’ai commencé à aimer lire après avoir passé le bac de français ; c’est une fois le bac en poche que  je suis retourné voir au cinéma Alice dans les villes (que cette professeur nous avait aussi montré) et que j’ai revu Les Ailes du désir à la télévision, trouvant les deux films éblouissants. Encore aujourd’hui, ce sont mes deux Wenders préférés ou presque et « Als das Kind Kind war » les derniers mots que je connais en Allemand. On conviendra que c’est un peu léger pour un séjour prolongé en pays teuton !

les ailes du désir.jpg

Années 90. Le souvenir des Incorruptibles reste lié à mes petits frères répétant en boucle ces dialogues :
« - George Stone, c’est comme ça qu’tu t’appelles ? C’est quoi, ton vrai nom ?
- C’est ça, mon vrai nom…
- Non, ton nom avant que tu le changes
- Giuseppe Petri…
- J’en étais sûr, il ne manquait plus que ça dans l’équipe ! Un rital menteur comme un arracheur de dents !
- Qu’est que vous avez dit ?
- J’ai dit que t’étais un menteur et un voleur, comme tous les gens de ta race…
- Ça vaut mieux qu’d’être une raclure irlandaise… de merde !
- Ah il me plait !
- Il me plait aussi
- Félicitations petit, tu viens d’être engagé dans la brigade financière ! »
Je vous épargne ceux de Full metal jacket (toujours dans le tableau 1987) qui ont aussi beaucoup tourné en boucle. (« Tu crois à la Vierge Marie, Guignol ? / Chef ! Non ! Chef ! / T’es qu’un putain de païen ! »)

Années 90. Un autre souvenir érotique. Un soir, je regarde la télévision suisse romande et tombe sur un film en noir et blanc aux images très crues. Je me demande si je ne suis pas même en train de découvrir mon premier porno (eh oui, je vous parle d’une époque d’avant Internet et où, à la campagne, nous ne captions pas Canal +, même en crypté !). J’ai découvert par la suite que la belle femme qui se masturbait à l’écran était Myriam Mézières et qu’il s’agissait du beau film d’Alain Tanner Une flamme dans mon cœur qui a fait battre le mien de façon plus rapide pendant quelques minutes…

Des films de 1987, je me souviens également de quelques dialogues grotesques comme : « Si je fais ça, c’est pour le camion » (Over the top) ou « Il ne m’a pas vu » (Predator) qui m’ont fait détester à tout jamais tous (ou presque) les films dans lesquels ont tourné Stallone et Schwarzenegger.

Je me souviens également du Grand chemin que j’aimais énormément à l’époque et qui m’a donné envie de voir les films de Jean-Louis Hubert au point d’aller dans une salle pour découvrir La Reine blanche (incroyable, non ?)

Je me souviens que le premier Godard que j’ai découvert (vers 91/92 ?) était son film sorti en 1987 : Soigne ta droite. Pas le meilleur en dépit de quelques scènes extraordinaires…

Enfin, pour terminer, revenons à ce festival d’ Avoriaz de 1987 puisque j’ai fini par voir pas mal des films programmés cette année-là par la suite, du meilleur (l’étonnant Street Trash) au pire (Vamp, dont je n’ai plus aucun souvenir) en passant par Dolls de Stuart Gordon, American Way, L’Amie mortelle de Wes Craven et Bloody Bird de Soavi. 

A bien y songer, 1987 fut sans doute l’année charnière de ma cinéphilie…

 

LES CONSEILS DE NOTRE EQUIPE :

Une liste de 195 longs métrages (sur les 525 sortis en salles) et 1 court, avec, pour les étoiles en couleur, des liens vers des textes écrits par les contributeurs.

  Céline Christophe Dr. Orlof Edouard Fred MJG Jean-Luc Ludovic Nolan Rémi Timothée Vincent
Full Metal Jacket (Kubrick) *** * *** *** *** **** *** **** ***   ****
Blue Velvet (Lynch) *** * **** **** **** *** *** ***   *** **
Les Ailes du désir (Wenders) **** ° **** **** **** ** ***     *** ***
Au revoir les enfants (Malle) *** ** *** **** **** ** **     **** ***
Requiem pour un massacre (Klimov) **     *** ****       ***   ****
La Mouche (Cronenberg) *** **** **** ** **** ** * *** ** ** ****
Quatre Aventures de Reinette et Mirabelle (Rohmer) *** ** *** ***   * ****   ****   ***
Arizona junior (Coen) ***   *** *** ****   *** ** **   ***
Hope and Glory (Boorman) ** ***   *** ***   ***   **   ****
L'Ami de mon amie (Rohmer) *** **** *** **     ***   ***   **
Stand by Me (Reiner) *** *** *** ** ***     ** *** ** ***
Sous le soleil de Satan (Pialat) *** * *** **   *** ***   ****    
Les Incorruptibles (De Palma) *** *** *** ** *** ** ** *** *   ****
Peggy Sue s'est mariée (Coppola) *** *** ***   *** ** ** * ** *** ****
Dieu ne croit plus en nous (Corti)       *** ****            
Pierre et Djemila (Blain)   ***         ****        
Santa Fe (Corti)       *** ****            
Tampopo (Itami)         ****       ***    
Le Ventre de l'architecte (Greenaway)     *** ** **** * ****       **
The Big Easy (McBride)       ** ****           ***
La Messe est finie (Moretti) ***   **   *** *** **     ** ***
Prick Up Your Ears (Frears)     ** *** **** **          
Good Morning Babilonia (Taviani)     ** ***     ***       ***
Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? (Almodovar) ***   *** ** ***            
L'Aventure intérieure (Dante) *** * ** ** ****   * ** *** ** ****
Comme un chien enragé (Foley)   **   ** ****   **       ***
Raining in the Mountain (Hu)   ° ** *** **** **         ****
Yeelen (Cissé) *** ° ** *** **** ***          
Radio Days (Allen) ***   *** ** ***   *       ***
La Pivoine rouge (Kato)         ****            
Mikey et Nicky (May)     **           ****    
Mon cas (Oliveira) ****         **          
C'est la vie (Edwards)   ***                 ***
Agent trouble (Mocky)     ***   **           ***
Les Innocents (Téchiné)     ***   *** *** *        
Les Yeux noirs (Mikhalkov)     ** ***   * ***     ***  
Nola Darling n'en fait qu'à sa tête (Lee) **   *** ** **       ***   **
Platoon (Stone) ** ** ** ** ***       **   ***
Le Cri du hibou (Chabrol) ***   *** ** * *** *       **
Mosquito Coast (Weir) **     ** ***   ** * **   ***
Angel Heart - aux portes de l'enfer (Parker) ** * ** ** ****   ** **     *
Caravaggio (Jarman)         **** ** *        
Ecce Bombo (Moretti) ***     **   **          
Envoûtés (Schlesinger)     **   ***   **        
Freddy 3, les griffes du cauchemar (Russell)     **   ***           **
La Famille (Scola)   **         **       ***
Maurice (Ivory)     **   ***   **        
Poussière d'ange (Niermans)   **   ** ***            
Masques (Chabrol)     **** ** ** * ** *     **
La Passion Béatrice (Tavernier) *   ** ** *** ** *       ***
Evil Dead 2 (Raimi)     **   ***   * ** *   ***
La Ménagerie de verre (Newman)   ****         *        
La Dame de Musashino (Mizoguchi)   ***       **          
Chronique des événements amoureux (Wajda)     **               ***
L'Histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar (Imamura)     ** ***              
La Petite Boutique des horreurs (Oz)                 **   ***
Le Thème (Panfilov)     ** ***              
Predator (McTiernan)     °   ***     ** **   ***
Fievel et le nouveau monde (Bluth) * **           * ***   ***
Barfly (Schroeder)     ** ** ***   **       *
Boire et déboires (Edwards) ** ** **   **           **
Chronique d'une mort annoncée (Rosi)     ** ** **   **       **
Le Dernier Empereur (Bertolucci) ** ° *** ** *** * *   * ** ***
Les Sorcières d'Eastwick (Miller) *   ** * ***   * *     ****
Intervista (Fellini) ** * ** **   * **       ***
Le Grand Chemin (Hubert) ** ** ** * *       ***   **
Soigne ta droite (Godard)     **     ** **       **
Le Déclin de l'empire américain (Arcand) **   ** ** ** * *   * ** ***
Le Sixième Sens (Mann)   ° *   ****   * **     ***
Tandem (Leconte) *   *** ** **   * **      
Le Miraculé (Mocky) *   ** **   ** **   **    
L'Age de Monsieur est avancé (Etaix)     ***                
La Photo (Papatakis)       ***              
La Rue (Schatzberg)         ***            
Le Repentir (Abouladze)       ***              
Les Baleines du mois d'août (Anderson)                     ***
Promesse (Yoshida)     ***                
Street Trash (Muro)     ***                
Tin Men, les Filous (Levinson)   ***                  
L'Apiculteur (Angelopoulos)     ** ***   *          
Dangereuse sous tous rapports (Demme)   ° ° *** ***           ***
La Couleur de l'argent (Scorsese) ** * ** ** ** * * ** *   **
L'Arme fatale (Donner) * **   * ***     ° ** ** **
Les Mois d'avril sont meurtriers (Heynemann)   ** **   **   *        
Histoires fantastiques (Spielberg, Dear & Zemeckis)             *       ***
Police Story (Chan)         ***     *      
Aux portes de l'au-delà (Gordon)     **   **            
La Mort d'Empédocle (Huillet & Straub)     **     **